Suivez-nous

Cannabis en Israël

Une entreprise israélienne s’installe en Ouganda… à l’insu des autorités locales

afrique cannabis

Alors que l’entreprise israélienne Together Pharma vient d’acheter des graines de cannabis dans l’intention de les cultiver en Ouganda, les autorités ougandaises signalent qu’elles n’ont pas été consultées sur le sujet et que cette pratique est contraire à la loi. En Israël, le blocus sur les exportations lèse considérablement les producteurs israéliens qui préfèrent délocaliser leurs activités. Together Pharma avait annoncé un partenariat avec un pays africain plus tôt dans l’année mais n’avait pas précisé lequel.

PUBLICITE

En Avril dernier, l’entreprise a annoncé un accord d’engagement pour la vente de cinq tonnes d’huile de cannabis à un partenaire canadien. La compagnie a également passé un accord avec l’entreprise « les Premiers Laboratoires Cosmétiques de la mer Morte » pour la création de produits cosmétiques à base de cannabidiol (CBD) extraits des plantes de cannabis. Dans cette optique elle a donc acheté des graines auprès d’un fournisseur hollandais en espérant commencer les ventes en janvier 2019.

L’incompréhension des autorités ougandaises

Néanmoins, il semble que les autorités ougandaises ne soient pas au fait de l’investissement israélien sur leur sol et n’y soient pas favorables non plus. Le Directeur exécutif des Autorités Ougandaises d’Investissement, Basil Ajer, a précisé que l’institution n’avait délivré aucune licence relative à la culture du cannabis : « ce n’est même par un secteur dont nous nous occupons. C’est illégal (…) même à des fins médicales » ajoute-t-il. Il précise que cette affaire relève plutôt du ministère de la Santé et de l’Autorité Nationale des Narcotiques.

Cependant, cette dernière n’est pas non plus qualifiée quand il s’agit de culture et de production de cannabis. Son travail se borne à examiner le contenu des substances importées. C’est en fait à la police que revient le contrôle de la culture de cannabis. Un porte-parole nommé Emilian Kayima, a déclaré que la police n’avait pas été consultée quant au projet de production mais qu’elle se positionnait de toute façon contre : « Il n’y a aucune chance que la police approuve un tel projet. Nous avons déjà de graves problèmes. Peu importe l’objectif de la production. On ne peut pas garantir qu’elle ne soit pas détournée. Nous serions condamnés si le pays choisit de suivre ce chemin ».

Une pratique hors la loi

Selon la loi ougandaise sur les narcotiques et les substances psychotropes de 2015, quiconque se trouve impliqué dans la culture, la production, la vente ou la distribution d’une drogue illicite est passible d’une amende ou d’une peine d’emprisonnement. La loi interdit également la culture de n’importe quelle plante pouvant être utilisée dans la confection de substances psychotropes, sous réserve d’une autorisation du ministère de la Santé.

PUBLICITE

Il apparaît donc que les pratiques de Together Pharma soient hors la loi. La compagnie, qui a l’autorisation de cultiver à des fins médicales en Israël mais qui ne peut exporter du fait du blocus, a affirmé qu’elle était entouré d’avocats spécialisés et locaux et comptait défendre ses intérêts. La stratégie de la compagnie est toutefois surprenante : pourquoi ne s’est-elle pas établie au Zimbabwe, pays voisin où la culture du cannabis à des fins médicales est autorisée?

Cliquez pour commenter

Vous devez être connectés pour poster un commentaire Connexion

Laisser un commentaire

Cannabis en Israël

Le Maroc sur la piste de la légalisation du cannabis

Légalisation du cannabis au Maroc

Le conseil de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, la région du Nord du Maroc, a approuvé début juillet la réalisation d’une étude sur les opportunités de cultiver du cannabis dans la région.

PUBLICITE

Le rapport sera confié à l’Institut scientifique de l’Université Mohammed V à Rabat, pour un coût avoisinant le million de dirhams (90 000€). Le ministère de l’Intérieur doit encore donner son feu vert avant le lancement de l’étude, qui s’attardera notamment sur les propriétés thérapeutiques et pharmacologiques du cannabis.

Selon les estimations de Prohibition Partners, le Maroc pourrait drainer 9 milliards d’euros de revenus de la culture du cannabis en cas de légalisation et de régulation du secteur. Le Maroc n’est bien sûr par le seul pays du continent africain intéressé par le cannabis : le Lesotho a commencé à produire du cannabis médical, tout comme le Zimbabwe. Et l’Afrique du Sud est en train de légaliser le cannabis pour les adultes.

80% de la production du cannabis au Maroc est actuellement destinée à l’export selon les chiffres de 2017. Les 20% restants sont réservés à la consommation locale. Entre 90000 et 140000 familles vivent de la culture et de la commercialisation du cannabis dans le nord du Maroc. La filière emploierait environ 800.000 personnes et représenterait 23% du PIB marocain.

Le chanvre connaît bien sûr d’autres utilisations qui intéressent également le Maroc : dans la construction, notamment l’isolation, pour les cosmétiques, la fabrication d’huiles, de litières, l’utilisation sous forme de combustibles, en papeterie, pour l’alimentation humaine et animale, les biocarburants ou encore comme matériaux composites en association avec des matières plastiques.

PUBLICITE

En 2015, des élus du Parti Authenticité et Modernité (PAM), parti de l’opposition, avaient déposé une proposition de loi pour légaliser le cannabis à usage industriel et thérapeutique. La proposition de loi n’a jamais été mise à l’ordre du jour du Parlement.

Continuer la lecture

Trending

Ne manquez aucune news, abonnez-vous à notre newsletter !

1 newsletter par semaine, pas de pub !

0