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Cannabis aux Etats-Unis

L’État de New York légalisera (très probablement) le cannabis récréatif en 2019

new york

Cela fait un moment que la question de la légalisation du cannabis récréatif est à l’ordre du jour dans l’État de New York. Le gouverneur, qui n’y était pas au départ favorable, a peu à peu changé d’avis alors que sa concurrente aux élections gouvernementales avait fait de la légalisation du cannabis son cheval de bataille. Depuis, il a multiplié les mesures pour préparer la légalisation. Aujourd’hui, celle-ci semble plus proche que jamais et sera vraisemblablement actée courant 2019.

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Une préparation minutieuse

Le Bureau du gouverneur Andrew Cuomo a annoncé mardi que ce dernier allait bientôt révéler un plan de légalisation du cannabis récréatif pour l’État. Il a d’abord commissionné un rapport sur les pour et les contres de la légalisation, dont les auteurs ont tranché en faveur d’une régulation du cannabis, puis un groupe de travail dont la mission est de concevoir un projet de loi sur la question. Pour ce faire, une série d’audiences publiques dans environ 17 villes de l’État ont été tenues. “Le but de cette administration est de créer un modèle de programme pour la régulation du cannabis à des fins récréatives et le meilleur moyen de le faire est de s’assurer que la proposition finale englobe l’opinion des New-yorkais » explique un porte-parole du gouverneur Tyrone Stevens au New York Post.

Les audiences étant maintenant terminées, le cabinet du gouverneur attend le rapport du groupe de travail pour « introduire une proposition exhaustive et formelle d’ici le début de la sessions législative de 2019 ». D’ici là, les résultats des élections législatives de novembre prendront effet et les Démocrates, qui sont de manière générale plus favorables à la légalisation, auront le contrôle des deux chambres du Congrès new-yorkais. Le New York Post a évoqué l’idée que le plan de légalisation soit inclus dans le budget exécutif du gouverneur.

Quelle légalisation pour NY ?

Bien que le gouverneur ait annoncé sa volonté de présenter un plan de légalisation, il n’a pas révélé de détails sur les modalités de cette légalisation. « A l’heure actuelle, le débat ne porte pas sur l’autorisation ou non du cannabis à des fins récréatives mais sur comment sera structurée l’industrie » précise le député new-yorkais Richard Gottfried, sponsor de la loi de légalisation du cannabis médical en 2014. De nombreuses questions restent en suspens comme : sous quelle forme le cannabis sera disponible ? Qui sera en mesure de le vendre et combien de points de vente seront autorisés ? Où sera-t-il possible ou interdit de le consommer ? Qu’est ce qui sera fait de l’argent des taxes ?

Une question particulièrement prégnante dans l’État et la ville de New York est celle de la justice sociale. Cynthia Nixon, la rivale vaincue de Cuomo, avait maintes fois souligné les effets néfastes de la prohibition en termes de discrimination sociale et raciale. Des mesures de décriminalisation avaient d’ailleurs été mises en place dans la ville de New York pour réduire les arrestations liées au cannabis car elles ciblaient de façon disproportionnée les personnes de couleur. Aujourd’hui, les militants du cannabis s’interrogent sur les contours de la future industrie et si elle permettra l’intégration des personnes qui ont été criminalisées pour leur usage du cannabis et celle des minorités ethniques victimes de la prohibition.

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Le gouverneur avait d’abord insisté sur le fait que les entreprises devraient être verticalement intégrées comme c’est le cas pour le cannabis médical. « C’est exactement le modèle que nous ne voulons pas » explique Douglas Greene de NORML. En effet, ce modèle exige un capital important et exclut un grand nombre de potentiels acteurs de l’industrie. Selon le sénateur Diane Savino, sponsor du programme de cannabis médical au Sénat en 2014, il n’y avait « pas un seul candidat issu de minorités ethniques » et seulement 5 femmes parmi les 43 candidats aux cinq premières licences de cannabis médical délivrées par L’État. Le cabinet du gouverneur a cependant indiqué que ce dernier avait abandonné ce critère.

Quand New York légalisera le cannabis récréatif, il deviendra le 11e État des États-Unis à autoriser l’usage adulte du cannabis (le dernier en date était le Michigan, début Novembre) et il ne sera surement pas le dernier. Au Connecticut, le nouveau gouverneur a déclaré faire de la légalisation une de ses priorités. En Illinois, le nouveau gouverneur y est également favorable et le maire de Chicago a récemment émis l’idée de légaliser pour financer les retraites. Depuis que le Massachusetts a lancé ses ventes de cannabis légal, le Rhodes Island s’interroge sur la question de la légalisation et selon le leader du parti républicain au parlement: « cela devrait être légal ». Au Nebraska, un des derniers États américains à n’avoir légaliser le cannabis sous aucune forme, des députés ont l’intention de soumettre la question du cannabis médical au vote citoyen en 2020 si le parlement ne prend pas d’initiative d’ici là.

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Cannabis aux Etats-Unis

Etats-Unis : Acétate de vitamine E et CBD synthétique en cause dans la crise des vape pen

Maladies respiratoires liées aux vape pen

Près de 380 cas de maladies respiratoires et 8 décès dans 36 Etats américains sont désormais suspectés d’être liés à l’utilisation de cartouches de THC, principalement issues du marché noir.

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Et si les analyses n’ont pas encore identifié avec certitude le produit responsable, elles auront toutefois permis de distinguer deux contaminants principaux : l’acétate de vitamine E et le CBD synthétique

Acétate de vitamine E

La vitamine E désigne en fait plusieurs types similaires d’huiles appelées tocophérols, et se présente sous différentes formes chimiques de l’alpha-tocopherol, la plus courante, au gamma-tocopherol. Les tocopherols sont couramment issus du maïs et d’autres huiles végétales ou sont synthétisés à partir de pétrole, et différent de la version naturelle avec un isomère supplémentaire. La vitamine E peut être consommée en tant que complément alimentaire, et intégrée dans des produits alimentaires ou cosmétiques.

L’acétate de vitamine E, lui, est la forme ester du tocophérol, plus stable à l’oxydation et avec une durée de conservation plus longue que le tocophérol.

Quelle que soit sa forme, la vitamine E ne s’inhale pas. Les lipides ne font jamais bon ménage avec les poumons et des cas d’intoxication sont rapportés depuis les années 2000. Or, plusieurs rapports indiquent sa présence dans les cartouches analysées par les autorités de santé.

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Le commissaire à la santé de l’Etat de New York, Howard Zucker, a déclaré que l’acétate était présent dans « presque tous les échantillons contenant du cannabis », et à des « niveaux très élevés », ce qui en fait « un élément clé » de l’enquête de l’Etat. Selon Zucker, l’huile de vitamine E n’a pas été trouvée dans des produits à la nicotine et n’est pas un additif approuvé pour les produits à base de cannabis médical.

La Food and Drug Administration a aussi détecté de l’acetate de vitamine E dans la majorité des produits à base de cannabis analysés dans d’autres Etats.

Comme le rapporte Leafly, l’acétate de vitamine E a été utilisé par les fabricants illégaux de cartouches THC pour diluer le THC sans réduire la viscosité. Plusieurs marques d’acétate ont été identifiées, qui ne précisent bien souvent pas les conditions de son utilisation ou les dangers de l’inhalation sur les poumons, en particulier s’il est chauffé.

CBD synthétique

Les cartouches de THC ne sont pas les seules en cause. Comme le rappelle USA Today, des cartouches à base de CBD synthétique ont envoyé des dizaines de personnes aux urgences ces deux dernières années. Une récente étude d’Associated Press, dans la foulée de cette crise des vape pen, s’est penchée sur des produits suspectés de contenir des cannabinoïdes synthétiques.Sur 350 produits testés, 128 contenaient bien du CBD synthétique.

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Les bonbons en gélatine et autres edibles comptaient pour 36 des 128 produits incriminés. Le reste était constitué de vape pen. Selon AP, la plupart des tests ont eu lieu dans les États du Sud. Et dans le Mississippi, des laboratoires ont détecté du fentanyl dans certains produits étiquetés CBD.

L’enquête étant axée sur les marques et les produits suspects, ses résultats ne représentent pas l’ensemble du marché du CBD. Le rapport souligne tout de même les dangers des produits au cannabidiol non testés à une époque où les États-Unis sont justement aux prises d’une série de maladies et de décès liés à la vaporisation.

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