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Qui est Dustin Brown, le « rasta raquette » de Roland Garros ?

dustin brown le rasta roquette du tennis

Dustin Brown avait fait parler de lui en sortant Rafael Nadal lors du tournoi de tennis à Wimbledon en 2015. Il vient cet après-midi de se faire éliminer par Gaël Monfils lors du 1er tour de Roland Garros. Mais qui est Dustin Brown, le « rasta raquette » du tennis ?

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Dustin Brown est né à Celle, en Allemagne de l’Ouest, le 8 décembre 1984. Il a par la suite déménagé en Jamaïque, le pays natal de son père en 1996. Enfant, il jouait au handball, au football, puis au judo. Il a décidé de se consacrer au tennis seulement à l’âge de 8 ans.

Il n’a pas coupé ses cheveux depuis 19 ans et a un piercing sur la langue. Sa grand-mère paternelle est née en Angleterre, ce qui le rendait techniquement éligible pour l’équipe de la GB David Cup s’il n’avait pas fait ses débuts pour la Jamaïque dans un match contre la Bolivie en 2003.

Il a été l’objet de préjugés durant toute sa vie en Allemagne, au point de ne pas pouvoir rentrer dans les bars et les boites de nuits. Il a confié à ce sujet : « Bien sur, j’ai résisté. Et il y avait beaucoup de problèmes quand j’étais jeune, à la fois à l’école et dans le monde du tennis. La plupart du temps je m’étais habitué, ça allait, mais ça peut toujours représenter un problème aujourd’hui. Quand on était qu’une seule personne c’est pas grave, on change de lieu mais comme on était six ou sept et que personne ne peut rentrer à cause d’une personne – en l’occurence moi – cela retire tout l’enthousiasme de la soirée. »

Bob Marley ou Peter Tosh ?

Brown montre souvent son tatouage situé sur son flanc gauche en fin de match. Il semble en fait que ce soit le portrait de son père, Leroy, qui reste ainsi toujours à ses côtés.

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Vrai rasta ou pas ?

Dustin Brown n’a jamais exposé publiquement ses croyances. Le fait qu’il soit jamaïcain et qu’il ne se soit pas coupé les cheveux depuis ses 19 ans n’est bien sûr pas suffisant pour dire qu’il est rastafari (vilain cliché !). Sur son Instagram Dreddy_Ja, il n’hésite cependant pas à reprendre des posts de Snoop Dogg.

Il ajoute également régulièrement un sticker rasta à ses posts IG.

En temps que sportif de haut niveau, sa vie est faite de sacrifices et cela passe très (très) probablement par ne pas consommer de cannabis pendant la saison sportive. Mais qui sait pendant ses vacances en Jamaïque, en soirée avec Usain Bolt ?

Mehdi Bautier

Mehdi est étudiant en journalisme à l'IEJ. Passionné d'écriture, de musique et de culture, il compte se spécialiser dans le domaine de la presse écrite et de la rédaction web.

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Un biologiste tente de recréer les landraces jamaïcaines que consommait Bob Marley

jamaique landrace

Dans une serre du jardin botanique de l’Université des West Indies à Kingston, le biologiste Machal Emanuel tente de faire revivre les landraces jamaïcaines. Ces variétés originales poussaient en toute liberté sur l’île dans les années 50, 60 et 70 et ont notamment inspiré les légendes du reggae Peter Tosh et Bob Marley.

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A la recherche des origines

Ces variétés endémiques de l’île ont toutes disparu après le déclenchement généralisé de la guerre contre la drogue dans les années 80. Ces variétés naturelles n’étaient pas aussi fortes en THC. Elles étaient également plus grandes et donc plus faciles à repérer par les forces de police. C’est pourquoi les cultivateurs leur ont préféré des hybrides artificiellement créées plus petites et plus discrètes.

Pour retravailler ces variétés anciennes, le biologiste a parcouru les Caraïbes à la recherche de graines. En Guadeloupe et à Trinité, il a été à la rencontre des communautés rastafari qui ont conservé ces cultivars originaux. Il raconte au Daily Mail comment il a marché pendant 6 heures dans la montagne pour rencontrer un vieux rastafari qui vivait en ermite depuis près de 40 ans. Il est reparti avec une graine unique.

La démarche n’est pas uniquement historique, elle est aussi marketing. Il présente ces variétés comme « des plantes anciennes et pures utilisées par Bob Marley ». Il suggère également que la Jamaïque devrait établir des appellations, une identité autour du cannabis « comme le Champagne en France » : « La réputation de la Jamaïque est basée sur ces plantes. La Jamaïque était connue pour ces cultivars landraces », explique-t-il. « Il y a une valeur nostalgique qui peut être ajoutée en termes de marketing ».

Son initiative a déjà attiré l’attention de plusieurs entreprises et individus mais le biologiste tient à rester dans une optique de commerce équitable et de culture organique. « Qu’est ce qu’en retireraient l’université et les fermiers qui ont préservé ces graines » demande-t-il.

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