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Etude : 65% des consommateurs de cannabis récréatif le font pour soulager des douleurs

Etude 65% des consommateurs de cannabis récréatif le font pour soulager des douleurs

Une étude publiée dans le Journal of Psychoactive Drugs s’est récemment intéressée aux raisons qui poussent les consommateurs de cannabis récréatif à faire usage de cette substance. Une majorité des sondés a ainsi indiqué qu’ils se procuraient du cannabis dans un but thérapeutique, notamment pour réduire des douleurs chroniques.

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La recherche s’est déroulée dans deux dispensaires du Colorado auprès d’adultes venus se procurer du cannabis récréatif. Sur les 1000 personnes interrogées, 65% ont révélé qu’elles en prenait pour soulager des douleurs, et parmi elles, 80% ont reporté que cette méthode était « très » ou « extrêmement » efficace. Les personnes utilisant précédemment des analgésiques ou des calmants dans leur vie courante ont également reporté avoir remplacé ces produits par du cannabis, plus efficace selon elles. 74% des sondés ont indiqué que le cannabis les aidait à lieux dormir, et parmi eux, 84% ont précisé trouver la substance « très » ou « extrêmement » efficace. 87% des utilisateurs de somnifères vendus dans le commerce, avec ou sans prescription, ont reporté avoir totalement ou partiellement remplacé ces médicaments par du cannabis.

La chercheuse Julia Arnsten a aussi indiqué que « les personnes développent une tolérance aux opiacés, elles ont besoin de plus fortes doses pour produire le même effet. Cela signifie que les patients atteints de douleurs chroniques augmentent souvent leur dose d’opiacés au fil du temps, et donc leur risque de surdose ». Le cannabis pourrait ainsi permettre de réduire la dépendance aux analgésiques. En effet, l’étude précise que 20% des Américains adultes souffrent de douleurs chroniques, et qu’un tiers d’entre eux ont des difficultés à s’endormir et serait donc en manque de sommeil.

Le docteur Marcus Bachhuber, psychiatre au Centre médical Montefiore de New York et directeur de l’étude indique que leurs « résultats suggèrent que l’usage médical de facto pourrait être très répandu chez les consommateurs adultes, et que l’accès à un marché du cannabis adulte pourrait influencer la consommation d’autres médicaments ». Cette utilisation du cannabis récréatif se rapproche donc de celle du cannabis médical. L’étude montre aussi que cette forme d’auto-médication est liée à la difficulté à accéder à des services médicaux et à des personnels de santé compétents, mais également à la stigmatisation qui découle de la prescription de cannabis thérapeutique.

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Etudes

Le cannabis pourrait changer les gènes liés à l’autisme dans le sperme

autisme et cannabis

Selon une petite étude, un gène spécifiquement associé à l’autisme semble subir des changements dans le sperme des hommes qui consomment du cannabis. La mutation génétique s’opère selon un processus appelé méthylation de l’ADN et pourrait éventuellement être transmis aux générations suivantes.

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Publiés dans la revue Epigenetics, les chercheurs précisent que les résultats de cette étude n’établissent pas de lien définitif entre consommation de cannabis et autisme, mais la possibilité de liens supplémentaires et la nécessité d’études urgentes pour les pays qui légalisent l’usage médical et/ou récréatif du cannabis.

Susan Murphy, l’auteure principale et étudiante au doctorat, et ses collègues ont mené des études sur des modèles animaux et humains et ont analysé les différences de sperme entre des hommes consommateurs (par combustion ou ingestion) et non-consommateurs.

Dans des travaux antérieurs, publiés en décembre, les chercheurs ont noté plusieurs changements dans le sperme des hommes qui fument du cannabis. L’étude actuelle s’intéresse à des gènes spécifiques, en particulier à celui appelé Discs-Large Associated Protein 2, ou DLGAP2. Ce gène est impliqué dans la transmission des signaux neuronaux dans le cerveau et est fortement impliqué dans l’autisme, la schizophrénie et les troubles de stress post-traumatique.

« Nous avons identifié une hypométhylation significative au niveau du gène DLGAP2 dans le sperme des hommes ayant consommé du cannabis par rapport au groupe témoin, ainsi que dans le sperme des rats exposés au THC par rapport au groupe témoin, « a déclaré Schrott. » Cet état hypométhylé a également été détecté dans la région du cerveau antérieur de rats nés de pères exposés au THC, soutenant le potentiel d’héritage intergénérationnel d’un modèle modifié de méthylation de l’ADN du sperme.  »

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L’équipe de l’niversité Duke a découvert une différence basée sur le sexe entre la méthylation de l’ADN et l’expression des gènes dans les tissus cérébraux humains. Dans les tissus cérébraux tant masculins que féminins, une méthylation accrue de l’ADN était associée à une diminution de l’activité des gènes. Cette relation était plus forte chez les femmes et semblait moins bien entretenue chez les hommes, bien que la raison en soit inconnue à ce jour. Cette anomalie était notable, le ratio garçons/filles autistes étant de 4:1. Il existe aussi des différences entre les sexes en ce qui concerne les symptômes neurocomportementaux.

« Il est possible que la relation entre la méthylation et l’expression soit modifiée si le changement de méthylation que nous voyons dans le sperme est hérité par la progéniture », a déclaré Murphy. « Quoi qu’il en soit, il est clair que la région de méthylation de l’ADN au sein du gène DLGAP2, modifié en association avec la consommation de cannabis, est fonctionnellement importante dans le cerveau. »

Murphy a expliqué que la taille de l’échantillon de l’étude était petite – elle comprenait 24 hommes, la moitié ayant consommé du cannabis et l’autre non – et ne prenait pas en compte les facteurs confusionnels tels que le régime alimentaire, le sommeil et la pratique du sport, mais que les résultats devraient inciter à poursuivre les recherches.

« Compte tenu de la prévalence croissante du cannabis aux États-Unis et du nombre croissant d’États qui en ont légalisé l’usage, nous avons besoin d’études supplémentaires pour comprendre en quoi cette drogue affecte non seulement les fumeurs, mais aussi leurs enfants à naître », a déclaré M. Murphy. « Il y a une perception que le cannabis est bénin. D’autres études sont nécessaires pour déterminer si c’est vrai. »

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