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Hexagone Vert : le CBD comme moteur

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C’est en cherchant un remède naturel contre les soucis d’anxiété et de douleurs musculaires que Jean-Baptiste se familiarise avec le CBD. Immédiatement convaincu par l’efficacité de la molécule alors encore peu connue du grand public, il se donne pour mission de la mettre à disposition du public français. C’est ainsi qu’Hexagone Vert voit le jour en décembre 2016.

Un engagement de qualité

En l’absence de régulations, les produits CBD de qualité, de composition et de provenance inconnues abondent sur Internet mais rares sont les entreprises qui garantissent un produit vérifié. Entre les produits au CBD qui n’en contiennent pas ou les produits qui contiennent des additifs chimiques toxiques, le consommateur marche sur des œufs.

C’est pour remédier à cette situation que Hexagone Vert, entreprise française, a lancé sa plateforme de distribution. On y trouve des produits de marques certifiées, exempts de polluants et de métaux lourds, contrôlés en laboratoire indépendant et produits dans le respect de la législation française.

Le site propose une large gamme de produits. On y trouve du CBD sous toutes ses formes : capsules, crèmes, cristaux, e-liquides, huiles, pâtes et même des huiles de CBG, un cannabinoïde moins connu qui a des vertus potentielles contre la neuro-inflammation et le stress oxydatif.

Le site commercialise également des kits de test de cannabinoïdes – pour vérifier la qualité et la teneur en cannabinoïdes de certains produits – ainsi que des livres pour introduire les non-initiés aux vertus de ces molécules. En effet, l’entreprise est également impliquée dans l’éducation des consommateurs.

Éduquer sur le CBD

Promotion et éducation, telles sont les valeurs qui priment chez Hexagone Vert qui édite sa page Facebook ainsi qu’un blog sur sa plateforme proposant des articles et études pour apporter les connaissances objectives sur l’avancée de la science en termes de cannabinoïdes et accompagner les consommateurs dans un choix informé.

L’entreprise travaille également en partenariat avec l’Union Francophone pour les Cannabinoïdes en Médecine (UFCM I Care), une association qui vise à sensibiliser sur l’usage thérapeutique du cannabis et à la promouvoir en France, et plusieurs professionnels de santé d’horizon divers : préparateurs physiques, masseurs, kinésithérapeutes, ostéopathes, cancérologues, médecins généralistes, etc. C’est avant tout dans une optique de bien-être et en particulier pour accompagner la pratique du sport que Hexagone Vert promeut le CBD.

Le CBD dans le sport

Le CBD est de plus en plus populaire dans le milieu sportif. L’agence mondiale antidopage l’a même retiré de la liste des substances interdites. En Amérique du Nord, il accompagne la pratique sportive de nombreux athlètes professionnels. Il est notamment réputé efficace dans la récupération musculaire et dans la relaxation.

Depuis 2016, Hexagone Vert s’engage à faire découvrir le CBD aux sportifs français et européens notamment dans ses sports de prédilection : le MMA et le Jiu-Jitsu Brésilien. Sa devise : « Train Green, Fight easy« . L’entreprise française est déjà partenaire officiel de 6 clubs, 3 coachs et 6 combattants. Ce partenariat se traduit par un accès prioritaire, des prix réduits et du sponsoring.

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Quelle efficacité pour le futur « plan stup' » en France ?

Efficacité du plan anti-stups en France

Edito. 4 ministres étaient réunis ce matin à Marseille pour annoncer la mise en place d’un nouveau plan anti-stupéfiants en France. Grande oubliée de cette réunion ? La ministre de la Santé. Le ton était donné, le cannabis n’est qu’un enjeu répressif. Regroupé autour de 6 thèmes principaux et 55 mesures, l’objectif (louable) est de mettre un grand coup au trafic de drogues en France. Mais si 50 ans de prohibition ont échoué, comment faire ? Passer la « vitesse supérieure » nous dit Castaner.

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Pour nous qui croyions fortement à l’efficacité de l’amende Poulliat, dont on nous promettait qu’elle allait permettre de déporter les forces de police sur la lutte contre le trafic, c’est une déconvenue certaine. Elle n’est d’ailleurs toujours pas en application, comme l’expliquait ce matin David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale sur France Info, qui n’y voit qu’un « outil », à condition de « pouvoir encaisser [et] prélever cette amende ». Dommage de ne pas y avoir pensé plus tôt. Nicole Belloubet a précisé plus tard qu’elle le serait courant 2020.

55 mesures donc, et aucun objectif de fixé. Ce sera ainsi plus facile de communiquer sur la réussite de ce plan, qui va à rebrousse-poil de tout un contexte international. Tout le monde connaît évidemment la situation du cannabis en France : pays le plus répressif et premier consommateur de cannabis en Europe.

Alors que l’échec de la répression sur la consommation de drogues est désormais internationalement reconnu, que le Luxembourg va légaliser le cannabis, que les Pays-Bas passent en partie à une production nationale encadrée et régulée, que le Portugal a dépénalisé toutes les drogues en 2001, comme tous nos voisins ensuite, alors même que notre ministre de l’Intérieur était un fervent défenseur de la légalisation du cannabis, alors que 33 Etats américains ont légalisé le cannabis médical et 11 le cannabis récréatif, que le Canada et l’Uruguay l’ont fait, que le Mexique et l’Afrique du Sud ont déclaré son interdiction inconstitutionnelle et sont en train de légiférer, l’exécutif français n’a finalement qu’un mot à la bouche : répression.

Omo lave plus blanc que blanc

La future répression à l’égard des trafics s’appuiera notamment sur ces 6 grands points :

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  • remplacer l’OCRTIS par l’Ofast, pour « oublier » les nombreuses affaires d’importations illégales de cannabis. Le nouvel organe sera muni de 150 enquêteurs et de 16 antennes territoriales
  • renforcer la remontée d’informations sur l’état du marché, à la fois statistique via la MILDECA (qui a déjà du mal à dissocier chanvre et cannabis) et pragmatique via par exemple des cartographies des points de deal
  • création d’un plan-poucave, pour dénoncer plus facilement le dealer le plus chaud de ta région
  • saisir davantage les biens des mis en examens
  • renforcer la coopération internationale, notamment avec le Benelux. Ce sera peut-être l’occasion de regarder du côté des Pays-Bas et du Luxembourg.
  • et globalement augmenter les budgets dédiés à la lutte contre les trafics

Hormis les innovations techniques et les nouvelles techniques d’enquête, le plan reste sur la même ligne que ces 50 dernières années. La prévention sera adressée via les risques sanitaires et pénaux. Et la prise en charge des addictions évacuée au grand plan 2018-2022 qui ne promettait là aussi rien de nouveau. La lutte contre les stupéfiants coûtait déjà 680 millions d’euros par an en France, sans 1 seul centime de gain. Même Hadopi n’en avait pas rêvé.

Et pourtant, un échec couru d’avance

S’il est aussi typiquement Français de jouer les oiseaux de mauvaise augure, voici ce qui pourrait nous mettre objectivement sur la piste d’un énième échec de politique publiques des drogues en France :

  • La répression échoue depuis 50 ans en France.
  • Christophe Castaner ne croit pas à son plan. Il le disait lui-même il y a tout juste 4 ans à propos du trafic de cannabis : « c’est pas la sanction qui empêche le trafic ».
  • le Mexique, qui a envoyé l’armée contre les cartels et lancé une guerre à la drogue qui a fait plus de 100 000 morts, finit par légaliser.
  • plus un produit est prohibé, plus il est intéressant pour le marché noir. C’est en tout cas la conclusion d’une étude belge sur les trafics en Belgique.
  • les circuits d’acquisition du cannabis ne se limitent plus au four. La mesure 13 du plan propose d’ailleurs d’engager une réflexion « pour améliorer la surveillance du vecteur postal ». Si c’était toutefois la seule…
  • le succès d’une politique de répression ne peut seulement se réjouir d’une hausse des saisies. Ce chiffre ne veut rien dire. Tout au plus il dénote d’un regain d’activité des Douanes. Mais sans savoir ce qui n’est pas saisi, ce chiffre ne sert qu’à se regarder le nombril. 500 tonnes sont consommées chaque année en France. Se féliciter d’en avoir arrêté 100, sans non plus préciser si elles étaient destinées au marché français, n’est que du chiffre. Pas de l’efficacité.
  • si tant est que l’offre se raréfie, et c’est fortement improbable désormais, le seul consommateur en fera les frais : produits plus chers, plus coupés, plus forts, cartouches de THC avec des diluants mortels, cannabinoïdes synthétiques… Mais pas moins disponibles

« La France ne sera pas le terrain de jeu des trafiquants », a conclu le ministre en fin de présentation. Tous ces éléments, et les quelques 50 dernières années dans le monde, nous poussent au contraire à croire que les seuls gagnants de ce plan anti-stups seront bien les trafiquants.

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