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La weed cultivée par le gouvernement américain ne ressemble à rien

Le cannabis gouvernemental des USA

Prenez juste 10 secondes pour regarder la photo ci-dessus. Si vous avez déjà vu du cannabis, on vous pardonne de ne rien reconnaître. Ce bol de « weed » est en fait l’herbe que fait pousser le gouvernement américain à destination des patients fédéraux et des recherches scientifiques.

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Depuis la fin des années 60, le gouvernement américain impose que le cannabis utilisé dans les études scientifiques soit issu des plantations fédérales. Les scientifiques ont pourtant besoin d’un produit qui ressemble à ce qui est consommé. Mais selon le Washington Post, la weed gouvernementale ne ressemble en rien à de la weed.

C’est d’ailleurs de cela que se plaint Sue Sisley, scientifique qui veut mener une étude sur l’efficacité du cannabis médical pour les vétérans de guerre souffrant de syndrome de stress post-traumatique. Alors que la vraie weed est généralement volumineuse et verte foncée, la beuh gouvernementale est filandreuse et très claire. Elle est également pleine de branches et de tiges de cannabis, que ne consomment pas les amateurs de cannabis. « Ca ne ressemble pas à du cannabis, ça ne sent pas le cannabis » dit tout simplement Sisley.

C’est aussi l’avis de Jake Browne, critique cannabis pour TheCannabist. « En 20 ans de consommation de cannabis, je n’ai jamais vu quelque chose qui ressemble à ça. Les gens fument normalement les fleurs de la plante, mais vous voyez ici clairement des branches et des feuilles, des parties de la plante qui devraient être écartées. Fumer ça serait comme manger une pomme avec les pépins et la branche sur laquelle elle a poussé. »

Tout le cannabis fédéral est cultivé à l’Université du Mississippi, sous la supervision de l’Institut National sur l’Abus de Drogues (NIDA). L’été dernier, la DEA avait engagé une réforme pour permettre à d’autres structures de cultiver de la beuh à usage scientifique. Mais jusqu’ici, aucune n’a été approuvée.

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Le problème avec cette weed gouvernementale va au-delà de son apparence. Elle devrait normalement atteindre les 13% de THC, mais Sue Sisley l’a plutôt testée à 8%, alors que les weeds commerciales tournent davantage autour de 15 à 20% en moyenne, avec certaines atteignant les 30%. Il est donc difficile pour un chercheur de reproduire les effets du cannabis sur le corps avec des produits totalement différents de ceux consommés. Pas de Big Bud ou de White Widow en vue.

Cette weed n’est également pas testée aux pesticides ou à la moisissure, alors que la plupart des Etats américains ayant légalisé le font déjà avant de mettre une weed en vente. La beuh reçue par Sue Sisley avait d’ailleurs des niveaux de moisissures qui allaient bien au-delà des standards des Etats comme le Colorado ou Washington.

Le NIDA reconnaît bien volontiers qu’il y a un intérêt certain de la communauté scientifique d’avoir accès à une plus grande gamme de cannabis. Et promet de proposer bientôt des weeds à plus de 13% de THC. Notre avis est surtout qu’ils feraient bien d’embaucher un breeder et un grower !

Aurélien a créé Newsweed en 2015. Particulièrement intéressé par les régulations internationales et les différents marchés du cannabis, il a également une connaissance extensive de la plante et de ses utilisations.

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Etats-Unis : 3 millions de dollars de subventions pour étudier les cannabinoïdes comme alternative aux opioïdes

Cannabis en remplacement des cannabinoïdes

Le gouvernement fédéral américain a octroyé 3 millions de dollars de subventions pour la recherche sur les avantages thérapeutiques des cannabinoïdes, autres que le THC, comme solution de remplacement aux opioïdes délivrés sur ordonnance et ayant entraîné une grave crise aux Etats-Unis.

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Dans un avis publié le 18 septembre 2019, le National Institutes of Health (NIH) a expliqué pourquoi ces études étaient nécessaires et énuméré les bénéficiaires de subventions et les sujets sur lesquels ils étudieront. Les recherches incluent des tests sur l’utilisation du cannabidiol (CBD) pour le traitement de la douleur liée à l’arthrite, qui seront dirigées par la faculté de médecine de l’Université de New York.

«Le traitement de la douleur chronique repose largement sur les opioïdes, malgré leur potentiel de dépendance et de surdose et le fait qu’ils ne fonctionnent souvent pas bien s’ils sont utilisés à long terme», explique Helene Langevin, directrice du Centre National de santé complémentaire et intégrative (NCCIH). « Il existe un besoin urgent d’options plus efficaces et plus sûres ».

Au total, neuf subventions ont été octroyées. Le NIH a déclaré que ces fonds aideraient à identifier d’autres options de traitement de la douleur et fourniraient des informations sur l’impact de la consommation de composés du cannabis tels que le CBD et d’autres cannabinoïdes moins connus, ainsi que des terpènes trouvés dans la plante.

« La plante de cannabis contient plus de 110 cannabinoïdes et 120 terpènes, mais le seul composé étudié de manière approfondie est le THC », indique le communiqué de presse.

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Bien que le THC soit connu pour traiter certaines formes de douleur, le NIH craint que ses effets intoxicants ne limitent son applicabilité médicale.

« Le THC peut aider à soulager la douleur, mais sa valeur en tant qu’analgésique est limité par ses effets psychoactifs et son potentiel d’abus », a déclaré David Shurtleff, directeur adjoint du NCCIH. « Ces nouveaux projets examineront des substances du cannabis qui ne présentent pas les inconvénients du THC, en examinant leur activité biologique de base et leurs mécanismes d’action potentiels en tant qu’analgésiques. »

Les agences de santé fédérales ne sont pas les seules institutions intéressées à en apprendre davantage sur les composés du cannabis autres que le THC. Le 18 septembre 2019, un comité sénatorial a publié un rapport de dépenses dans lequel il était recommandé de mener des recherches sur le CBD et le cannabigérol (CBG) tout en critiquant le système fédéral de classification des drogues qui empêche actuellement de telles recherches.

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