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Bob Marley est mort il y a 40 ans : 5 liens entre le chanteur et le cannabis

Faites un test : dites « Bob Marley » à la personne à côté de vous. Elle vous répondra, très probablement, « reggae » ou « cannabis ». Une association évidente, tant Robert Nesta est associé aux joints qu’il fumait chaque jour. Même si sa vie ne tournait pas autour des fleurs séchées et des feuilles à rouler, Newsweed a fait les comptes, et retenu cinq points qui relient le dieu du reggae au cannabis.

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Numéro 1 : Bob Marley fumait du cannabis par pratique du rastafarisme

Robert Nesta Marley est un adepte du mouvement rastafari à partir de 1966. Souvent abrégé en « rasta », elle est une vraie culture à part entière. Née dans les années 1930 en Jamaïque, elle peut se résumer comme une adaptation Noire de la Bible. Ainsi, pour les rastas, leur prophète est Haïle Selassié Ier, empereur d’Éthiopie de 1941 à 1974. D’ailleurs, le mot « rastafari », vient de son titre : il est le ras (roi, en amharique) Tafari (son prénom) Makonnen (son nom). Prononcé vite, cela donne ras Tafari.

Dans la culture rasta, le cannabis est un sacrement religieux. Ce n’est pas un passe-temps, comme elle a pu le devenir. L’herbe aide à s’élever vers Dieu, et n’est pas considérée comme nocive. Voilà pourquoi Bob Marley fumait des joints : pour les rastas, elle s’apparente à l’hostie pour les catholiques. « Quand tu fumes de l’herbe, elle se révèle à toi, à ta conscience, te donne les idées claires, car l’herbe te permet de méditer », déclarait le chanteur.

Numéro 2 : Bob Marley soutenait la légalisation du cannabis… car il était illégal

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le cannabis était interdit en Jamaïque à l’époque de Bob Marley… et il n’a été dépénalisé qu’en 2015 ! A l’époque, le chanteur prenait donc de gros risques, en s’affichant publiquement en train de fumer des joints.

Il soutenait également sa légalisation : « L’herbe est une plante ! Pourquoi toutes ces personnes qui veulent faire le bien de leur peuple, qui s’appellent entre eux gouvernements, pourquoi ils nous disent qu’on ne peut pas fumer de l’herbe ? Ils nous disent que ça fait de nous des rebelles. Contre qui ? », s’insurgeait Bob Marley dans une interview en 1979.

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Le reggaeman n’était pourtant pas le plus grand défenseur de la légalisation. Son ami Peter Tosh était bien plus engagé. En hommage à l’herbe, il publie le tube Legalize It en 1976. Deux ans plus tard, il ira encore plus loin en s’allumant un joint sur la scène du One Love Peace Concert, devant les principaux responsables politiques jamaïcains. Cette provocation lui vaudra une arrestation quelques mois plus tard.

Numéro 3 : Bob Marley fumait du cannabis landrace

Le cannabis n’est pas apparu en Jamaïque avec Bob Marley. La plante est arrivée sur l’île probablement dans les années 1850, avec les « engagés », un nom pudique pour désigner des esclaves déportés sur un territoire pendant trois ans. A l’issue de cette période, ils étaient libres. En Jamaïque, nombre « d’engagés » étaient Indiens. Ils ont apporté avec eux le cannabis, dont la région d’origine est l’Hindu Kush, entre le Pakistan et l’Afghanistan modernes. D’ailleurs, ganja est un mot hindou.

Bob Marley fumait ce type de variété, appelé désormais landrace. C’est un nom générique pour désigner les souches originelles du cannabis, n’ayant pas été modifiées par la main humaine. Aujourd’hui, la landrace jamaïcaine a quasiment disparu. On sait pourtant qu’elle était plutôt douce, beaucoup moins dosée en THC que les herbes d’aujourd’hui, « aux caractéristiques assez uniques, en raison de sa fleur, de son odeur, de son goût et même de l’euphorie » selon le botaniste Machel Emmanuel, qui tente de faire renaître cette variété. Autre trait typique : c’était une variété très grande, et donc facilement repérable par les policiers jamaïcains. Ce qui explique en partie sa quasi-disparition.

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Numéro 4 : La pochette de Catch a Fire s’ouvrait comme un briquet Zippo

Fidèle à son joint, Bob Marley innove pour Catch a Fire, album publié en 1973. Comme le titre peut se traduire par « attrape un briquet », la pochette originale était fabriquée comme le célèbre briquet Zippo : elle s’ouvrait de la droite vers la gauche, et dévoilait une flamme. Un petit bijou réservé aux 20 000 chanceux ayant acheté la première presse de ce vinyle. Dans les presses suivantes, la pochette représentait Bob Marley en train de fumer un énorme joint. On reste dans le même thème.

Numéro 5 : Le cannabis n’a pas tué Bob Marley

Le natif de Kingston est mort d’un cancer généralisé, déclenché par une douleur au pied, révélée en 1977 pendant un match de football. Après avoir découvert un mélanome sous un orteil, ses médecins en découvriront cinq autres. Il mourra quatre ans plus tard, notamment car il n’avait pas voulu se faire amputer l’orteil affecté. Raison invoquée : sa culture rasta interdit toute opération, car le corps humain est considéré comme sacré.

Journaliste indépendant, je considère le cannabis comme une culture, une économie et un sujet de société à part entière, qui mérite qu'on s'y intéresse avec la plus grande rigueur journalistique.

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