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CBD

5 idées reçues sur le CBD

idées reçues sur le cannabidiol

Le cannabidiol (CBD) attire l’attention des scientifiques et des médias pour ses propriétés thérapeutiques et sa non-psychoactivité, contrairement à son bro THC. De nombreuses entreprises se sont lancées dans la fabrication de produits au CBD, vantant avec insistance les « miracles » de cette molécule, de l’apaisement des douleurs à la guérison de cancers. Mais avec la connaissance grandissante du potentiel du cannabidiol pour la santé, de nombreuses idées reçues circulent autour du CBD. Voici donc 5 idées reçues, et leur décryptage.

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Le CBD est médical, le THC est récréatif

La non-psychoactivité du cannabidiol (le fait qu’il ne défonce pas) entraîne chez certains une dissociation des cannabinoïdes entre d’un côté le THC, psychoactif donc récréatif, et de l’autre le CBD.

En fait, le THC a de nombreuses propriétés thérapeutiques. Une étude très ciblée sur la maladie d’Alzheimer a par exemple montré que le THC inhibait la formation de la protéine beta-amyloïde, responsable de la démence associée à la maladie.

La France commercialise par ailleurs, au compte-gouttes, un médicament au THC synthétique, le Marinol, utilisé en dernier recours contre les nausées liées aux chimiothérapies ou pour stimuler l’appétit des malades.

Le CBD est plus efficace sans THC

Le THC et le CBD sont un peu comme Jay-Z et Beyonce : ils sont plus forts ensemble que séparément. Le CBD et le THC interagissent en synergie et stimulent réciproquement les effets thérapeutiques de chacun des  deux cannabinoïdes.

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Une étude britannique a montré que le CBD potentialise les propriétés anti-inflammatoire du THC sur un modèle animal d’inflammation du colon.

Des scientifiques du California Pacific Medical Centeront conclu de San Francisco qu’une combinaison de THC et de CBD avait davantage d’effets anti-tumoraux que chaque cannabinoïde utilisé seul, avec des tests sur des lignes cellulaires de cancer du cerveau.

Idem pour la lutte contre les douleurs neuropathiques.

A ce jour, les recherches indiquent donc bien que le CBD et le THC ont chacun des effets différents, mais peuvent se montrer plus efficaces combinés.

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La molécule seule est plus efficace que la plante

La vision médicale du cannabis en France est à peu près celle-là : des composants précis de la plante de Cannabis (THC, CBD et autres cannabinoïdes) ont des valeurs médicales, mais pas la plante elle-même.

La plante contient cependant des centaines de composés différents, dont les flavonoïdes, les terpènes et tous les autres cannabinoïdes au-delà du THC et du CBD. Chacun de ces composés a des propriétés thérapeutiques spécifiques.

Une étude israélienne de 2015 a montré pourtant que les propriétés anti-inflammatoires du CBD étaient plus efficaces lorsqu’on administre un extrait d’une plante très riche en CBD plutôt que la molécule de CBD seule.

La psychoactivité est forcément un effet indésirable

Le cannabis est encore aujourd’hui davantage considéré comme un intoxicant qui a des propriétés thérapeutiques plutôt qu’un médicament qui peut avoir des effets intoxicants, selon le Dr. Tod Mikuriya, le grand-père du cannabis thérapeutique aux Etats-Unis, qui a participé à la conception de la Proposition 215 qui a légalisé le cannabis médical en Californie.

Pour lui, les qualités euphoriques du cannabis sont aussi recherchées par les personnes malades, comme par celles en bonne santé. Il n’arrivait pas à comprendre pourquoi une légère euphorie était intrinsèquement négative.

Peu importe d’où vient le CBD

Le cannabidiol peut être extrait de variétés de chanvre industriel, mais ces dernières ne sont pas toujours une source optimale du CBD.

Les variétés de chanvre industriel contiennent bien moins de cannabidiol que les variétés de cannabis riches en CBD. Des quantités énormes de chanvre sont requises pour extraire une petite quantité de CBD, en plus d’amoindrir la présence des terpènes et des autres cannabinoïdes. Comme vu plus haut, le CBD est souvent plus efficace au sein d’un extrait de la plante entière pour booster les effets thérapeutiques du cannabis.

Aurélien a créé Newsweed en 2015. Particulièrement intéressé par les régulations internationales et les différents marchés du cannabis, il a également une connaissance extensive de la plante et de ses utilisations.

2 Commentaires

2 Commentaires

  1. steribox

    12 avril 2017 à 23 h 09 min

    Ok oui , mais avec le cannabis et cela quel qu’en soit l’usage , la variété ou qu’il soit médical ou récréatif c’est qu’on ne peut généraliser à tous le monde comme avec tout médicaments , drogues et autres car tout dépend de la personne certain n’auront jamais de problème tout en consommant de grosse quantité ou de petite , mais j’en ai consommé pendant longtemps et depuis quelques années je ne le supporte plus du tout entre les maux de tête , la parano , et ça à même finit par me rendre violent et au lieu d’être cool j’étais à cran , ce qui m’a valu un séjour en psy , alors après en ai-je trop fumer , peut-être !. Légaliser oui mais avec un suivi assidu , après l’alcool et bien plus problématique et pourtant rien n’est fait , au contraire même .

  2. Kushin

    1 mai 2017 à 10 h 19 min

    bonjour,
    oui mais qu’as tu consommé ? du shit de banlieue ou une beuh bio cultivé par tes soins donc avec juste ce qu il te faut comme puissance, ?
    A CHACUN DE CONNAITRE SES LIMITES….c’est quoi ton histoire de suivi ???
    BESOIN de personne , faut pas prendre tous les cannabinophiles pour des junkies mister « steribox » !!!
    Car le vrai sage connait la taille de son slip camarade !!!

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CBD

L’Europe approuve la mise sur le marché de l’Epidiolex

La Commission Européenne a approuvé l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de l’Epidyolex, le nom européen de l’Epidiolex, comme traitement d’appoint des crises associées au syndrome de Lennox Gastaut (LGS) ou au syndrome de Dravet, associé au clobazam, chez les patients âgés de deux ans et plus.

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Le médicament à base de cannabis pourra ainsi être vendu dans toute l’Europe et au Royaume-Uni. Les mauvaises langues diraient « sauf en France », eu égard à l’histoire compliquée du Sativex, mais l’Epidiolex est déjà prescrit et distribué en ATU, à la différence du Sativex qui n’a jamais trouvé de voie légale d’accès aux patients français.

L’Epidiolex / Epidyolex est une solution buvable de CBD naturel dosée à 100mg/mL, à base d’huile de sésame et à l’arôme fraise.

« L’approbation de l’Epidyolex marque une étape importante et offre aux patients et à leurs familles le premier exemplaire d’une nouvelle classe de médicaments contre l’épilepsie et le premier et unique médicament à base de CBD approuvé par l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) à traiter deux formes d’épilepsie sévère mettant en jeu le pronostic vital » a déclaré Justin Gover, directeur général de GW Pharmaceuticals. « Cette approbation est le fruit de nombreuses années de dévouement et de collaboration entre GW, les médecins et la communauté de l’épilepsie. Nous pensons que les patients et les médecins méritent d’avoir accès à des médicaments à base de cannabis rigoureusement testés et évalués, fabriqués selon les normes les plus strictes et approuvées par les autorités de réglementation du médicament. Nous sommes ravis d’être le premier à proposer cette solution au monde de l’épilepsie. »

L’AMM européenne de l’Epidiolex vient après les résultats de quatre essais contrôlés randomisés de phase III. Ces études cliniques intègrent les données de plus de 714 patients atteints du syndrome de LGS ou de Dravet, deux formes rares d’épilepsie caractérisées par des taux de morbidité et de mortalité élevés, et qui constituent un fardeau important pour les familles et les soignants. De nombreux patients atteints du syndrome de LGS ou de Dravet ont plusieurs crises par jour, ce qui les expose à un risque permanent de chutes et de blessures. Malgré le traitement médicamenteux antiépileptique actuel, ces deux formes d’épilepsie sévères demeurent très résistantes au traitement.

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Associé à d’autres traitements antiépileptiques, l’Epidyolex a considérablement réduit la fréquence des crises épileptiques chez les patients atteints de LGS et du syndrome de Dravet. Les effets indésirables les plus couramment observés chez les patients traités avec le médicament ont été la somnolence, une perte d’appétit, une diarrhée, une pyrexie, une fatigue et des vomissements. Le programme de développement de GW représente la seule évaluation clinique contrôlée d’un médicament à base de cannabinoïdes pour les patients atteints de LGS et du syndrome de Dravet.

L’Epiodiolex a été approuvée par la Food and Drug Administration américaine en juin 2018 pour le traitement des convulsions associées au syndrome LGS ou au syndrome de Dravet chez les patients âgés de 2 ans et plus. La Drug Enforcement Administration (DEA) américaine a donné son feu vert à l’Epidiolex trois mois seulement après son approbation par le régulateur américain.

Le traitement est vendu 32 500 dollars par an aux États-Unis, à un prix comparable à celui des autres produits contre l’épilepsie disponibles sur le marché. Les indications pour le remboursement ne sont pas encore connues

L’Epidiolex et l’Epidyolex sont tous deux produits au Royaume-Uni.

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