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Cannabis en Israël

Les producteurs de cannabis israéliens menacent de s’installer ailleurs

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Autorisées en août 2017 puis suspendues en février 2018 sous la pression de Donald Trump, les exportations de cannabis médical israéliennes étaient censées reprendre rapidement selon les déclarations du ministre de l’Intérieur, Gilad Erdan, en avril. Un nouveau cadre législatif devait cependant être mis en place, avec l’aide de fonds alloués par le ministère des Finances, pour les réguler.

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Néanmoins, rien n’a été fait depuis pour relancer les exportations, et l’industrie du cannabis s’impatiente devant l’ampleur de ses investissements non rentabilisés. Face à la lenteur de la bureaucratie, les entreprises israéliennes menacent de délocaliser leurs activités.

Des pertes pour l’industrie du cannabis

Sans avancée sur les régulations du marché d’exportation, la ré-autorisation du ministre de l’Intérieur reste lettre morte et, comme l’explique Nir Sosinky, directeur du management de la firme Together Pharma, au Jerusalem Post, les entrepreneurs sont dans le flou : « Nous ne savons pas qu’elle est la politique du gouvernement, on ne peut que deviner ».

Le gouvernement leur avait pourtant assuré que les exportations seraient de nouveau autorisées courant 2018, les incitant ainsi à investir des sommes considérables qui se trouvent aujourd’hui compromises. Together Pharma a déjà construit des serres s’étalant sur plus de 3 hectares dans le Sud du pays pour environ 10 millions de shekels (2,5 millions d’euros) et une usine au même prix chargée de produire le médicament final.

Ces retards sont imputés au ministère de la Sécurité Publique israélien qui demande des millions de shekels pour mettre en place un système de sécurité dans les aéroports. Face au manque de coordination interministérielle, il est peu probable que les exportations commencent avant 2019. Or, en délocalisant, la première récolte des exploitants serait déjà mature à cette date-là et pourrait rapporter entre 75 et 300 millions de dollars à l’année.

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Des pertes pour l’économie israélienne

Pour remédier à cette situation d’incertitude, Together Pharma compte déplacer certaines de ces activités en Europe et en Afrique et est en train de signer, dans cette optique, des contrats lui permettant de s’établir à l’étranger. Le groupe a annoncé dimanche avoir signé un contrat avec un pays européen pour l’exploitation de 30 000m² de cannabis et est déjà en train de développer des exploitations en Afrique mais refuse de préciser où pour ne pas attirer la concurrence.

Devant l’inaction du gouvernement, cette stratégie risque de se développer dans d’autres groupes et de coûter cher à l’État israélien. Les ministères de la Santé et des Finances estiment les recettes liées à l’exportation entre 290 millions à 1,16 milliards de dollars par an. Le coût est aussi symbolique : en faisant fuir les entreprises du cannabis médical, Israël risque de perdre sa place de leader dans le domaine. Sauf si le gouvernement israélien réagit rapidement.

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Cannabis en Israël

Du lubrifiant anal au CBD pour « prendre des bites XL et plus »

Lubrifiant anal au CBD

Si vous nous demandez « Pourquoi ? », nous vous répondrions « Pourquoi pas ! ». Mais derrière la communication punchy du produit se cache une vraie demande (et un peu de marketing).

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Boof est un décontractant anal proposé par la marque Fort Troff, spécialisée dans les jouets et produits sexuels pour les hommes gays, et qui promet d’aider à « prendre des bites XL et plus » en utilisant la puissance du CBD, selon la fiche produit. Il offrirait ainsi « une relaxation totale du corps + un maximum de plaisir » et « la plus haute concentration de CBD pur ».

Le produit a été réalisé en collaboration avec Foria, entreprise spécialisée sur l’intégration de cannabinoïdes dans les produits à vocation sexuelle ou génitale. Foria vend d’ailleurs aussi des suppositoires, qui semblent être similaires au produit Boof, mais qui sont marketées pour les femmes, pour procurer « des effets apaisants et libérateurs des tensions » et réduire les douleurs menstruelles.

Le docteur Evan Goldstein, chirurgien anal, explique à Out que le CBD et le sexe « vont naturellement de pair ».

« Le CBD est un excellent ajout au jeu anal. Ce qui est bien, c’est qu’il y a beaucoup d’options pour l’incorporer », a déclaré le Dr Goldstein. «Il existe des vape pen ou des teintures, qui permettent aux gens d’inhaler ou d’ingérer du CBD pour des effets systémiques. Spécifiquement pour le sexe anal, les gens peuvent également l’appliquer localement, en utilisant des lubrifiants et / ou des suppositoires infusés au CBD. »

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Une boite de Boof est composé de huit suppositoires. Selon les précisions du site, « vous ne serez ni défoncés ni désensibilisés » en l’utilisant. “Il n’y a pas de THC. Ton cul va simplement se sentir réellement putain de bien ».

Et bien que nous n’ayons aucun moyen de vérifier cela, c’est une belle promesse !

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