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Les recommandations des Jeunes avec Macron pour une « légalisation encadrée du cannabis »

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Deux semaines après avoir pris officiellement position pour une légalisation du cannabis, les Jeunes avec Macron (JAM) dévoilent leur plan en détail. Dans un livret publié aujourd’hui,, le mouvement de jeunesse de La République en Marche milite pour un marché égal, où la « production et distribution devront faire l’objet de licences ».

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A contre-courant des Etats-Unis, les JAM souhaitent que les licences françaises soient « accordées sous réserve de majorité et d’absence de casier judiciaire B2″. Pour eux, cette mesure permettra de « contrôler la probité des acteurs et écarter les réseaux criminels de cette nouvelle opportunité économique ». Au pays de l’Oncle Sam, les personnes ayant été directement affectées par les lois anti-drogues – consommateurs et revendeurs – sont souvent prioritaires dans l’obtention d’une licence.

Dans le futur marché légal imaginé par les jeunes pro-Macron, le prix du cannabis sera « très bas les premières années pour assécher le marché noir ». L’objectif sera d’attirer les consommateurs vers le marché légal par des prix attractifs, puis de les augmenter progressivement au besoin pour contrôler la consommation de cannabis.

Les JAM, au premier plan dans les meetings du candidat-Macron en 2017, savent que le sujet est (très) sensible, surtout au sein de la majorité présidentielle. « Le but n’est pas de banaliser la drogue qui ne devra jamais être un objet de consommation comme les autres », écrivent Ambroise Méjean (délégué général), Simon Pecnard (délégué général adjoint), et Sacha Benhamou (chargé de mission cannabis).

Leur volonté de légaliser s’accompagne d’un volet sanitaire. Dans le système imaginé, les « recettes fiscales générées par la vente du cannabis devront être réinvesties dans les programmes scolaires », qui intégreraient de la prévention sur le cannabis de la classe de cinquième jusqu’à la terminale.

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Légaliser le cannabis thérapeutique et le CBD

Le mouvement de jeunesse pro-Macron se positionne également pour « généraliser l’accès au cannabis thérapeutique pour tous les malades qui en ont besoin ». Depuis le 31 mars, une expérimentation est en cours, auprès de 3000 patients français. Et les JAM reconnaissent qu’elle a « créé beaucoup de frustrations chez les 300 000 patients non-sélectionnés pour l’expérimentation ». Ce test grandeur nature doit durer deux ans. A l’issue de cette période, les JAM espèrent généraliser ce programme à toute la France. Pour eux, « la souffrance des milliers de patients en attente de solution doit être prise en compte, d’autant plus quand le traitement est à portée de main ».

Autre objectif poursuivi par le livret : créer une filière agricole française du cannabis. Cette proposition va dans le sens du lobbying entrepris par les acteurs politiques et économiques de la Creuse, mais aussi de la Guadeloupe. Pour les auteurs, il convient donc d’autoriser officiellement le CBD en France. Pour cela, il faudra se « mettre en conformité avec la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union européenne (décision «Kanavape » de 2020) ».

Prises de positions identiques aux députés En Marche

« Légalisation encadrée », « prévention auprès des jeunes », « opportunité pour l’agriculture française »… Les recommandations des JAM paraissent familières. Et pour cause : elles vont dans le même sens que celles des députés de la mission d’information (MI) de l’Assemblée nationale.

La semaine dernière, la députée (La République En Marche) Caroline Janvier proposait une « légalisation réglementée ». Ce n’est d’ailleurs pas une surprise d’observer que les trois auteurs ont auditionné plusieurs députés de cette même MI : Caroline Janvier, Jean-Baptiste Moreau, Ludovic Mendès, Sylvie Charrière… toutes et tous membres du parti présidentiel.

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Les trois auteurs remercient également d’autres personnalités, à la fin des onze pages de recommandation. Parmi elles, l’addictologue Amine Benyamina, le sociologue Mathieu Zagrodzki, l’associatif Bertrand Rambaud, les chercheurs Edouard Hesse et Kevin Brookes… Point commun entre toutes ces personnes ? Toutes sont favorables à une légalisation. Amine Benyamina a signé un rapport de Génération Libre en 2018, puis Edouard Hesse et Kevin Brookes en 2021 pour ce même cercle de réflexion. Mathieu Zagdrozki constatait l’échec de la politique pénale pour Terra Nova, Bertrand Rambaud milite pour une autorisation du cannabis thérapeutique

Les JAM auront plus compliqué à faire au sein de leur parti qui rassemble des responsables politiques farouchement hostiles. Parmi elles : le Premier ministre, Jean Castex. Autre opposant : Gérald Darmanin. Le ministre de l’Intérieur a qualifié plusieurs fois de « merde » le cannabis. Plus récemment, il déclarait au Journal du Dimanche que la substance est devenue une « drogue dure », du fait de l’augmentation des taux de THC ces dernières années.

Journaliste indépendant, je considère le cannabis comme une culture, une économie et un sujet de société à part entière, qui mérite qu'on s'y intéresse avec la plus grande rigueur journalistique.

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