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Sainte-Lucie, voisine de la Martinique, va dépénaliser le cannabis et effacer les casiers

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Il sera bientôt possible de posséder jusqu’à 30 grammes de cannabis sans craindre une arrestation, à Sainte-Lucie. Le gouvernement de l’île, située à seulement 30 kilomètres du département français de la Martinique, l’annonce pour sa rentrée politique. Le Premier ministre travailliste, Philip Pierre, mettra au vote la mesure lors de la prochaine séance parlementaire. Un débat déjà bien avancé, puisque les députés ont discuté du sujet pendant cinq heures, ce mercredi, à l’Assemblée.

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Si la mesure voit le jour, les Saint-Luciens de plus de 18 ans pourront avoir sur eux jusqu’à 30 grammes de cannabis. Ils ne pourront pas consommer leur herbe dans les lieux publics, sous peine d’une amende de 470 euros (l’équivalent d’un demi-mois de salaire). Les mineurs arrêtés pour consommation de cannabis seront suivis par des conseillers en toxicomanie.

Autre annonce : l’effacement des casiers, de manière rétroactive, votée à l’unanimité. Concrètement, le gouvernement va libérer de prison les personnes condamnées pour possession de moins de 30 grammes de cannabis. Cela pourrait concerner plusieurs centaines de prisonniers, selon Martinique La 1ère. « Nous savons que ces mesures ont affecté plusieurs personnes pendant des années », reconnaît le ministre de la Justice, Leslie Mondesir.

Satisfaction du mouvement rastafari

Ces annonces plaisent au mouvement rastafari, assez bien implanté à Sainte-Lucie. 2 % des 180 000 saint-luciens adhèrent à cette culture religieuse née en Jamaïque, selon la CIA. Pendant des années, les rastas de l’île ont été parmi les premiers concernés par la pénalisation du cannabis.

« Nous espérons que le gouvernement mentionnera notre droit de consommer du cannabis, nos droits constitutionnels, nos droits spirituels d’utiliser le cannabis comme un sacrement », souhaite Aaron Alexander, un représentant rastafari cité par Saint Lucia Loop News.

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Toutes ces mesures sont un premier pas pour Sainte-Lucie. L’île tente depuis des années de réformer sa loi anti-stupéfiants. Mais elle n’y est jamais vraiment parvenue. La dépénalisation et l’amnistie semblent donc un premier pas. Pendant la campagne législative, le Premier ministre Philip Pierre s’engageait à développer « une industrie du cannabis médicinal et récréatif« .

Journaliste indépendant, je considère le cannabis comme une culture, une économie et un sujet de société à part entière, qui mérite qu'on s'y intéresse avec la plus grande rigueur journalistique.

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