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Légalisation du cannabis

L’ Uruguay distribuera du cannabis à 1$ le gramme

Cannabis en Uruguay

L’Uruguay continue sa marche vers une légalisation sous monopole d’état. Légalisée en 2013 dans le but de stopper les narcotrafiquants, la weed s’installe progressivement comme un produit normal distribué par l’Etat. L’Uruguay possède un système diffèrent des USA, puisque ce sont les pharmacies qui distribueront le cannabis récréatif. Tous les citoyens de plus de 18 ans  pourront s’en procurer en fournissant une pièce d’identité et en laissant ses empreintes digitales.

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Pour cela, le gouvernement uruguayen fait appel à deux sociétés : Pharmacorp et International Cannabis Corp(ICC). Ces deux entreprises furent chargées de faire pousser 4 tonnes de weed afin d’approvisionner légalement le marché uruguayen. La mission semble assez simple en soit mais un cahier des charges important doit être respecté : produite en Uruguay, sans engrais chimique néfaste pour la santé et accessible pour moins d’un dollar le gramme soit 30 pesos uruguayen.

Bémols

Comme en France, le rythme de l’administration étatique diffère de celui des entreprises. Le PDG de International Cannabis Corp s’est par exemple plaint du mauvais timing de la commande invoquant « une absence de soleil d’été pour gorger les fleurs et, de ce fait, une augmentation des coûts en électricité [qui] diminue la rentabilité». Les pharmacies grognent également : selon leur porte-parole, Carlos Fernandez, les pharmaciens ne sont pas formés pour vendre de la drogue : « nous ne sommes pas convaincus que les pharmacies soient le meilleur endroit pour vendre des drogues à usage récréatif, mais nous nous préparons à le faire avec une démarche de conseil et de prévention ».

Même les consommateurs n’adhèrent pas totalement au système de monopole d’état. En effet, être enregistré dans une base de données gigantesque de l’Etat pour fumer un joint n’excite pas tout le monde.

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Mais le PDG D’ICC, Guillermo Delmonte, loue quand même les avantages de ce système qui sera effectif à partir de juillet 2016 : « Si notre cannabis est sain, moins cher et de meilleure qualité, je ne vois pas pourquoi les gens achèteraient autre chose ». Pour le moment le gramme de cannabis illégal avoisine les 3 $.

Les uruguayens font les difficiles alors qu’ils peuvent désormais posséder six pieds à domicile, faire partie d’un cannabis social club et acheter jusqu’à 40 grammes de cannabis par mois dans une pharmacie. Ingrats.

Théo Caillart

Théo est diplômé en journalisme de l'IICP. Passionné par l'économie et l'industrie du cannabis, il s'est spécialisé sur ces sujets, avec un peu de thérapeutique à l'intérieur.

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Légalisation du cannabis

L’Uruguay fait face à des problèmes d’approvisionnement

L'Uruguay fait face à des problèmes d’approvisionnement

L’Uruguay a été le premier pays du monde a légaliser la consommation de cannabis récréatif en 2013. Cependant, les problèmes d’approvisionnement continuent à entraver la croissance du marché uruguayen, selon un nouveau rapport de l’Institut pour la réglementation et le contrôle du cannabis (IRCCA).

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Les Uruguayens peuvent au choix adhérer à un Cannabis Club, faire pousser eux-mêmes leurs plants ou acheter du cannabis en pharmacie. Aujourd’hui, le pays compte 3 846 membres de 123  Cannabis Clubs , des lieux où la culture collective de cannabis est autorisée, et qui  peuvent produire un stock maximum de 480 grammes par membre et par an. 7 201 producteurs locaux peuvent produire jusqu’à six plantes de cannabis chez eux,  et récolter jusqu’à 480 grammes par an. Enfin, 36 763 clients sont autorisés à acheter jusqu’à 10 grammes de cannabis par semaine dans 17 pharmacies, les seuls lieux de vente au détail légaux de marijuana à des fins récréatives.

Ces pharmacies ne sont approvisionnées que par deux producteurs autorisés – ICC Labs, acquise l’année dernière par l’Aurora Cannabis du Canada, et Simbiosys. Les entreprises n’ont pourtant pas produit les quantités convenues de cannabis – 2 000 kilogrammes par an pour chacune. Depuis qu’elles ont obtenu leurs licences, les sociétés auraient pu produire et vendre au moins 12 000 kilogrammes, mais elles n’ont fourni que 3 000 kilogrammes au total. Or, à partir de la mi-juillet 2017, lorsque les ventes ont commencé, jusqu’à la fin du mois de juin 2019, les clients enregistrés ont acheté un total de 2 875 kilogrammes, avec un un sommet en janvier avec 185 kilogrammes vendus. Cependant, à cause des difficultés rencontrées pour se procurer du cannabis, elles ont diminué régulièrement depuis. En juin, dernier mois couvert par le rapport, seuls 91 kilogrammes ont été vendus. Selon le rapport de l’organisme responsable du rapport, « les clients enregistrés rencontrent des difficultés pour acheter efficacement », ce qui explique la diminution des ventes.

En raison de ces problèmes d’approvisionnement, le gouvernement a donc décidé de réduire les quantités expédiées aux pharmacies. À présent, seuls 2 kilogrammes par semaine sont livrés dans chacun des 17 points de vente, afin d’obtenir une offre stable, mais qui reste insuffisante pour répondre à la demande.

Pour résoudre ces problèmes d’approvisionnement, l’Uruguay avait annoncé l’attribution de nouvelles licences de production en décembre dernier. Le gouvernement devrait annoncer les noms des gagnants des nouvelles licences dans les prochaines semaines.

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