Le THCA serait efficace contre les maladies neurodégénératives

Le THC serait efficace contre les maladies neurodégénératives

Le tetrahydrocannabinol (THC) est surtout connu comme étant la molécule psychoactive du cannabis, et à l’origine de ses effets euphorique. Le THC s’active sous l’effet de la chaleur. Avant d’être THC, il est en effet présent dans la plante sous forme d’acide tétrahydrocannabinolique (THCA), avec un atome de carbone en plus. Non-psychoactif, sous cet état, il n’en a pas moins des effets thérapeutiques.

Selon une étude espagnole récente publiée dans le British Journal of Pharmacology, le THCA serait un traitement efficace pour les personnes atteintes de maladies neurodégénératives débilitantes, comme Alzheimer ou la maladie de Parkinson.

En France, plus d’un million de personnes sont concernées par les maladies neurodégénératives. Environ 900 000 personnes seraient touchées par Alzheimer (données France Alzheimer), la maladie neurodégénérative la plus répandue dans l’Hexagone. 160 000 personnes sont concernées par la maladie de Parkinson, selon (données Santé Publique France).

Que dit l’étude ?

L’étude voulait démontrer si l’acide tétrahydrocannabinolique (THCA), molécule d’origine contenue dans la plante avant décarboxylation, avait une activité neuroprotectrice et modulait les proliférateurs de peroxysomes (PPARγ). Les PPAR sont des récepteurs nucléaires qui lient les graisses. Le « γ » (gamma) représente les PPAR présents dans les tissus comme le coeur, le côlon, les globules blancs, les muscles ou encore les reins.

Pour ce faire, les chercheurs ont étudié l’activité neuroprotectrice du THCA chez des souris intoxiquées avec la toxine mitochondriale 3-nitropropionic acid (3-NP). Cette toxine peut être retrouvée chez les personnes atteintes de la maladie de Huntington, une maladie neurologique provoquant d’importants troubles moteurs, psychiatriques et cognitifs et qui peut s’avérer mortelle.

Les résultats ont montré que le THCA, à travers une voie qui dépend du PPRAγ, a des propriétés neuroprotectrice chez la souris intoxiquée par le 3-NP en améliorant les déficits. Ainsi, le THCA atténue les astrocytes, les cellules du système nerveux central, ainsi que les glioses qui prolifèrent les cellules constituant le tissu de soutien du système nerveux central.

L’étude conclut que le THCA est un composant neuroprotecteur efficace dans le traitement de la maladie de Huntington et « éventuellement d’autres maladies neurodégénératives et neuroinflammatoires ».

Mehdi Bautier

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