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Qu’est-ce qui fait un bon cannabis ?

Comment savoir si bon cannabis

Marvina, start-up de livraison de box mensuelles de weed à domicile en Californie, publie chaque mois une newsletter qui présente les différentes variétés d’Indica ou de Sativa présentes dans leur box et parle de ce qu’elle connait le mieux : la qualité de la weed. Nous vous proposons, avec leur accord, une traduction de ces textes, qui font largement écho à notre vocabulaire œnologique.

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1/ Le terroir

Le terroir, du latin Territorium « territoire », se définit comme les caractéristiques d’une région qui transmettent un caractère particulier aux productions. Un terroir s’exprime par plusieurs mécanismes.

La latitude

La distance d’une région par rapport à l’équateur dicte l’ampleur et le timing de l’alternance jour-nuit.  C’est spécialement important pour le cannabis car son cycle de floraison est déclenché par les longues nuits d’automne. A des latitudes extrêmes (le Canada par exemple), l’hiver arrive tôt dans l’année, bien avant que les plantes ne soient prêtes à fleurir. Cela rend la culture des variétés Sativa, à maturation lente,  plus difficile si on ne veut pas les perdre avec le mauvais temps. La latitude est un facteur important qui explique pourquoi des variétés sont mieux adaptées à certaines régions. En Californie du Nord, le développement des croisements Sativa / Indica a été largement initié par la volonté de créer des variétés qui s’y épanouissent.

L’altitude

L’altitude influence les températures et les niveau d’UV auxquels les plantes sont exposées. Comme le vin, le cannabis apprécie les nuits froides et les journées chaudes qui enrichissent ses arômes et ses saveurs fruitées. En haute altitude, les plantes sont exposées à plus d’ultra-violets, ce qui favorise la production de cannabinoïdes.

La géographie

De manière générale, les fermes à flanc de coteau subissent davantage les nuits froides, appréciées par les plantes, que les fermes situées en fond de vallée. Le cannabis qui grandit en vallée reçoit plus de lumière, mais les nuits trop chaudes peuvent déprécier les arômes des plants. Les fermes de montagne bénéficient également de davantage de circulation d’air, bénéfique aux plants de cannabis.

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Le sol

Le sol est un élément important du terroir, mais comme la plupart des cultures se font en intérieur, ses effets passent inaperçus.

L’humain

En Europe, les recettes de fabrication du vin sont devenues une tradition, mais sont aussi régies par des lois. Les pays où la culture de cannabis est autorisée ont développé des méthodes de culture uniques. Toutefois, il est difficile de distinguer aux Etats-Unis des traditions locales comme on pourrait le faire pour des vins français.


Que tirer de tout ça ? L’accent étant de plus en plus mis sur la qualité, qui passe notamment par une production en extérieur, les problématiques de terroir deviennent importantes. Historiquement, le cannabis a été vendu sous le manteau ; le client final n’avait donc aucune information sur les origines de son produit. Un projet de loi récemment passé au Sénat californien prévoit un système d’appellation pour le cannabis cultivé en Californie. Une évolution attendue par les patients, et par les producteurs.

En Californie, les producteurs en extérieur développent leur visibilité en créant leur propre marque. Lorsque des fermes de cannabis à taille industrielle commenceront à s’implanter dans la Vallée Centrale de Californie, le terroir deviendra un moyen pour les petits producteurs de rester compétitifs.

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2/ Le vieillissement

Comme le vin, le cannabis peut être vieilli. La pratique devient de plus en plus habituelle à mesure que les techniques s’élaborent. Tous les bons dispensaires s’assurent que le cannabis est proprement séché, nettoyé et prêt à être consommé avant de le mettre à sa carte. Le vieillissement amène simplement la phase de nettoyage un pas plus loin.

Un cannabis bien vieilli peut produire une fumée plus douce et avoir des arômes plus complexes qu’un cannabis simplement « nettoyé ». Au fil du temps, la chlorophylle dans les têtes se décompose, réduisant les goûts gras et révélant des arômes uniques. A mesure que la chlorophylle disparaît, la couleur verte du cannabis tirera légèrement sur le marron.

Comment faire vieillir du cannabis ?

S’il est vieilli dans des conditions inappropriées, le cannabis risque de moisir ou de perdre rapidement en THC. Pour cette raison, le vieillissement se fera de préférence dans des bocaux hermétiques en verre. Il est crucial que les têtes ne soient pas exposées à la lumière du soleil, les bocaux seront donc conservés dans un endroit sombre. Le cannabis préférera les températures froides qui ralentissent la dégradation des cannabinoïdes (THC, CBD, etc…) et préviennent les moisissures. Certaines personnes recommandent de garder son cannabis au réfrigérateur, mais les fluctuations du taux d’humidité risquent d’abîmer vos têtes. Quoiqu’il en soit, ne mettez pas votre cannabis au congélateur. Les trichomes glacés seront fragiles et casseront facilement.

Si le cannabis a été proprement nettoyé avant le vieillissement, laissez le vieillissement se faire tranquillement. Ouvrir les bocaux exposent les têtes à l’oxygène, ce qui accélère la dégradation des cannabinoïdes. Pareil, bouger sans cesse les bocaux risque d’endommager les trichomes.

Combien de temps faut-il laisser vieillir le cannabis ?

C’est une question ouverte, mais une valeur sûre est pas plus d’un an. A cet égard, le cannabis ressemble aux vins modernes qui ne s’enrichissent pas d’un long vieillissement. Même avec les meilleures conditions, le THC se dégrade lentement en CBN. Alors que le CBN, à petite dose, contrecarre les éventuelles sensations d’anxiété induites par le THC, à haute dose il entraîne des somnolences. Un cannabis bien vieilli sera plus moelleux que lorsqu’il était frais, et aura des arômes renforcés !

A suivre…

 

Contenu repris et traduit du blog Marvina :

Aurélien a créé Newsweed en 2015. Particulièrement intéressé par les régulations internationales et les différents marchés du cannabis, il a également une connaissance extensive de la plante et de ses utilisations.

Lifestyle

Weediner #4 : L’éclaireur Paris

Weediner – High End CBD Dinner.
Frenchfarm.ac x Newsweed.fr à L’éclaireur Paris.
Une expérience culinaire hors-norme en équilibre sur les bienfaits du CBD, de la gastronomie et de la mixologie.
Un triptyque de bien-être concocté par le chef créatif Sho MIYASHITA qui explore les nouvelles frontières de l’Umami à travers sa cuisine internationale et le pouvoir des plantes médicinales.

Weediner 4

Pour cette quatrième édition du Weediner la FrenchFarm.ac et Newsweed ont eu le plaisir de convier les amis de la marque à L’Eclaireur, Paris, pour un voyage culinaire unique en son genre. Au cœur du dîner, les invités ont pu participer à une expérience trans-sensorielle et gustative sur mesure.

Triptyque du bonheur proposé par le talentueux et créatif chef Sho Miyashita, l’expérience fût à l’image de sa cuisine : un rapport organique avec son art. Pour l’occasion, le chef a exploré les nouvelles frontières de l’Umami, cette cinquième saveur iconique de la gastronomie japonaise, qui complète avec le sucré, l’amer, l’acide et le salé, la palette gustative d’une cuisine respectueuse des saisons et des produits.

Décliné en huile, en farine, en graines entières ou infusées, le chanvre a pu faire honneur à sa qualité de « super-aliment ». Riche en protéines, en oméga 3 et 6 et en acides aminés essentiels, il nourrit tant le corps que l’esprit, notamment grâce aux vertus apaisantes du CBD.

Le Weediner repose sur un concept simple : se rassembler autour d’un thème commun, le bien-être.

Les Weediner seront bientôt ouverts au public.

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