Est-il possible de modifier le goût de la beuh ?

Modifier le goût du cannabis

Les variétés de cannabis ont toutes des arômes différents, certains comme l’Orange Cookie ou la Cheese très reconnaissables. Mais comme la nature fait bien les choses, d’anciennes techniques remises au goût du jour permettent d’apporter de nouvelles saveurs au cannabis de manière naturelle.

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Bien que les producteurs d’huile d’olive revendiquent ajouter un goût de citron à leur huile en jetant des citrons à la base des oliviers, il n’y a pas de preuve scientifique que les racines absorbent autre chose que des nutriments et de l’eau. Quelques cultivateurs ont essayé cette méthode avec du cannabis, sans résultat.

Cependant, David Allen, de Cannabis Digest, pourrait avoir découvert une méthode qui apporte une saveur supplémentaires aux têtes de beuh. Alors que les racines de cannabis ne peuvent assimiler de nouvelles molécules aromatiques, il semblerait que les tiges de cannabis en soient capables.

Sa méthode, appelée Mécanisme de Transport sans Racine (Rootless Transport Mechanism) est simple : couper une plante prête à être récoltée, et plonger la tige dans une solution d’eau purifiée et aromatisée, par exemple à la vanille. Un processus de transpiration se produit alors. L’eau qui s’évapore de la surface de la solution vient se stocker au dos des feuilles, puis est absorbée par la plante et se mélange aux têtes.

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Au bout de 24h, dans l’exemple de David Allen, la plante sent la vanille. Au bout d’une semaine, la plante saturée de solution est prête pour être mise à sécher, puis nettoyée comme un plant de cannabis normal. Lors de sa consommation, l’arôme est dur à décrire, mais bien présent.

Cette méthode peut être utilisée de différentes façons. Des expérience doivent encore être menées pour déterminer le potentiel optimal d’exposition à différents arômes. Mais les possibilités sont infinies : fraise, bière, érable, menthe ou des combinaisons de plusieurs substances.

Aucune étude sanitaire n’a encore été menée. Cette méthode reste donc un procédé expérimental, et les effets sur la santé ne sont pas du tout établis. Elle ouvre toutefois des hypothèses intéressantes pour la culture de cannabis médical, en combinant par exemple des espèces chargées en CBD à des solutions riches en stéroïdes, en bronchodilatateurs ou en antibiotiques, pour créer des espèces spécifiques à certains traitements.

Encore un domaine où la science a besoin d’avancer, et où les restrictions légales liées à la recherche peuvent évoluer pour étudier le potentiel du cannabis dans l’industrie médicale.

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