Césars : Robin Campillo, réalisateur de 120 BPM, appelle à la réforme de la loi de 1970

Campillo et la loi de 1970

Les Césars 2018 ont largement récompensé le film 120 Battements Par Minutes, qui retraçait une partie de la lutte d’Act Up contre le SIDA et pour la prise en charge des malades, avec 6 distinctions dont celle du meilleur film.

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Certains récompensés ont profité de leur 2 minutes 30 de présence sur scène pour revenir sur les polémiques actuelles : harcèlement sexuel, accueil des migrants, gênance de la cérémonie…

Dans son discours de remerciement pour le meilleur scénario original, Robin Campillo n’a pas oublié par où il était passé, à savoir le militantisme, et a appelé notamment à la réforme de la loi de 1970, qui prohibe aujourd’hui notamment l’usage (possession et consommation) de cannabis.

« A Cannes, dans la salle alors que je regardais le film, j’ai eu l’impression que tous les thèmes dont on parlait à l’époque, c’est-à-dire les toxicos, les prostituées, les étrangers […] sont toujours 25 ans après d’actualité. »

« Et tous ces thèmes-là par exemple sur la question de la toxicomanie, on dit maintenant des usagers de drogue, effectivement dans les années 90 il y a eu des programmes d’échange de seringues qui ont permis de faire baisser drastiquement le taux de séroprévalence chez les toxicos, mais on reste dans la loi de 1970, c’est-à-dire que c’est l’interdit absolu, qu’on est vraiment dans le tout répressif, et qu’on continue de mettre en danger les usagers de drogue, et il n’y a aucune efficacité sur les trafics. »

Robin Campillo égratigne aussi au passage la loi sur la pénalisation des clients de la prostitution, entraînant une plus grande précarité des travailleurs et travailleuses du sexe, sans les protéger davantage du VIH, ainsi que la future loi sur les migrants qui va « être encore pire que ce qu’il se passe maintenant ».

Le réalisateur a rappelé l’existence d’associations, par exemple d’usagers de drogues, et a fini son intervention en disant qu’il « est temps de les entendre parce que comme il y a 25 ans, silence = mort. »

Newsweed vous propose de revoir son discours ci-dessous.

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