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Ile Maurice : le ministre de la Santé toujours opposé au cannabis médical

Ile Maurice le ministre de la Santé toujours opposé au cannabis médical

Le ministre de la Santé mauricien Anwar Husnoo a réitéré aujourd’hui son opposition à la légalisation du cannabis médical sur l’île. Il a déclaré devant le parlement «Non ! Pour le moment, nous ne considérons pas d’enlever le cannabis ou les dérivés du cannabis du Dangerous Drug Act». Cette prise de position répondait à la Private Notice Question de Xavier Luc Duval, le leader de l’opposition.

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Celui-ci avait demandé au gouvernement de permettre aux patients dont le traitement pourrait dépendre des dérivés du cannabis à être autorisés à en consommer.

Face au refus d’Anwar Husnoo, Xavier Luc Duval a déclaré « Vous ne souffrez pas d’épilepsie monsieur le ministre, c’est peut-être pour ça que vous ne vous en souciez pas ». Ce à quoi le ministre a rétorqué que Duval voulait faire croire à ses compatriotes que le gouvernement ne se souciait pas du sort et des souffrances des malades.

Le leader de l’opposition a rappelé au Parlement que 47 pays utilisaient déjà le cannabis médical comme un moyen efficace pour soulager des douleurs. Le ministre a répondu à cela « qu’aucun patient n’est actuellement laissé sans traitement, même si le cannabis médical n’est pas permis». «Je suis conscient que le cannabidiol peut servir dans le traitement de certains types de maladies mais le cannabis ne l’est sûrement pas ! »

La Commission des stupéfiants des Nations Unies a prévu de se pencher sur la question du statut du cannabis en 2020. Husnoo a donc précisé attendre mars 2020 afin d’avoir le maximum d’éléments possibles pour étudier le sujet. Xavier Luc Duval a enjoint le Parlement à prendre une décision rapide « dans l’après midi », rappelant encore que d’autres pays n’ont pas attendu les conclusions des institutions internationales pour passer à l’action.

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L’île a en des régulations très strictes sur le cannabis. La Marche Mondiale du Cannabis avait par exemple été fortement réprimée par les autorités en mai 2018.

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Le Maroc sur la piste de la légalisation du cannabis

Légalisation du cannabis au Maroc

Le conseil de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, la région du Nord du Maroc, a approuvé début juillet la réalisation d’une étude sur les opportunités de cultiver du cannabis dans la région.

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Le rapport sera confié à l’Institut scientifique de l’Université Mohammed V à Rabat, pour un coût avoisinant le million de dirhams (90 000€). Le ministère de l’Intérieur doit encore donner son feu vert avant le lancement de l’étude, qui s’attardera notamment sur les propriétés thérapeutiques et pharmacologiques du cannabis.

Selon les estimations de Prohibition Partners, le Maroc pourrait drainer 9 milliards d’euros de revenus de la culture du cannabis en cas de légalisation et de régulation du secteur. Le Maroc n’est bien sûr par le seul pays du continent africain intéressé par le cannabis : le Lesotho a commencé à produire du cannabis médical, tout comme le Zimbabwe. Et l’Afrique du Sud est en train de légaliser le cannabis pour les adultes.

80% de la production du cannabis au Maroc est actuellement destinée à l’export selon les chiffres de 2017. Les 20% restants sont réservés à la consommation locale. Entre 90000 et 140000 familles vivent de la culture et de la commercialisation du cannabis dans le nord du Maroc. La filière emploierait environ 800.000 personnes et représenterait 23% du PIB marocain.

Le chanvre connaît bien sûr d’autres utilisations qui intéressent également le Maroc : dans la construction, notamment l’isolation, pour les cosmétiques, la fabrication d’huiles, de litières, l’utilisation sous forme de combustibles, en papeterie, pour l’alimentation humaine et animale, les biocarburants ou encore comme matériaux composites en association avec des matières plastiques.

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En 2015, des élus du Parti Authenticité et Modernité (PAM), parti de l’opposition, avaient déposé une proposition de loi pour légaliser le cannabis à usage industriel et thérapeutique. La proposition de loi n’a jamais été mise à l’ordre du jour du Parlement.

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