Trichome Institute, l’école des sommeliers de la weed
A Denver, le « Trichome Institute » forme les sommeliers du futur. Point de château grand crû provenant de cave obscure, ici le travail consiste à goûter et sentir de la beuh. A la fin de leur formation, les élèves sont capables de conseiller telle ou telle herbe pour accompagner un aliment.
Mon métier ? Sentir de la beuh
Au « Trichome Institute », on développe les nez des élèves. Les difficultés de la formation consistent à reconnaître les souches à l’odeur puis savoir à quels aliments les jumeler. Au programme des cours, connaitre les variétés, leurs aspects physiques, leurs teneurs moyennes en cannabinoïdes, les terpènes dominant dans les souches, leurs effets, leurs goûts et surtout les possibilités de mix avec des aliments. Pour séparer les simple curieux et ceux qui espèrent faire carrière, le « Trichome Institute » propose trois niveaux de certification.
Le niveau 1 consiste plus à une formation à la culture générale de la beuh : que sont les terpènes et les cannabinoïdes?, histoire du cannabis et un livre gratuit sur la science du cannabis. En gros, un piège à touriste. Accessible à partir de 165 dollars
En revanche le niveau 2 du Trichome Institute permet aux amateurs de weed de s’immerger totalement dans la culture cannabique. Le participant au concours peut passer le niveau 1 puis le 2 dans la foulée s’il le souhaite. Pour obtenir ce niveau 2, l’étudiant doit pouvoir identifier les souches et leur qualité à l’odeur et à la vue. Le test dure 45 minutes. Si le postulant échoue, il pourra repasser ce test pour 30$.
Une fois ce niveau 2 obtenu, le concourant peut s’attaquer au niveau 3. Ici, fini la rigolade. Le postulant doit connaitre les différents terpènes dans les souches, les goûts et senteur qu’ils libéreront lors de la consommation, leurs possibles associations avec de la nourriture ainsi que leurs origines géographiques et historiques.
L’un des diplômées de cette formation, Phillip Wolf, vient de monter son propre restaurant gastronomique. Pour lui, la weed n’est qu’un ingrédient de plus dans le repas. Au programme de ses menus à 125 et 250 dollars, de la nourriture fraîche du vin et du cannabis. Selon lui le mix beuh/vin correspond plus à la gastronomie qu’un mix alcool fort plus repas. D’apres ses dires, la crème brûlée chocolat blanc se marierait parfaitement avec de la Blue Dream.
La plupart des étudiants se servent de leur certification pour finir jury dans les différentes Cannabis Cup du Colorado.
Théo Caillart
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