Etats-Unis : Fin du monopole public pour la recherche sur le cannabis
Fini le cannabis épouvantable cultivé par le gouvernement américain. L’agence anti-drogues américaine vient d’autoriser deux entreprises privées à cultiver la plante, afin de le fournir aux scientifiques pour leurs recherches. Groff North America Hemplex et Biopharmaceutical Research Company (BRC) ont toutes les deux commencé leurs récoltes.
Aux Etats-Unis, les scientifiques ne peuvent pas étudier n’importe quelle fleur de cannabis : elle doit obligatoirement leur être fourni par le gouvernement, via la Drug Enforcement Administration (DEA). Cette agence passe par un institut public pour cultiver du cannabis. Problème : on n’a quasiment jamais vu du cannabis d’aussi piètre qualité.
La DEA met donc fin à 50 ans de monopole public sur la recherche cannabique. Ces dernières années, de nombreux scientifiques le réclamaient. « Ces avancées sont là grâce à tout le bruit que fait le monde du cannabis depuis plusieurs dizaines d’années », salue George Hodgin, le patron de BRC, joint par Marijuana Moment. Son entreprise vient d’achever sa toute première récolte, en novembre. Elle est en ce moment en phase de contrôle. Si tout va bien, la récolte pourra être vendue à la DEA, qui la distribuera ensuite aux chercheurs.
« Le but de cette première récolte est de prouver à la DEA que c’est tout-à-fait faisable. Nous voulons devenir un de leurs fournisseurs, une fois que le rythme de croisière sera trouvé », espère le patron d’une entreprise mandatée par Groff pour cultiver du cannabis.
Les Etats-Unis veulent rattraper l’avance d’Israël
La DEA permet également une augmentation des quotas de production. En 2022, elle permettra de faire pousser jusqu’à 3,2 tonnes de cannabis. C’est presque deux fois plus qu’en 2021, où elle avait fixé la limite à 2 tonnes.
Lorsque la photo du cannabis « gouvernemental » avait fuité en 2017, elle avait fait beaucoup rire – Newsweed compris. Mais c’était un rire jaune, puisque ce même « cannabis » termine sur le bureau des chercheurs pour qu’ils trouvent de nouveaux traitements. Sue Sisley, une des scientifiques, étudie justement le rôle du cannabis pour les vétérans de guerre souffrant de stress post-traumatique.
Beau joueur, l’institut public qui faisait pousser ce semblant de cannabis a qualifié de « positif » cette ouverture aux entreprises privées. Cela permettra aux chercheurs de travailler dans de meilleures conditions. Et, in fine, cela devrait redonner un coup de fouet à la recherche cannabique américaine. Ces dernières années, Israël a pris beaucoup d’avance dans le domaine.
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