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Cannabis médical

Premier jour du programme de cannabis médical de l’Etat de New York

Légalisation du cannabis médical à New York

23 Etats américains disposent maintenant de programmes de cannabis médical. Les New Yorkais souffrant de cancer, du SIDA, de Parkinson ou d’autres maladies qualifiantes pourront obtenir du cannabis médical dès ce matin, 18 mois après que le législateur a passé ce qui est considéré comme l’un des programmes de cannabis médical les plus stricts du pays.

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Le programme commence lentement : seulement 150 médecins ont complété les inscriptions requises pour pouvoir délivrer des prescriptions, et seulement 8 dispensaires parmi les 20 autorisés ouvriront aujourd’hui. Les 12 autres dispensaires devraient ouvrir d’ici la fin du mois.

A lire : Les Etats américains qui ont légalisé le cannabis médical ou récréatif

« Nos pharmaciens sont prêts », confie Nicholas Vita, CEO de Columbia Care NY, qui ouvre son premier dispensaire cette semaine près de Union Square à Manhattan. D’autres suivront dans les comtés du Suffolk, de Clinton et de Monroe, tous dans l’Etat de New York. « Notre produit est prêt. Il a été testé par l’Etat et validé ».

Interdiction de fumer du cannabis médical

Pour pouvoir obtenir du cannabis thérapeutique, une personne doit souffrir d’une des maladies qualifiantes, obtenir une prescription d’un médecin autorisé et postuler pour l’obtention d’une carte délivrée par le Département de la Santé. Les médicaments seront vendus sous forme de capsule, d’huile ou de Green Dragon (une boisson alcoolisée contenant du cannabis macéré) pouvant être vaporisées ou utilisées avec des inhalateurs. L’Etat ne permet pas de fumer du cannabis médical.

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Les noms des médecins autorisés à délivrer des prescriptions sont pour l’instant détenus par l’Etat. Le Département de la Santé mettra bientôt en ligne une liste des praticiens désireux d’être identifiés publiquement.

L’approche prudente de l’Etat vise à répondre aux préoccupations concernant le risque que le cannabis soit détourné pour un usage récréatif. « Notre programme assure la disponibilité de produits pharmaceutiques au cannabis pour les patients certifiés et établit un contrôle strict pour protéger la santé publique et la sécurité », a déclaré hier Howard Zucker, Commissaire à la Santé.

De nombreuses frustrations

Beaucoup de patients et de partisans du cannabis médical ont exprimé leur frustration du délai de mise en place de 18 mois, mais aussi des restrictions sur le nombre de dispensaires et les conditions qualifiantes pour accéder au programme. L’association Drug Policy Alliance, qui milite pour la fin de la guerre contre les drogues, s’inquiète aussi qu’une partie des patients devront attendre encore avant de recevoir leur traitement à cause des retards dans l’ouverture des 20 premiers dispensaires.

« Même avec 20 dispensaires, il y aura des problèmes d’accès aux patients » dit Julie Netherland, directrice ajointe de la Drug Policy Alliance. « Je sais que tous les Etats ont une période de mise en place. Mais pour nous, cela révèle les problèmes du programme. La plus grande question est de savoir si les patients auront vraiment accès à leur traitement. Le programme ne peut pas être déclaré fonctionnel sans ça ».

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Le Département de la Santé de l’Etat de New York a demandé à 5 entreprises triées sur le volet de produire et fournir les médicaments, ainsi que de proposer une solution de livraison pour les patients qui ne peuvent se déplacer dans les dispensaires.

4 dispensaires sont prévus à New York City, plus 4 autres dans sa périphérie. Les 12 autres sont répartis dans l’Etat.

Aurélien a créé Newsweed en 2015. Particulièrement intéressé par les régulations internationales et les différents marchés du cannabis, il a également une connaissance extensive de la plante et de ses utilisations.

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Cannabis médical

L’Europe approuve la mise sur le marché de l’Epidiolex

La Commission Européenne a approuvé l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de l’Epidyolex, le nom européen de l’Epidiolex, comme traitement d’appoint des crises associées au syndrome de Lennox Gastaut (LGS) ou au syndrome de Dravet, associé au clobazam, chez les patients âgés de deux ans et plus.

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Le médicament à base de cannabis pourra ainsi être vendu dans toute l’Europe et au Royaume-Uni. Les mauvaises langues diraient « sauf en France », eu égard à l’histoire compliquée du Sativex, mais l’Epidiolex est déjà prescrit et distribué en ATU, à la différence du Sativex qui n’a jamais trouvé de voie légale d’accès aux patients français.

L’Epidiolex / Epidyolex est une solution buvable de CBD naturel dosée à 100mg/mL, à base d’huile de sésame et à l’arôme fraise.

« L’approbation de l’Epidyolex marque une étape importante et offre aux patients et à leurs familles le premier exemplaire d’une nouvelle classe de médicaments contre l’épilepsie et le premier et unique médicament à base de CBD approuvé par l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) à traiter deux formes d’épilepsie sévère mettant en jeu le pronostic vital » a déclaré Justin Gover, directeur général de GW Pharmaceuticals. « Cette approbation est le fruit de nombreuses années de dévouement et de collaboration entre GW, les médecins et la communauté de l’épilepsie. Nous pensons que les patients et les médecins méritent d’avoir accès à des médicaments à base de cannabis rigoureusement testés et évalués, fabriqués selon les normes les plus strictes et approuvées par les autorités de réglementation du médicament. Nous sommes ravis d’être le premier à proposer cette solution au monde de l’épilepsie. »

L’AMM européenne de l’Epidiolex vient après les résultats de quatre essais contrôlés randomisés de phase III. Ces études cliniques intègrent les données de plus de 714 patients atteints du syndrome de LGS ou de Dravet, deux formes rares d’épilepsie caractérisées par des taux de morbidité et de mortalité élevés, et qui constituent un fardeau important pour les familles et les soignants. De nombreux patients atteints du syndrome de LGS ou de Dravet ont plusieurs crises par jour, ce qui les expose à un risque permanent de chutes et de blessures. Malgré le traitement médicamenteux antiépileptique actuel, ces deux formes d’épilepsie sévères demeurent très résistantes au traitement.

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Associé à d’autres traitements antiépileptiques, l’Epidyolex a considérablement réduit la fréquence des crises épileptiques chez les patients atteints de LGS et du syndrome de Dravet. Les effets indésirables les plus couramment observés chez les patients traités avec le médicament ont été la somnolence, une perte d’appétit, une diarrhée, une pyrexie, une fatigue et des vomissements. Le programme de développement de GW représente la seule évaluation clinique contrôlée d’un médicament à base de cannabinoïdes pour les patients atteints de LGS et du syndrome de Dravet.

L’Epiodiolex a été approuvée par la Food and Drug Administration américaine en juin 2018 pour le traitement des convulsions associées au syndrome LGS ou au syndrome de Dravet chez les patients âgés de 2 ans et plus. La Drug Enforcement Administration (DEA) américaine a donné son feu vert à l’Epidiolex trois mois seulement après son approbation par le régulateur américain.

Le traitement est vendu 32 500 dollars par an aux États-Unis, à un prix comparable à celui des autres produits contre l’épilepsie disponibles sur le marché. Les indications pour le remboursement ne sont pas encore connues

L’Epidiolex et l’Epidyolex sont tous deux produits au Royaume-Uni.

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