Le cannabis pourrait aider les patients insuffisants cardiaques

Insuffisance cardiaque et cannabis

Une équipe de chercheurs a découvert que le cannabis pouvait avoir certains bienfaits pour les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, mais précise cependant que leur découverte ne doit pas être prise comme une recommandation pour qu’elles consomment du cannabis.

Lors d’une conférence de l’American Heart Association, le Dr. Oluwole Adegbala, médecin résident à l’Hôpital Englewood dans le New Jersey, a présenté les conclusions d’une étude non-publiée pour le moment sur les liens entre la consommation de cannabis et l’insuffisance cardiaque.

Les précédentes études suggèrent davantage que la consommation de cannabis peut être liée à des problèmes cardiaques. C’est pourquoi l’étude de chercheurs a été surprise de constater que les consommateurs de cannabis étaient moins susceptible de souffrir de fibrillation auriculaire, un trouble cardiaque qui peut aggraver les symptômes d’insuffisance cardiaque. En France, cette pathologie concerne 1% de la population, mais plus de 10% au-dessus de 80 ans.

Le Dr. Adegbala et son équipe ont analysé les dossiers de plus de 6 millions de patients souffrant d’insuffisance cardiaque et admis à l’hôpital entre 2007 et 2014.  Environ 23000 patients avaient déclaré consommer du cannabis sans être dépendants, et 1200 étaient considérés comme des consommateurs dépendants. Les données des patients ont été ajustées en fonction de l’âge, du statut socio-économique et de la consommation d’autres drogues.

Les consommateurs non-dépendants étaient alors 18% moins susceptibles de souffrir de fibrillation auriculaire par rapport à un non-consommateur, et avaient 46% moins de chances de mourir à l’hôpital. Les consommateurs dépendants avaient, eux, 31% moins de risques de développer une fibrillation auriculaire, et 58% moins de chances de mourir à l’hôpital.

Les chercheurs n’ont pas été capable en revanche de déterminer la raison exacte pour laquelle le cannabis diminue le risque de fibrillation auriculaire ou de mortalité pour les patients souffrant d’une insuffisance cardiaque.

De précédentes recherches avaient montré sur l’animal que l’hypertension et l’athérosclérose, deux facteurs à risques de la fibrillation auriculaire, pouvaient être réduits en activant les récepteurs cannabinoïdes. Le Dr. Adegbala note également que le cannabidiol peut réduire l’inflammation, un autre facteur à risque de la fibrillation atriale.

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