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Le CBD pourrait aider certains médicaments à franchir la barrière hémato-encéphalique

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Une étude récente suggère que le cannabidiol (CBD) pourrait permettre une assimilation plus efficace de certains médicaments par les cellules du cerveau en les aidant à traverser la barrière hémato-encéphalique (BHE). Cette dernière a pour fonction de protéger le cerveau mais constitue de ce fait un défi complexe pour le traitement de certaines maladies neurologiques en empêchant le passage de molécules thérapeutiques.

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La barrière hémato-encéphalique

Pour répondre aux multiples défis de la médecine moderne, les scientifiques ont mis au point des nanotechnologies dont l’objectif est de mieux cibler les parties malades du corps. Il s’agit en d’autres termes de vectoriser les principes actifs des médicaments vers le site d’action biologique pour augmenter l’efficacité du traitement et en réduire la toxicité pour le reste de l’organisme.

Cette opération s’avère particulièrement complexe quand il s’agit de cibler le système nerveux central. Cela est dû à la barrière hémato-encéphalique. Il s’agit d’un réseau serré de vaisseaux sanguins qui filtre les molécules présentes dans le sang pour ne laisser passer que celles qui sont essentielles à l’alimentation du cerveau. Elle constitue un rempart physique entre la circulation sanguine et le système nerveux central.

Un certain nombre de molécules thérapeutiques ne peuvent pas la traverser du fait même de leur composition. Leur action n’est donc qu’indirecte, leur efficacité est moindre et le risque de toxicité pour le reste du corps est accru. Leur forte concentration dans le sang peut résulter en des effets secondaires graves. Le développement de techniques permettant d’infiltrer cette barrière est récent et s’avère particulièrement important pour le traitement de certaines maladies neurologiques comme la sclérose en plaques.

Des nanotechnologies pour permettre de transporter des principes actifs thérapeutiques à travers la barrière hémato-encéphalique sont actuellement en phase d’essais cliniques. C’est le cas par exemple du G-Technology.

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Les nano-capsules lipidiques

Les nano-capsules consistent à lier les principes actifs des médicaments avec des substances déjà présentes dans l’organisme pour s’en servir comme vecteur. Cela permet une meilleure biocompatibilité, un passage plus facile des défenses naturelles de l’organisme contre les corps étrangers, ainsi qu’une meilleure biodégradabilité.

Or, le cerveau se nourrit de lipides dont sont par exemple constituées les membranes de certaines de ses cellules. Environ 55 % de son poids sec est constitué de graisses. En liant des principes actifs avec des lipidiques naturellement présents dans le corps, il semble possible de cibler le système nerveux central et de traverser plus facilement la barrière hémato-encéphalique. Les nano-capsules lipidiques sont par exemple utilisées dans le traitement du cancer pour limiter les effets néfastes de la chimiothérapie sur les cellules saines du reste du corps.

L’étude

Publiée dans la revue Molecular Pharmaceutics, l’étude réunit des chercheurs d’universités madrilènes et britanniques qui ont mis au point des nano-capsules « décorées » avec du CBD. L’objectif était de comparer leur efficacité avec des nano-capsules lipidiques sans CBD. Ils ont mené leurs recherches à la fois in vitro sur une modélisation en laboratoire de la barrière hémato-encéphalique et in vivo sur des souris.

Il s’est avéré que le CBD maximisait la capacité des molécules à traverser la BHE : elles seraient 2,5 fois plus efficaces que les nano-capsules sans CBD et six fois plus efficaces que G-Technology. Les chercheurs pensent que ceci est dû au système endocannabinoïde, le cerveau étant habitué à laisser filtrer les cannabinoïdes endogènes. Il est alors possible que les cannabinoïdes de la plante puissent passer plus aisément. Ils précisent aussi que d’autres d’études seront nécessaires mais que ces résultats sont prometteurs.

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Etudes

Etats-Unis : 3 millions de dollars de subventions pour étudier les cannabinoïdes comme alternative aux opioïdes

Cannabis en remplacement des cannabinoïdes

Le gouvernement fédéral américain a octroyé 3 millions de dollars de subventions pour la recherche sur les avantages thérapeutiques des cannabinoïdes, autres que le THC, comme solution de remplacement aux opioïdes délivrés sur ordonnance et ayant entraîné une grave crise aux Etats-Unis.

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Dans un avis publié le 18 septembre 2019, le National Institutes of Health (NIH) a expliqué pourquoi ces études étaient nécessaires et énuméré les bénéficiaires de subventions et les sujets sur lesquels ils étudieront. Les recherches incluent des tests sur l’utilisation du cannabidiol (CBD) pour le traitement de la douleur liée à l’arthrite, qui seront dirigées par la faculté de médecine de l’Université de New York.

«Le traitement de la douleur chronique repose largement sur les opioïdes, malgré leur potentiel de dépendance et de surdose et le fait qu’ils ne fonctionnent souvent pas bien s’ils sont utilisés à long terme», explique Helene Langevin, directrice du Centre National de santé complémentaire et intégrative (NCCIH). « Il existe un besoin urgent d’options plus efficaces et plus sûres ».

Au total, neuf subventions ont été octroyées. Le NIH a déclaré que ces fonds aideraient à identifier d’autres options de traitement de la douleur et fourniraient des informations sur l’impact de la consommation de composés du cannabis tels que le CBD et d’autres cannabinoïdes moins connus, ainsi que des terpènes trouvés dans la plante.

« La plante de cannabis contient plus de 110 cannabinoïdes et 120 terpènes, mais le seul composé étudié de manière approfondie est le THC », indique le communiqué de presse.

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Bien que le THC soit connu pour traiter certaines formes de douleur, le NIH craint que ses effets intoxicants ne limitent son applicabilité médicale.

« Le THC peut aider à soulager la douleur, mais sa valeur en tant qu’analgésique est limité par ses effets psychoactifs et son potentiel d’abus », a déclaré David Shurtleff, directeur adjoint du NCCIH. « Ces nouveaux projets examineront des substances du cannabis qui ne présentent pas les inconvénients du THC, en examinant leur activité biologique de base et leurs mécanismes d’action potentiels en tant qu’analgésiques. »

Les agences de santé fédérales ne sont pas les seules institutions intéressées à en apprendre davantage sur les composés du cannabis autres que le THC. Le 18 septembre 2019, un comité sénatorial a publié un rapport de dépenses dans lequel il était recommandé de mener des recherches sur le CBD et le cannabigérol (CBG) tout en critiquant le système fédéral de classification des drogues qui empêche actuellement de telles recherches.

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