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La Thaïlande se prépare à dépénaliser le cannabis

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Dépénalisation du cannabis en Thaïlande

En 2018, la Thaïlande est devenue le premier pays d’Asie du Sud-Est à légaliser le cannabis médical, avec une forte volonté d’ouvrir très largement son accès tout en préservant sa souveraineté en la matière. Le pays ne s’arrête toutefois pas à son usage médical et veut accélérer sur la dépénalisation, voire la légalisation, du cannabis.

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En décembre dernier, le pays retirait ainsi certaines parties de la plante (les tiges, racines, les feuilles et branches de cannabis) de sa liste des stupéfiants de catégorie 5, tout en conservant les graines et les fleurs sur la liste. L’usage des fleurs et des extractions à +0,2% de THC restait possible pour un usage médical.

Début janvier, un nouveau code des stupéfiants, poussé par le ministère de la Santé, retirait le cannabis de la liste des stupéfiants. Depuis, une sorte de confusion règne entre les deux textes et les instances représentatives. Selon les responsables de la police et du contrôle des stupéfiants (ONCB), le cannabis est toujours illégal malgré les modifications réglementaires, et ceux qui cultivent et possèdent la plante sans autorisation s’exposent toujours à des poursuites judiciaires.

Pour dissiper tout malentendu, le ministère de la santé thaïlandais devra publier une nouvelle annonce ministérielle à laquelle les autorités de l’État seront tenues de se conformer. Le projet d’annonce ministérielle sera soumis à l’ONCB le 25 janvier pour approbation, avant que le ministre de la Santé publique, Anutin Charnvirakul, ne le signe.

Si tout se passe comme prévu, cela signifierait que les citoyens thaïlandais pourraient bénéficier d’un accès plus facile au cannabis sans craindre d’aller en prison ou de devoir payer de grosses amendes.

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« Si nous parvenons à dépénaliser le cannabis, nous pourrons bénéficier de toute la plante et pas seulement de certaines parties », explique Within Sariddeechaikool, secrétaire général adjoint de l’administration thaïlandaise des denrées alimentaires et des médicaments. « Les fleurs et les graines pourraient être utilisées commercialement et dans le respect de la loi ».

« Bien que le changement de loi permette d’acheter, de vendre et de consommer toutes les parties du cannabis, l’usage récréatif restera probablement contrôlé, car les extraits de cannabis ayant des niveaux plus élevés de tétrahydrocannabinol […] seront toujours réglementés », a déclaré Chaiwat Sowcharoensuk, analyste au cabinet Krungsri Research. « Les producteurs de savons, de produits de beauté et de cosmétiques à base de cannabis seront probablement ceux qui profiteront le plus de la dépénalisation. »

Lors d’un entretien avec Vice en décembre dernier, le vice-premier ministre et ministre de la santé publique, Anuntin Charnvirakul, a évoqué les avantages pour la santé publique et les retombées économiques positives de ce changement de loi : « Ce que nous avons réalisé jusqu’à présent, c’est déclarer que les tiges, racines de cannabis, feuilles et brins de cannabis ne sont pas des drogues. À partir de l’année prochaine, nous allons tout retirer – tiges, racines, brins, feuilles, bourgeons, fleurs et graines – de la liste des stupéfiants. »

« Quand l’économie repart et que nous n’avons pas de nouveaux produits comme alternatives, les gens vont continuer à faire les mêmes choses et à se faire concurrence. Mais si nous leur offrons un choix, ils peuvent apprendre à s’en inspirer, en créant de nouveaux produits et modèles commerciaux, ce qui accélérera à son tour la reprise économique. »

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Aurélien a créé Newsweed en 2015. Particulièrement intéressé par les régulations internationales et les différents marchés du cannabis, il a également une connaissance extensive de la plante et de ses utilisations.

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