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La weed dans les séries TV

Weed dans les séries

Le cannabis est partout, et sa culture aussi. Alors que la weed se légalise petit à petit dans le monde, le sujet devient moins tabou. L’occasion pour les industries hollywoodiennes (ou anglaises et françaises) de s’intéresser d’un peu plus près à la substance. Voici un classement non-exhaustif des séries télévisées qui traitent de la ganja.

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1) Weeds

Je ne pouvais pas commencer ce classement sans parler de LA série sur le thème du cannabis. Même si la série commence un petit peu à se faire vieille (elle s’est terminée en 2012), Weeds se concentre sur une mère, Nancy Botwin, qui élève ses deux enfants seule dans une banlieue californienne, obligée de dealer du cannabis après la mort tragique de son mari. On rentre dans le quotidien d’une femme qui devient, contre son gré, dealeuse en herbe, avec beaucoup de rebondissements et d’humour.

A lire : Weeds

2) Californication

Cette série suit le quotidien de Hank Moody, un écrivain ayant connu le succès, mais qui, du jour au lendemain, se retrouve seul et déprimé, confronté au syndrome de la page blanche. On retrouve ici le « cliché » de la crise de la quarantaine : Beaucoup d’alcool, de sexe, et de weed. Une série cocasse et déjantée.

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3) Skins

La série anglaise 100% ado, party and drugs. Dans cette série pour ados, les substances illicites pullulent. Le cannabis, la cocaïne, la MDMA… tout est banalisé. Cette série montre une vision de la weed différente des deux séries précédents. Elle insiste sur la consommation de drogue chez les adolescents : première latte, amusement, nécessité, tester ses limites… Le cannabis est présenté comme une échappatoire pour oublier les problèmes que rencontrent les adolescents (problèmes familiaux, problèmes de couple, le lycée…). Les personnages tournent autour de la drogue, qui rythme leur mode de vie.

4) Misfits

Une autre série d’outre-Manche dans le milieu des jeunes amateurs de substances illicites. Misfits introduit cinq jeunes (Nathan, Curtis, Kelly, Simon et Alisha) condamnés à des travaux d’intérêt généraux. Au premier jour de TIG, un orage éclate, la foudre frappe les jeunes délinquants, et leur donne des super-pouvoirs. Au-delà de ces apprentis X-men, la série parle beaucoup de la drogue version récréative et du deal (Curtis était dealer avant de se faire attraper).

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5) Cannabis

Cannabis est une fiction courte de six épisodes qui a été diffusée sur Arte. Elle porte sur le trafic de shit entre le Maroc , la plaque tournante de Marbella et la banlieue parisienne.

A lire : « Cannabis » La nouvelle série d’Arte

6) South Park

South Park est la meilleure série d’animation de tous les temps. Elle suit quotidiennement quatre enfants de 8 ans (Stan, Kyle, Kenny et Cartman) dans une petite ville du Colorado, près des montagnes Rocheuses, à qui il arrive tout un tas d’aventures loufoques. Beaucoup de critiques, notamment de la société de consommation américaine, de faits d’actualités et de leçons de morale dans une ambiance sarcastique, loufoque, parodique et surtout drôle. Concernant le cannabis deux épisodes sont notables :

  • Servietsky (saison 5) : Servietsky est une serviette intelligente crée par des extra-terrestres. Mais un jour, il découvre le cannabis et en devient accro. Dans cet épisode, il ne se passe pas deux minutes où Servietsky ne tient pas un joint dans la main et/ou est défoncé, avec sa célèbre phrase « On s’fume un pétard? ». Il croit que le cannabis va augmenter ses facultés intellectuelles alors que c’est tout le contraire. Ce sont des enfants qui vont interdire à la serviette de fumer du cannabis. C’est un des meilleurs épisodes de la série, où le cannabis est traité avec ironie, humour et prévention.

  • Poulet Frit Médicinal (saison 14) : Cet épisode également est très intéressant puisqu’il est sorti en 2010, l’année où l’Etat du Colorado a légalisé le cannabis médical. On y voit Randy, le père de Stan, qui découvre que le KFC de la ville a été remplacé par un dispensaire de cannabis thérapeutique. Interdit sans prescription médicale, il va attraper un cancer des testicules pour s’en procurer. Cet épisode imagine une baisse des fast-foods et des problèmes de diététiques aux Etats-Unis au profit d’une légalisation thérapeutique de plus en plus répandue. 

7) That 70’s show

That 70’s show traite le quotidien de six adolescents de Point Place (Wisconsin) dans les années 70. Les personnages sont régulièrement installés en cercle, la caméra les filmant à tour de rôle en train de parler. A l’époque où les Rolling Stones et Led Zeppelin sont les rois de la scène, ces jeunes lycéens déjantés se retrouvent dans leurs caves où l’on peut apercevoir de l’encens qui enfume la pièce afin de nous faire comprendre qu’ils font tourner des gros pétards. Globalement, quand les protagonistes s’ennuient, ils fument, et quand ils sont tristes, ils fument aussi.

Le meilleur moment de la série : Quand Kelson (interprété par Aston Kutcher) cherche à savoir si il est le souffre douleur de sa formation. Il fait effraction dans un commissariat, et y trouve de la weed. Il n’hésite pas à s’en fumer un dans l’enceinte du commissariat. Cette série symbolise le cannabis comme une provocation à une époque ou la prohibition était encore bien présente aux Etats-Unis.

8) How I met your mother

How I met Your Mother se concentre sur un personnage, Ted, qui explique à ses enfants comment il a rencontré leur mère. Au cours des 9 saisons, on assiste à des flashbacks de la rencontre au mariage. Bien que le cannabis soit traité avec beaucoup de distance dans la série, il est toujours représenté sous forme de sandwich (le narrateur ne voulait pas choquer ses enfants, ce qui donne un côté prévention de la weed envers les plus jeunes). L’épisode le plus représentatif est dans la saison 7 lors d’un concert, les deux protagonistes Ted et Marshall « mangent un sandwich » et sont pris de fou rire, d’une fringale, de forte paranoïa et de confusion extrême.

9) Disjointed

Netflix produit en ce moment une série sur un dispensaire de cannabis, diffusée à partir du 25 août prochain. Intitulée Disjointed, elle se concentrera sur Ruth, une gérante de cannabis médical à Los Angeles.

Mehdi Bautier

Mehdi est étudiant en journalisme à l'IEJ. Passionné d'écriture, de musique et de culture, il compte se spécialiser dans le domaine de la presse écrite et de la rédaction web.

1 commentaire

1 commentaire

  1. Kushin

    5 juin 2017 à 10 h 30 min

    salut ,
    pour vraiment rigoler entre potes devant une serie au relent de cannabis , je recommande fortement TRAILER PARK BOYS ,exemple, l’un des héros ne paye qu en jetons de hash fabriqué par lui même ….. 🙂

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Le Conseil d’Analyse Economique appelle à une légalisation urgente du cannabis

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L’éminent Conseil d’analyse économique (CAE), organe indépendant composé d’économistes professionnels reconnus qui conseillent le premier ministre dans sa politique, vient de publier un rapport en faveur de la légalisation du cannabis en France. « Le temps est venu pour la France d’adopter avec pragmatisme et fermeté une politique qui lui permettra de reprendre le contrôle », écrivent les économistes Emmanuelle Auriol et Pierre-Yves Geoffard, qui se sont auto-saisis du sujet et pour qui la réforme est devenue une « urgence » nationale.

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Des vérités qui font mal

Les deux économistes ont des mots très durs contre la prohibition française présentée comme une politique archaïque, un échec cuisant et un gâchis d’argent et de ressources : « Le système de prohibition promu par la France depuis 50 ans est un échec : non seulement il est inapte à protéger les plus fragiles, notamment les jeunes mais, de surcroît, il pèse lourdement sur les dépenses publiques et profite aux organisations criminelles ». Ils rappellent en outre que :

  • « Loin d’enrayer sa consommation, la prohibition a favorisé l’expérimentation du cannabis du fait de sa très grande disponibilité, et cela en dépit d’investissements massifs dans la répression. »
  • « Les interventions liées à l’usage simple de cannabis ont représenté plus d’un million d’heures de travail des forces de l’ordre en 2016. »
  • « Le coût social du cannabis est de 919 millions d’euros. En face de ces coûts il n’y a aucune rentrée fiscale. »

Démythifier la légalisation

En se référant aux expériences étrangères, les analystes du CAE ont tenu à vérifier certaines hypothèses et inquiétudes liées à la légalisation du cannabis. Selon leurs observations :

  • la légalisation conduirait à une baisse de la criminalité grâce à l’affaiblissement du crime organisé et la redirection de l’action de police vers les vraies activités criminelles
  • la légalisation peut conduire à une augmentation de la demande mais plutôt intensive qu’extensive – c’est à dire que ceux qui sont déjà consommateurs consomment plus mais il n’y a pas forcément de nouveaux consommateurs. Ils précisent que les études sur le sujet sont parfois contradictoires. Toutefois, il semble que la légalisation entraîne une baisse de la consommation chez les adolescents qui rencontrent plus de difficultés à s’approvisionner
  • aucune preuve d’un effet passerelle du cannabis vers les drogues dures n’existe à ce jour, si ce n’est le dealer qui propose plusieurs produits
  • les politiques de légalisation et de dépénalisation ont un effet positif sur les finances publiques dans le cadre d’une analyse coûts-bénéfices. En d’autre termes, malgré le coût de l’encadrement du marché, de la répression continuée du secteur illégal et de l’impact potentiel des consommateurs de cannabis sur le système de santé publique, ces politiques sont plus avantageuses en termes financiers que la prohibition qui coûte chaque année plus de 500 millions d’euros.

« L’analyse économique, combinée à l’étude des expériences étrangères récentes, montre que la légalisation du cannabis récréatif, strictement encadrée, permet à la fois de lutter contre le crime organisé, de restreindre l’accès au produit pour les plus jeunes et de développer un secteur économique, créateur d’emplois et de recettes fiscales », concluent les économistes.

« Reprendre le contrôle »

Les analystes proposent ensuite un modèle de légalisation qui doit permettre à l’Etat de reprendre le contrôle du marché tout en donnant la priorité à la protection des mineurs (qui sont la population les plus à risque) et à l’éradication des trafics. Ils émettent à ce titre plusieurs recommandations :

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  • Instaurer un monopole public de la production et de la distribution du cannabis récréatif placé sous l’égide d’une autorité de régulation indépendante.
  • Garantir quantité et qualité des produits et pratiquer initialement des prix modérés afin d’assécher le marché illégal. Organiser le report des forces de police vers la lutte contre les gros trafiquants et vers un renforcement du respect de l’interdiction de vente aux mineurs.
  • Utiliser une partie des recettes fiscales du cannabis pour financer les politiques de prévention et d’information, notamment au sein des écoles, auprès des familles et aussi des personnels soignants afin de détecter plus rapidement les conduites addictives.
  • Destiner une partie des recettes fiscales du cannabis à la politique de la ville et à l’éducation à destination des zones de trafic. Accompagner la réinsertion des « petites mains » du trafic vers des emplois légaux. Intensifier la répression sur les têtes de réseaux.
  • Renforcer le suivi statistique des consommations et de la production afin de pouvoir mieux s’adapter aux potentielles évolutions du marché.

Substituer le marché légal au marché noir

Pour lutter efficacement contre le marché noir tout en développant une filière française, les économistes suggèrent de pratiquer d’abord des prix suffisamment élevés pour les producteurs mais maintenus assez bas pour les consommateurs. « Les prix pourraient ensuite être revus à la hausse une fois le marché illégal éradiqué », précisent-ils.

Par le biais d’un modèle de quantification à quatre variables, les économistes ont tenté de calibrer les variations possibles de la demande suite de la légalisation et de définir un prix d’éviction des dealers. Ce prix d’éviction est estimé à 9,05 euros le gramme. Ceci dit, il risquerait d’entraîner une augmentation de 36% de la demande. Un ajustement du prix d’éviction à la hausse – ainsi que d’autres outils de politique publique – pourrait contenir cette augmentation.

Les économistes insistent sur le fait que « légalisation et répression sont des politiques publiques complémentaires ». La légalisation doit entraîner un gage de qualité pour les consommateurs ainsi qu’une réduction des risques à l’achat et donc naturellement les conduire vers l’offre légale. En parallèle, la répression des dealers doit entraîner une augmentation des risques liés à la production illicite et une hausse de leur coût marginal et donc du prix de vente sur le marché noir.

Une filière française du cannabis

Sans entrer dans les détails d’un modèle de production en particulier, les analystes ont toutefois évalué l’impact économique de la création d’une filière française du cannabis récréatif. Ils ont établi trois scénarios dépendants de la variation de la demande à la suite de la légalisation. Au total, les recettes fiscales sont estimées entre 2 et 2,8 milliards d’euros, les emplois créés entre 27 000 et 80 000 et les cotisations sociales perçues entre 250 et 740 millions d’euros.

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En outre, les analystes rappellent qu’il est « impératif de commencer le processus de légalisation tôt, de façon claire et transparente et sans sous‐estimer la demande afin de permettre aux producteurs légaux de se préparer pour éviter toute pénurie qui profiterait au secteur illégal, comme cela est le cas en Uruguay ». Qui plus est, ils estiment qu’il ne faut pas, dans un premier temps, limiter la production, qu’ils estiment entre 500 et 700 tonnes par an, pour éviter les pénuries.

Parallèlement à la publication de ce rapport, une quinzaine de députés déposent aujourd’hui une proposition de légalisation du cannabis récréatif. Le texte prévoit la mise en place d’une filière française par la création d’une société d’Etat qui serait seule à toucher au produit. La vente serait confiée à des débitants de tabac en contrat d’exploitation avec le gouvernement.

De leur côté, les analystes du CAE n’ont pas précisé l’étendu désirable du monopole. Ils mentionnent simplement la création d’une agence d’Etat qui traiterait avec des acteurs privés comme c’est le cas au Canada ou dans les Etats américains qui ont légalisé.

Si les changements politiques ont souvent un temps d’inertie, il semble toutefois qu’un changement de cap se soit déjà opéré au niveau de la société. Les voix soutenant la légalisation sont sans cesse plus nombreuses. Hier, une tribune en faveur de la légalisation cosignée par 70 personnalités faisait la une de l’Obs. Tous dénoncent l’inanité des politiques actuelles, à l’image des économistes du CAE : « afin de lutter efficacement contre le secteur informel, les outils les plus efficaces ne sont pas l’amende, ni la répression des consommateurs ».

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