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Pourquoi Jay Z veut devenir un ponte de l’industrie du cannabis

Il n’a jamais été un grand apôtre du cannabis au micro. A peine peut-on compter quelques phrases à propos de weed, comme dans Feelin’ It : « I’m so confused, OK, I’m getting weeded now. » Mais, maintenant que sa carrière musicale est (presque) terminée, Jay Z veut devenir un acteur majeur de l’industrie du cannabis.

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En quelques mois, Hova – comme il se surnomme – fait deux grandes annonces. En octobre, il lance Monogram, sa marque de cannabis, en collaboration avec l’entreprise californienne Caliva. Signe distinctif de Monogram ? Son prix. Comptez 50 dollars pour le « OG handroll« , le produit-phare, censé se fumer comme un bon cigare. Amateur de cubains, Jay Z veut séduire une clientèle de luxe.

Un mois plus tard, en janvier, le rappeur de Brooklyn annonce sa participation dans The Parent Company. Cette gigantesque structure, dédiée à la vente de weed, est le résultat d’une somme de plusieurs entreprises. Ainsi, la plateforme californienne de vente de cannabis Caliva, le fonds d’investissement spécialisé dans le chanvre Left Coast Ventures, et l’agence de musique et divertissement Roc Nation (fondée par Jay Z) s’associent pour fonder un colosse.

Jay Z prend le titre ronflant de chief visionary officer, soit « visionnaire en chef ». Il sera également à la tête d’un fonds d’investissement, The Parent Company Social Equity Ventures, doté de 10 millions de dollars.   Avec cet argent, l’objectif est d’aider les commerces de cannabis détenus par les minorités, surtout les Noirs. « Nous étions les plus touchés par la guerre déclarée aux drogues, estime le rappeur auprès du Wall Street Journal. Et maintenant, d’un coup, les États-Unis changent d’avis et crée une industrie qui vaut des millions de dollars. »

Ces 10 millions sont une goutte d’eau quand on sait que la holding est assise sur 575 millions de dollars de fonds. Mais ce n’est pas seulement une question d’équité. Avec ce fonds, géré par une star internationale comme Jay Z, l’objectif de The Parent Company (TPC) est de se donner une image de marque positive, soucieuse d’équité.

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Dominer le marché californien… puis américain

Shawn Carter, dit Jay Z, participe donc à une entreprise (très) ambitieuse. Son idée est double. D’abord, elle veut s’asseoir sur le marché californien. Dans cet État de l’ouest des États-Unis, celui de Hollywood et de la Silicon Valley, la weed est légale depuis janvier 2018. Mais aucune entreprise ne domine ce marché. Selon Steve Allan – le patron de The Parent Company – aucun acteur ne possède plus de 30 % de parts de marché. Et devinez qui il imagine pour prendre le monopole ? Son entreprise, bien sûr.

Ensuite, The Parent Company veut prendre un coup d’avance. Elle anticipe la légalisation du cannabis dans tous les États-Unis d’ici un à deux ans. Pour l’instant, la société est cotée en bourse au Canada. Mais elle reviendra au bercail dès que le cannabis sera légalisé aux États-Unis.

A ce moment, l’entreprise pourrait notamment s’implanter à New York… là où Jay Z est très influent. « La relation avec Jay Z et Roc Nation pourrait aider à étendre l’empreinte de l’entreprise à des marchés comme New York et le New Jersey« , note justement New Cannabis Ventures, qui s’est entretenu avec le patron de The Parent Company.

Jay Z pourra aussi réaliser des ponts entre ses différentes entreprises. Le fondateur de Roc Nation compte bien se servir de cette pépite pour accroître les revenus de TPC… et donc les siens. Fondé en 2008, Roc Nation n’était au départ « qu’un » label de musique. Maintenant, c’est aussi une agence de marketing, d’image, de sport et de télévision. Preuve de cette convergence : Rihanna, qui publie ses albums via Roc Nation, a investi son argent dans The Parent Company. Et lorsque l’on se rend sur le site internet de Monogram, une musique de Bob Marley est jouée par un bandeau de Tidal, le site de streaming de Hova.

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Journaliste indépendant, je considère le cannabis comme une culture, une économie et un sujet de société à part entière, qui mérite qu'on s'y intéresse avec la plus grande rigueur journalistique.

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