Pourquoi le cannabis est-il considéré comme un dépresseur ?
Le cannabis est considéré par le grand public comme une drogue douce, en raison de sa faible dépendance et des dégâts relatifs sur la santé, mais est surtout un psychotrope. Parmi ces derniers, plusieurs classifications existent. On retrouve le plus souvent, les hallucinogènes et les neuroleptiques. Chacune de ces catégories a ses particularités. Alors pourquoi le cannabis est considéré comme un dépresseur, aux côtés de l’alcool et des tranquillisants ?
Le cannabis présente des effets similaires aux dépresseurs
Le cannabis joue un rôle significatif sur le corps humain, par son action sur le système endocannabinoïde. Lorsqu’il est consommé, il provoque des effets sur l’usager : les yeux rouges et/ou les pupilles dilatées, une augmentation de l’appétit et un temps de réaction plus lent par exemple.
Le cannabis est considéré comme un dépresseur car il va ralentir l’activité du système cérébral et agir comme un sédatif qui calme le corps humain. Il favorise une baisse de la sensation de douleur ou du toucher.
Le cannabis est également un « perturbateur »
Mais le cannabis n’est pas qu’un dépresseur et peut également améliorer l’humeur et réduire le stress. Les deux cannabinoïdes les plus connus en sont la cause :le cannabidiol (CBD) a des propriétés relaxantes et euphorisantes, alors que le tetrahydrocannabinol (THC) est responsable de la « défonce » avec ses propriétés psychoactives.
Malgré la croyance populaire, le cannabis ne cause pas de dépression. Dans une étude publiée dans le journal JAMA Psychiatry, les scientifiques expliquent que consommer du cannabis à l’âge adulte n’est pas associé à des troubles de l’humeur ou de l’anxiété, dont la dépression. Si une personne dépressive consomme du cannabis, cela peut exacerber sa dépression mais la substance n’est pas à l’origine de la dépression. Chaque consommateur de cannabis doit déterminer si la consommation l’aide à se sentir mieux ou si cela aggrave la situation.
Pour résumer, le cannabis peut être considéré comme un dépresseur, mais il peut aussi agir comme stimulant voire comme un (léger) hallucinogène. Les effets varient d’une personne à une autre, fonction de la variété consommée ainsi que des facteurs psychologiques et psychiques du corps humain.
Mehdi Bautier
-
Businessil y a 4 semaines
L’Europe autorise le premier médicament dérivé du cannabis pour le traitement de la douleur chronique
-
Cannabis en Franceil y a 2 semaines
La France fixe à juillet la date butoir pour la généralisation du cannabis médical
-
Businessil y a 3 semaines
Huit ans après la légalisation, le cannabis sud-africain attend toujours son marché légal
-
Cannabis en Europeil y a 3 semaines
Fuite de données : un million de membres de Cannabis Clubs exposés en ligne
-
Cannabis en Franceil y a 3 semaines
Le coût caché de la guerre au cannabis : ce que l’État français ne peut plus faire ailleurs
-
Cannabis en Nouvelle-Zélandeil y a 3 semaines
La Nouvelle-Zélande relève la limite de THC du chanvre à 1%
-
Cannabis aux Etats-Unisil y a 4 semaines
La WNBA retire le cannabis de sa liste des substances interdites
-
Businessil y a 4 semaines
140 produits, 600 points de vente : le cannabis médical au Maroc poursuit sa structuration


Vous devez être connectés pour poster un commentaire Connexion