Suivez-nous

Cannabis en France

Quelles sont les associations militant pour le cannabis en France ?

Associations cannabis France

Le tissu militant d’un pays est important pour sensibiliser la population sur l’évolution possible des lois. Aux Etats-Unis, les changements de lois fédérales sur le cannabis ont été déclenchés par la mobilisation des mouvements militants, qui ont sensibilisé les instances décisionnelles sur leur cause. En France, certaines initiatives sont d’ores et déjà médiatisées, la marche mondiale du cannabis ou l’appel du 18 joint par exemple, à un niveau moindre mais grandissant. Mais on serait bien incapable de citer le nom des organisateurs.

PUBLICITE

Quelles sont donc les associations militantes sur le cannabis en France et comment peut-on les aider ?

Associations militantes pour le cannabis en France

Cannabis sans frontières

Cannabis sans frontières (CSF) est une association de loi 1901 qui agit contre la prohibition du cannabis et la politique de répression liée. Fondée e, 2009 notamment par Farid Ghehiouèche, le visage de l’association, CSF a présenté une liste aux élections européennes en 2009 et 2014 et a récolté 0.24% des voix, et aux législatives de 2012 dans l’Essonne pour 0.42% des voix. CSF se représentera pour les régionales 2015.

Leur site > http://cannabissansfrontieres.org/
Leur page Facebook > https://www.facebook.com/csflactu

Chanvre et libertés

Chanvres et libertés est une association de loi 1901 créée en 2013. Issue de la fusion de plusieurs associations (CIRC Nord-Est, NORML France et Chanvre et Violettes), Chanvre et libertés veut faire évoluer le statut légal du cannabis en Francem, avec l’expertise des usagers et de professionnels de la santé et du droit. L »association fédère également des organisations locales comme Cannabis sans Frontières et certains CIRC.

PUBLICITE

Leur site > http://www.chanvrelibertes.org
Leur page Facebook > https://www.facebook.com/chanvrelibertes

CIRC

Le CIRC est le Collectif d’Information et de Recherche sur le Cannabis, association sous loi 1901 créée en 1991. Elle diffuse à but préventif toutes les informations relatives au cannabis afin de réduire les risques liés à la consommation de drogue. Elle regroupe plusieurs CIRC locaux : Paris, Nantes, Lyon, Marseille, Bretagne et Midi-Pyrénées.

Leur site > http://www.circ-asso.net/
Leur page Facebook > https://www.facebook.com/CIRC-104843282886674/

Association de prévention sur le cannabis

ASUD

L’Auto-Support des Usagers de Drogues, créé en 1992, ne se limite pas qu’au cannabis. Il promeut la réduction des risques auprès des usagers et ex-usagers de drogues tout en soutenant toute personne prise en charge par le système sanitaire et social pour des questions relatives à son usage de drogues. L’ASUD milite également pour la réforme des lois sur le cannabis en France.

PUBLICITE

Leur site > http://www.asud.org/
Leur page Facebook > https://www.facebook.com/ASUDJournal

Association « filiale » d’une association américaine

NORML France

La National Organization for the Reform of Marijuana Laws (NORML) a été fondée en 1970 aux Etats-Unis. Elle a été un grand acteur dans les premières dépénalisations du cannabis et a accompagné les mouvements de légalisation. La NORML France a fusionné avec l’association Cannabis et Libertés en 2013.

Mères pour la marijuana

L’association Mères pour la marijuana est le pendant français de l’association américaine Moms for marijuana. Mères pour la marijuana est une association de parents qui entend sensibiliser les autres parents sur le devenir du cannabis et combat l’ignorance autour de cette plante.

Leur page Facebook > https://www.facebook.com/M%C3%A8res-pour-la-Marijuana-France-151590471679963/

Association pour le cannabis des autres pays francophones

Bloc Pot (Canada)

Le Bloc Pot est un parti politique québécois crée en 1998. Leur objectif est de mettre fin à la prohibition du cannabis et de tendre vers la légalisation. Le parti n’a pas encore réussi à élire de députés à l’Assemblée nationale du Québec.

Leur site > http://blocpot.qc.ca/
Leur page Facebook > https://www.facebook.com/partiblocpot

Trekt Uw Plant (Belgique)

Trekt Uw Plant ou Tire Ton Plant en français est une association belge créée en 2006. Elle veut démontrer que la légalisation de la culture du cannabis est possible en Belgique.

Leur site > http://www.trektuwplant.be/

Comment aider ces associations ?

Il y a 3 moyens d’aider ces associations :

  • les suivre sur les réseaux sociaux et relayer leurs publications. Cela leur donne du poids et fait passer leur message.
  • les soutenir financièrement. Les cotisations et les dons sont très importantes pour elles. C’est ce qui leur permet de communiquer, créer des événements et prendre de l’ampleur.
  • devenir membre. Sans membre, les associations n’existent pas.

Vous êtes une association et nous vous avons oublié ? Vous souhaitez compléter ou ajouter une information ?
Contactez nous !

Aurélien a créé Newsweed en 2015. Particulièrement intéressé par les régulations internationales et les différents marchés du cannabis, il a également une connaissance extensive de la plante et de ses utilisations.

3 Commentaires

3 Commentaires

  1. Sebastien Sombre

    24 septembre 2016 à 13 h 36 min

    Et les cannabis sociaux Club avec les amis du cscf ? Pfff bien ce qui vous arrange ! http://www.lesamisducscf.com/

    • NewsWeed

      24 septembre 2016 à 15 h 53 min

      Bonjour Sébastien. Pourquoi cette réaction enfantine ? Qu’est-ce qui nous arrange ?
      La dernière phrase de notre article est : « Vous êtes une association et nous vous avons oublié ? Vous souhaitez compléter ou ajouter une information ? Contactez nous ! »

      Je ne suis pas sûr que votre intervention soit réellement un moyen de nous contacter et de vous présenter favorablement, ou engageante pour les gens qui voudraient vous rejoindre…

    • NewsWeed

      24 septembre 2016 à 15 h 55 min

      Je me permets également d’ajouter que nous vous avons déjà contacté, sans réponse.

Vous devez être connectés pour poster un commentaire Connexion

Laisser un commentaire

Cannabis en France

Quelle efficacité pour le futur « plan stup' » en France ?

Efficacité du plan anti-stups en France

Edito. 4 ministres étaient réunis ce matin à Marseille pour annoncer la mise en place d’un nouveau plan anti-stupéfiants en France. Grande oubliée de cette réunion ? La ministre de la Santé. Le ton était donné, le cannabis n’est qu’un enjeu répressif. Regroupé autour de 6 thèmes principaux et 55 mesures, l’objectif (louable) est de mettre un grand coup au trafic de drogues en France. Mais si 50 ans de prohibition ont échoué, comment faire ? Passer la « vitesse supérieure » nous dit Castaner.

PUBLICITE

Pour nous qui croyions fortement à l’efficacité de l’amende Poulliat, dont on nous promettait qu’elle allait permettre de déporter les forces de police sur la lutte contre le trafic, c’est une déconvenue certaine. Elle n’est d’ailleurs toujours pas en application, comme l’expliquait ce matin David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale sur France Info, qui n’y voit qu’un « outil », à condition de « pouvoir encaisser [et] prélever cette amende ». Dommage de ne pas y avoir pensé plus tôt. Nicole Belloubet a précisé plus tard qu’elle le serait courant 2020.

55 mesures donc, et aucun objectif de fixé. Ce sera ainsi plus facile de communiquer sur la réussite de ce plan, qui va à rebrousse-poil de tout un contexte international. Tout le monde connaît évidemment la situation du cannabis en France : pays le plus répressif et premier consommateur de cannabis en Europe.

Alors que l’échec de la répression sur la consommation de drogues est désormais internationalement reconnu, que le Luxembourg va légaliser le cannabis, que les Pays-Bas passent en partie à une production nationale encadrée et régulée, que le Portugal a dépénalisé toutes les drogues en 2001, comme tous nos voisins ensuite, alors même que notre ministre de l’Intérieur était un fervent défenseur de la légalisation du cannabis, alors que 33 Etats américains ont légalisé le cannabis médical et 11 le cannabis récréatif, que le Canada et l’Uruguay l’ont fait, que le Mexique et l’Afrique du Sud ont déclaré son interdiction inconstitutionnelle et sont en train de légiférer, l’exécutif français n’a finalement qu’un mot à la bouche : répression.

Omo lave plus blanc que blanc

La future répression à l’égard des trafics s’appuiera notamment sur ces 6 grands points :

PUBLICITE
  • remplacer l’OCRTIS par l’Ofast, pour « oublier » les nombreuses affaires d’importations illégales de cannabis. Le nouvel organe sera muni de 150 enquêteurs et de 16 antennes territoriales
  • renforcer la remontée d’informations sur l’état du marché, à la fois statistique via la MILDECA (qui a déjà du mal à dissocier chanvre et cannabis) et pragmatique via par exemple des cartographies des points de deal
  • création d’un plan-poucave, pour dénoncer plus facilement le dealer le plus chaud de ta région
  • saisir davantage les biens des mis en examens
  • renforcer la coopération internationale, notamment avec le Benelux. Ce sera peut-être l’occasion de regarder du côté des Pays-Bas et du Luxembourg.
  • et globalement augmenter les budgets dédiés à la lutte contre les trafics

Hormis les innovations techniques et les nouvelles techniques d’enquête, le plan reste sur la même ligne que ces 50 dernières années. La prévention sera adressée via les risques sanitaires et pénaux. Et la prise en charge des addictions évacuée au grand plan 2018-2022 qui ne promettait là aussi rien de nouveau. La lutte contre les stupéfiants coûtait déjà 680 millions d’euros par an en France, sans 1 seul centime de gain. Même Hadopi n’en avait pas rêvé.

Et pourtant, un échec couru d’avance

S’il est aussi typiquement Français de jouer les oiseaux de mauvaise augure, voici ce qui pourrait nous mettre objectivement sur la piste d’un énième échec de politique publiques des drogues en France :

  • La répression échoue depuis 50 ans en France.
  • Christophe Castaner ne croit pas à son plan. Il le disait lui-même il y a tout juste 4 ans à propos du trafic de cannabis : « c’est pas la sanction qui empêche le trafic ».
  • le Mexique, qui a envoyé l’armée contre les cartels et lancé une guerre à la drogue qui a fait plus de 100 000 morts, finit par légaliser.
  • plus un produit est prohibé, plus il est intéressant pour le marché noir. C’est en tout cas la conclusion d’une étude belge sur les trafics en Belgique.
  • les circuits d’acquisition du cannabis ne se limitent plus au four. La mesure 13 du plan propose d’ailleurs d’engager une réflexion « pour améliorer la surveillance du vecteur postal ». Si c’était toutefois la seule…
  • le succès d’une politique de répression ne peut seulement se réjouir d’une hausse des saisies. Ce chiffre ne veut rien dire. Tout au plus il dénote d’un regain d’activité des Douanes. Mais sans savoir ce qui n’est pas saisi, ce chiffre ne sert qu’à se regarder le nombril. 500 tonnes sont consommées chaque année en France. Se féliciter d’en avoir arrêté 100, sans non plus préciser si elles étaient destinées au marché français, n’est que du chiffre. Pas de l’efficacité.
  • si tant est que l’offre se raréfie, et c’est fortement improbable désormais, le seul consommateur en fera les frais : produits plus chers, plus coupés, plus forts, cartouches de THC avec des diluants mortels, cannabinoïdes synthétiques… Mais pas moins disponibles

« La France ne sera pas le terrain de jeu des trafiquants », a conclu le ministre en fin de présentation. Tous ces éléments, et les quelques 50 dernières années dans le monde, nous poussent au contraire à croire que les seuls gagnants de ce plan anti-stups seront bien les trafiquants.

Continuer la lecture

Trending

Ne manquez aucune news, abonnez-vous à notre newsletter !

1 newsletter par semaine, pas de pub !

0