Californie : 77% des clones de cannabis contaminés aux pesticides

Clones de cannabis

Alors que la Californie s’apprête à ouvrir les ventes légales de cannabis pour toute personne majeure en janvier 2018, l’industrie actuelle souffre d’un « léger » problème : 77% des clones de plantes de Cannabis sont contaminés aux pesticides, selon un récent rapport de Steep Hill, un labo de test de cannabis.

Le même laboratoire avait déjà alerté en octobre dernier que 84% de la weed californienne était « impropre à la consommation humaine », ce qui l’a poussé à chercher la raison de cette contamination.

Traditionnellement, les plantes sont contaminées par des pesticides de différentes manières :

  • des intrants qui contiennent des pesticides, utilisés en connaissance de cause
  • des produits utilisés sans savoir ce qu’il y a à l’intérieur, mais contenant des pesticides
  • une culture sujette à un « glissement » de pesticides venus du champ voisin et véhiculés par le vent, l’eau, le sol, les insectes ou les animaux.

« Lorsque nous avons sorti notre première étude en octobre 2016, plusieurs cultivateurs ont contacté Steep Hill pour dire qu’ils n’utilisaient pas de pesticides, qu’ils n’utilisaient que des engrais organiques, qu’ils faisaient le maximum pour leurs patients et les consommateurs » explique Jmîchaeĺe Keller, CEO de Steep Hill. « Après avoir entendu ça plusieurs fois, nous avons compris qu’il y a avait un problème dans la chaîne d’approvisionnement. Ca m’est tombé dessus : c’est dans les clones ».

Et Keller a demandé à son labo de confirmer sa théorie. L’entreprise a acheté 124 clones de plusieurs producteurs autour de Los Angeles. Sur les 124 plantes, 17 ne contenaient aucune trace de pesticide. Et seuls 22% des clones de cannabis respectaient la limite imposée par la Californie en termes de pesticide.

Le rapport précise tout de même que certains niveaux de pesticide relevés étaient très bas et ne poseraient pas de soucis lorsque la plante sera complètement mature et récoltée.

L’origine de la contamination pourrait venir, selon le rapport, des substrats de culture, plutôt qu’une application directe de pesticides.

« Dans certains cas, la grande quantité de pesticide systémique (comme le myclobutanil ) dans le support de culture fournirait probablement un réservoir d’application à long terme si le support de culture du clone était transplanté et restait en contact avec le système racinaire » note le rapport.

 

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