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Cannabis au Canada

Canada : une étudiante projette de réutiliser les déchets de l’industrie du cannabis pour rénover l’habitat indigène

zaffia laplante

L’industrie du cannabis canadienne produit une quantité astronomique de déchets et n’a pas encore développé d’alternatives pour les réutiliser. Des tonnes de matière organique sont brûlées ou emmenées à la décharge alors qu’elles pourraient être utilisées. Cette gestion non écologique des déchets a un impact important sur l’environnement au fur et à mesure que se développe l’industrie.

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Zaffia Laplante, une jeune entrepreneuse et étudiante indigène cherche à valoriser ces déchets pour en faire des matériaux de construction et ainsi permettre aux communautés indigènes de rénover leurs habitations. Ces dernières vivent dans des conditions d’insalubrité dangereuses pour leur santé. Le projet innovant de Zaffia Laplante s’inscrit donc dans une perspective à la fois écologique et sociale.

La gestion des déchets dans l’industrie du cannabis canadienne

L’industrie du cannabis canadienne se concentre sur la production et la vente de fleurs. Le reste de la plante (feuilles, tiges, racines) est considéré comme déchet. Selon le Vancouver Sun, ces déchets pourraient représenter 6 000 tonnes annuelles à partir de 2020. Leur destruction est soumise à des régulations strictes : ils doivent être sans odeur et non reconnaissables ce qui implique qu’ils soient mélangés avec d’autres matières ou brûlés. Ils sont le plus souvent incinérés, déchiquetés, dissolus dans du vinaigre ou mixés dans de la litière pour chat.

En plus de représenter un coût pour les industriels (frais de décharge, obligation de témoins et de caméras, conditions de stockage), l’absence de recyclage de cette matière organique représente un énorme gâchis de matière première. En effet, les parties de la plante considérées comme des déchets sont typiquement celles utilisées par l’industrie chanvrière européenne. Les fibres extraites des tiges de chanvre servent à fabriquer entre autres du textile et du béton de chanvre (une alternative écologique au béton de ciment)

Le problème de la gestion des déchets semble inversé des deux côtés de l’Atlantique. Ce qui est considéré comme déchet au Canada (tiges, feuilles, racines) est considéré comme matière première en Europe et ce qui est considéré comme le produit au Canada (la fleur) est considéré comme déchet en Europe. En effet, les chanvriers européens ont obligation de détruire les fleurs de chanvre. Des initiatives sont en train de se développer en France pour valoriser ces « déchets » dans une filière chanvre bien-être centrée autour du CBD extrait des fleurs.

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La crise du logement chez les communautés indigènes et le projet de Zaffia Laplante

Les communautés indigènes du Canada connaissent actuellement une crise du logement sans précédent. Une large portion de leur population vit dans des conditions insalubres qui favorisent le développement de maladies bactériennes et d’infections pulmonaires. Les communautés manquent de fonds pour rénover leur habitat et celui-ci est envahi par la moisissure. Ce problème ne date pas d’hier mais cette année, il a poussé certaines communautés dont la fameuse First Nation à déclarer l’état d’urgence sanitaire.

Ottawa s’est saisi de la question. Le gouvernement a convoqué un groupe de travail pour évaluer l’étendu du problème et proposer des solutions. Des fonds doivent être alloués à un plan de rénovation de l’habitat indigène sur le long terme. En attendant, les communautés indigènes continuent de vivre dans la moisissure et dans des températures extrêmes. C’est pour trouver une solution durable à ce problème que Zaffia Laplante a créé son entreprise Hempenergy et compte réutiliser les déchets de l’industrie cannabique dans la confection de matériaux isolants.

Zaffia Laplante est étudiante à Wilfred Laurier University en Ontario et membre de la communauté indigène Metis Nation. Son projet lui a valu d’être acceptée dans le programme d’accélération entrepreneuriale de la Royal Bank of Canada et de recevoir ainsi 450 000$CA . Elle est actuellement en compétition pour obtenir le Hult Prize à Melbourne ; un prix qui récompense les étudiants mettant au point des idées pour résoudre les défis contemporains.

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Cannabis au Canada

Du lubrifiant anal au CBD pour « prendre des bites XL et plus »

Lubrifiant anal au CBD

Si vous nous demandez « Pourquoi ? », nous vous répondrions « Pourquoi pas ! ». Mais derrière la communication punchy du produit se cache une vraie demande (et un peu de marketing).

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Boof est un décontractant anal proposé par la marque Fort Troff, spécialisée dans les jouets et produits sexuels pour les hommes gays, et qui promet d’aider à « prendre des bites XL et plus » en utilisant la puissance du CBD, selon la fiche produit. Il offrirait ainsi « une relaxation totale du corps + un maximum de plaisir » et « la plus haute concentration de CBD pur ».

Le produit a été réalisé en collaboration avec Foria, entreprise spécialisée sur l’intégration de cannabinoïdes dans les produits à vocation sexuelle ou génitale. Foria vend d’ailleurs aussi des suppositoires, qui semblent être similaires au produit Boof, mais qui sont marketées pour les femmes, pour procurer « des effets apaisants et libérateurs des tensions » et réduire les douleurs menstruelles.

Le docteur Evan Goldstein, chirurgien anal, explique à Out que le CBD et le sexe « vont naturellement de pair ».

« Le CBD est un excellent ajout au jeu anal. Ce qui est bien, c’est qu’il y a beaucoup d’options pour l’incorporer », a déclaré le Dr Goldstein. «Il existe des vape pen ou des teintures, qui permettent aux gens d’inhaler ou d’ingérer du CBD pour des effets systémiques. Spécifiquement pour le sexe anal, les gens peuvent également l’appliquer localement, en utilisant des lubrifiants et / ou des suppositoires infusés au CBD. »

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Une boite de Boof est composé de huit suppositoires. Selon les précisions du site, « vous ne serez ni défoncés ni désensibilisés » en l’utilisant. “Il n’y a pas de THC. Ton cul va simplement se sentir réellement putain de bien ».

Et bien que nous n’ayons aucun moyen de vérifier cela, c’est une belle promesse !

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