Ivre ou défoncé ? Les scientifiques ont compris quel type de sexe est le meilleur

Différences entre sexe sous alcool et cannabis

Alors qu’on n’était pas vraiment au courant qu’un débat faisait rage au sein de la communauté scientifique pour savoir si une partie de jambes en l’air était meilleure lorsqu’on a bu ou lorsqu’on a fumé, des chercheurs de la New York University se sont dévoué pour répondre à cette question épineuse, et étudier par la même occasion si la consommation de cannabis pouvait entraîner des comportements sexuels à risques.

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« Avec le cannabis qui devient de plus en plus accepté aux Etats-Unis, il est important d’observer les expériences sexuelles et les comportements à risques associés à l’usage de cannabis pour faire de la prévention et réduire les risques » a déclaré le Professeur Joseph Palamar, responsable de l’étude.

Pour ce faire, 24 volontaires hétérosexuels ont été recrutés et ont pris part à des entretiens sur leurs expériences sexuelles sous l’influence de l’alcool ou du cannabis. Ce n’est bien sûr pas une étude nationale, mais le propos était plus de recueillir des témoignages préalables à des recherches quantitatives.

L’alcool change la perception du partenaire

Les répondants ont rapporté à une écrasante majorité que l’alcool tendait à affecter négativement le choix du partenaire, en abaissant les standards de sélection de la personne avec qui ils allaient coucher, en termes de caractère et d’apparence. Avec le cannabis, cela ne semblait pas être un problème.

« Avec la weed, je sais avec qui je me réveille. Avec la boisson, tu ne sais pas. Une fois que tu commences à boire, tout le monde est beau » a déclaré une jeune femme de 34 ans.

L’usage de cannabis était également plutôt associé à du sexe avec des personnes que le répondant connaissait déjà (petit(e) ami(e) par exemple), alors que l’alcool engendre plus de « découvertes » selon l’étude.

Le sexe ivre déçoit souvent, contrairement au sexe défoncé

L’étude relevait également que les sentiments les plus communément ressentis après du sexe alcoolisé étaient le regret et la honte, à la différence d’une relation sexuelle sous cannabis.

Ces émotions négatives sont probablement dues, au moins en partie, à une relation spontanée avec des personnes inconnues (ou vite fait quoi, vous aurez compris).

Le sexe sous alcool peut rendre malade, le sexe sous cannabis rend distrait

Selon l’étude, des nausées, des vertiges ou des sensations d’être malade ont été plusieurs fois reportées par les personnes ayant eu des relations sexuelles sous alcool. Un des participants a d’ailleurs confié s’être endormi ivre pendant l’acte. Un autre, qu’il avait dû s’arrêter plusieurs fois pour aller se soulager l’estomac #glam.

Côté canna, peu d’effets secondaires. Un des répondants a néanmoins dit avoir moins de motivation pour le sexe après avoir fumé. Un autre qu’il était moins concentré lorsqu’il était stone.

Les deux substances ont cependant également été décrites comme causant des problèmes de dysfonction sexuelle. Le cannabis était lié à des sécheresses vaginales par exemple, et l’alcool à des problèmes érectiles.

Le plaisir est meilleur sous cannabis

L’étude a trouvé que l’alcool tendait à engourdir les sensations alors que le cannabis les augmentait. Cet engourdissement est associé à des relations sexuelles plus longues, mais pas forcément dans le bon sens du terme.

« Cela dure parfois trop longtemps » a répondu une des jeunes filles. « Comparé à quand vous êtes défoncé, c’est tellement bon et ça peut durer un peu moins longtemps ».

Les orgasmes seraient aussi plus forts sous cannabis, en partie parce que les actes eux-mêmes sont « plus lents, plus tendres, plus passionnés, et impliquent plus de sensations et de sensualité que l’alcool ».

Le sexe bourré est plus risqué

Lorsqu’on regarde les conclusions sur les comportements sexuels à risques, le Pr Palamar et ses collègues ont trouvé que la majorité des participants ressentaient que l’alcool était plus dangereux, sexuellement parlant.

Les participants à l’étude ont déclaré que leur jugement diminuait davantage avec l’alcool qu’avec le cannabis, et qu’ils avaient plus tendance à être sujets à des black-outs ou à oublier avec qui ils étaient, ce qu’ils faisaient ou s’ils utilisaient une protection.

Les participants ne notaient pas avoir ce problème avec le cannabis et se sentaient plus en contrôle en ayant fumé. Un des participants a d’ailleurs noté que sa consommation de cannabis le rendait moins susceptible de s’engager dans des comportements à risques du fait d’une légère paranoïa.

Des conclusions intéressantes

D’un point de vue de santé publique, les conclusions sont intéressantes. Tout d’abord, l’étude confirme une chose déjà largement documentée : l’alcool est souvent associé à des comportements sexuels à risque. Risques de grossesses, maladies sexuellement transmissibles, mais aussi rapports non-désirés sont apparus dans les verbatims des participants (d’une participante pour être précis dans le cas de l’agression sexuelle).

Ces conséquences négatives apparaissent être moins prononcées avec l’usage de cannabis. D’autres études ont d’ailleurs également montré que les violences domestiques avaient tendance à diminuer parmi les couples qui fumaient du cannabis par exemple.

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