Récolte du cannabis
La récolte est l’étape la plus attendue du cultivateur et l’une des plus décisives pour la qualité finale des fleurs. Trop tôt, les cannabinoïdes n’ont pas atteint leur plein potentiel. Trop tard, le THC se dégrade en CBN et les effets changent de nature. Le timing est tout.
Quand récolter le cannabis ?
Deux indicateurs font référence chez les cultivateurs expérimentés :
Les pistils : les filaments blancs des fleurs femelles brunissent et se rétractent à maturité. Quand 70 à 90% des pistils sont devenus orangés ou bruns, la récolte approche.
Les trichomes : examinés à la loupe ou au microscope, ces glandes résineuses évoluent du transparent au laiteux puis à l’ambré. La fenêtre idéale de récolte se situe quand la majorité des trichomes est laiteuse, avec une minorité d’ambrés — un ratio qui varie selon l’effet recherché : plus d’ambrés pour un effet sédatif, plus de laiteux pour un effet plus énergisant.
En extérieur dans l’hémisphère nord, la récolte intervient généralement entre mi-septembre et fin novembre, selon la génétique et la latitude.
Comment récolter le cannabis ?
La plante est coupée à la base, en manipulant le moins possible les fleurs pour préserver les trichomes. Les branches sont ensuite séparées et le gros du feuillage éliminé lors du trimming, manuel pour un résultat de qualité, mécanique pour les grosses productions.
Le séchage
Après la coupe, les branches sont suspendues tête en bas dans un espace sombre, bien ventilé et peu humide (50-60% d’hygrométrie, 18-22°C). Le séchage prend 10 à 14 jours. Trop rapide, il dégrade les terpènes et donne un goût âcre à la combustion. Trop lent, il favorise les moisissures.
Le curing
Étape souvent négligée, le curing consiste à placer les fleurs séchées dans des bocaux hermétiques pendant 2 à 8 semaines, en les aérant quotidiennement les premières semaines. Il affine les arômes, améliore la saveur et stabilise l’humidité résiduelle pour une conservation optimale.

