Trafic de cannabis au sommet de l’Etat : l’affaire François Thierry
Le journal Libération publie aujourd’hui l’implication de l’ex patron des stups, François Thierry, dans un trafic massif de cannabis. Le numéro un du 36 quai des orfèvres, permettait à un grossiste de continuer son trafic en sélectionnant ses saisies.
En plus d’éliminer la concurrence de son indic, Sofiane H un des plus gros importateurs sur le territoire Français, François Thierry lui avait permis d’obtenir une réduction de peine. Une condamnation de 13 ans ferme avait été prononcée contre le trafiquant, elle fut réduite à 3 ans grâce à son avocate qui, bizarrement, s’avère être la femme de François Thierry.
En laissant son indic aux manettes, les stups pouvaient se concentrer sur les revendeurs de cannabis locaux et les concurrents de l’informateur. François Hollande s’était même déplacé en personne pour saluer une énorme saisie de 7 tonnes en octobre 2015. François Thierry est accusé d’avoir monté de toutes pièces certaines saisies.
Ces informations publiées par Libération proviennent d’un infiltré dans les réseaux criminels, Hubert Avoine.
Une remise en cause des techniques de répressions.
Il est nécessaire d’avoir des infiltrés, des indics autrement dit les mains dans le « shit » pour mettre fin aux réseaux criminels. Mais comme le souligne Jean Michel Decugis, chef du service-police justice d’Itele sur Canal +, le monde politique est au courant et n’a que faire des méthodes utilisées pour augmenter les volumes de saisies annuelles.
Selon lui, les dirigeants qui jouent « les vierges effarouchées » lorsque ce type d’affaire sort au grand jour cautionnent ses actions. La source du journal Libération avoue avoir travaillé sous l’approbation de trois ministres de l’Intérieur successifs : Claude Guéant, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Si les politiques s’accordent pour criminaliser les consommateurs de cannabis, qu’ils regardent d’abord la typologie des consommateurs moyens qui n’ont rien avoir avec le grand banditisme.
Se targuer d’avoir réussi des saisies records en dépensant chaque années plus de 550 millions d’euros pour la répression cannabique est le seul résultat concret de la France autour du cannabis.
Une éventuelle légalisation du cannabis permettrait la fin de l’importation de haschisch marocain. Des producteurs locaux, certifiés pour leur qualité donnerait accès à une herbe haut de gamme, reléguant le banal shit coupé à de la sous marchandises. De plus le nombre de ripoux et de magouilles plongerait certainement proche du zéro.
Theo Caillart
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