Des experts belges demandent une légalisation sociale du cannabis

Légalisation sociale Belgique

Trois experts belges publient un ouvrage  encourageant une mise en place sociale de la légalisation du cannabis.

Une approche sociale non mercantile

L’économiste Paul de Grauw, le criminologue Tom Decorte et le toxicologue Jan Tytgat proposent un plan détaillé d’un système social de légalisation du cannabis en Belgique.

Les trois personnalités suggèrent d’abord une refonte de la législation actuelle. La Belgique autorise la possession jusqu’à trois grammes sur soi et un plant de cannabis. Ils proposent une autorisation de l’autoculture jusqu’à 6 pieds chez soi ou 6 pieds par personne en cannabis social club. « Il faut envisager une certaine légalisation, car la politique de répression a échoué et la consommation est plus forte que jamais ».  Les trois auteurs excluent la mise en place d’une industrie récréative mais préconisent des entreprises spécialisées dans le cannabis médical.  « Sur ce sujet, les politiques ont souvent reproché aux scientifiques d’être vagues ou rêveurs , ici c’est concret. En tous cas nous avons voulu mettre sur la table des propositions concrètes. »

Les cannabis social clubs ou le monopole public plébiscités

Le cannabis social club serait un modèle à développer selon les auteurs. A l’image du cannabis social club « Bon Pied bonne herbe », acquitté le 29 novembre par le tribunal de Tournai, ces associations semblent avoir de l’avenir. Les  auteurs souhaitent que chaque membre d’un cannabis social club puisse avoir 6 plants par culture commune. Ces organisation non lucratives n’auraient pas le droit d’organiser des événements ni de vendre leur récolte.

Pour le moment le cannabis social club « bon pied bonne herbe » est encore sous le coup de la justice, puisque le procureur a fait appel de la décision des juges.

Si l’alternative des cannabis socials club ne convient pas aux autorités belgesn Tom de Corte en propose une autre « On pourrait imaginer un monopole public, un peu comme en Suède pour l’alcool, qui est distribué par un organisme public ».  En cas de distribution sous monopole public, l’économiste Paul de Grauw suggère une taxe qui freinerait la baisse du coût du cannabis.

L’ouvrage Cannabis onder controle  n’est pas encore traduit en Français, il devrait arriver en librairie courant du mois de février et coûtera 20€ .

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