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[INTERVIEW] Tommy Chong lance ses produits CBD en France avec Alpinols : « Nous vendons quelque chose qui vous garde en vie »

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Tommy Chong

Star du cinéma, militant pro-cannabis sur le tard, homme d’affaires et survivant d’un cancer notamment grâce au cannabis… Tommy Chong a cumulé plusieurs vies en une seule. Il aborde aujourd’hui l’Europe avec ses produits au CBD en collaboration avec la marque suisse Alpinols. Nous avons pu interviewer Tommy Chong il y a quelques temps, et publions son interview à l’occasion du 420.

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Bonjour Tommy Chong. Pour commencer, prenons de vos nouvelles. Vous avez eu un cancer dans les années 2010. Comment allez-vous aujourd’hui ? Comment le cannabis vous a-t-il aidé pendant cette période difficile ?

Je vais avoir 83 ans dans quelques mois, et j’ai vraiment l’esprit d’un jeune de 17 ans, le corps d’un jeune de 35 ans, je suis en pleine forme. Mon principal atout est ma femme. Elle mange des edibles, elle ne fume pas, et elle est très belle et très talentueuse. Et elle parle français ! Tout ça, c’est grâce au cannabis. Ma connexion avec le cannabis m’a apporté des choses internationalement, et avec un peu de chance, ça continuera.

Êtes-vous déjà venu en France ?

J’aimerais venir autant que possible parce que j’aime l’Europe, j’aime la France . J’y suis allé pendant 4 ans de 81 à 84. Je n’ai pas appris de français, sauf « Je ne parle pas français » (rires).

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Cheech&Chong, Up in Smoke, That 70’s Show… Vous avez pleinement incarné les clichés du stoner au cours de votre carrière, et c’est principalement de cette manière que les personnes vous connaissent, aux côtés de Richard Marin, plus connu sous le nom de Cheech Marin. Votre histoire ensemble a-t-elle commencé autour d’un joint ou d’un éclat de rire ?

Eh bien, Cheech, tu sais qu’on est toujours ensemble. Et d’ailleurs on a fait un film en France, Les Frères Corses, on a tourné à Paris. C’était l’endroit préféré de Cheech. Il ne voulait pas qu’on le tourne là-bas, il m’a fait la tête, il était obstiné, mais c’était finalement le meilleur moment de notre vie quand on était là-bas.

On vivait comme des stars de cinéma à Paris et c’était génial. J’ai rencontré Coluche, nous ne pouvions pas nous comprendre mais nous avons partagé un spliff, c’était notre lien. On se le passait tour à tour et on oubliait la langue. Et ça nous reliait, tu sais. Je suis donc très heureux de pouvoir vendre nos produits en France et de venir là-bas et profiter à nouveau du pays, je suis impatient.

C’est légal chez vous, hein ?

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Le CBD et les produits au CBD sont légaux, les fleurs CBD relèvent du marché gris, le THC du marché noir.

Ce n’est que le début alors. Je viens de parler à quelqu’un, il a subi une transplantation cardiaque. S’il est encore en vie aujourd’hui, c’est grâce au cannabis. Parce que le cannabis combat toutes les mauvaises choses qui se produisent lorsque vous avez une greffe de cœur, votre corps essaie de le rejeter, de l’expulser, et le cannabis a tué toutes ces mauvaises choses. Il est devenu un expert en la matière, et c’est le message que nous voulons faire passer.

Oui, on peut s’amuser, écouter de la musique, danser, triper, passer un bon moment quand on est défoncé, mais en Amérique, quand on l’a légalisé pour la première fois, la file d’attente ressemblait à des gens qui cherchaient à être guéris par Jésus, tu sais, il y avait des gens accroupis, des gens en fauteuil roulant, des malades, des gens avec des problèmes mentaux, des gens avec toutes sortes de maladies et la seule substance qui fonctionnait était le cannabis. Donc nous ne vendons pas seulement un produit qui vous rend heureux et avec lequel vous voulez être ami avec tout le monde, nous vendons quelque chose qui vous garde en vie.

Et c’est un substitut aux drogues dangereuses comme l’alcool, l’héroïne, la cocaïne ou les métamphétamines. Le cannabis est la seule chose qui aide tous ces gens quand ils essaient de se débarrasser de leur mauvaise habitude, ils le font avec le cannabis.

Quel est votre rapport avec le cannabis ?

J’ai commencé à fumer à 17 ans, en 1956-7, c’est là que j’ai commencé et j’ai arrêté l’école immédiatement. Parce que je voulais jouer du blues. Et je l’ai fait. C’est à ce moment-là qu’on a fait le film Up in smoke, le premier film. On avait le choix, on aurait pu faire tous les films qu’on voulait, mais on avait le choix. J’ai choisi la marijuana parce que c’était illégal et un peu effrayant de le faire. Mais ce que je voulais montrer dans nos films, c’est que c’était inoffensif. Et comment ça vous fait rire. Parce que c’est l’un des bons côtés de la marijuana. Le cannabis vous met de bonne humeur. Quand vous riez, vous riez fort, c’est bon. Et c’était notre message.

Je pense aussi que c’est une drogue très spirituelle. C’est comme ça qu’elle a été introduite et qu’elle l’est encore en Inde. Ils avaient un culte religieux, tout ce qu’ils font en réalité est de fumer la ganja et de partir en transe. Je l’ai fait. C’était un bon voyage. Un voyage très édifiant.

Une autre chose, c’est que le cannabis est à l’origine de toutes les grandes religions. Si tu remontes aux Hindous, au Bhagavad Gita, il y a 2600 ans. C’est la plus ancienne religion, je crois. Et elle a commencé avec le cannabis.

Vous avez géré vos propres affaires depuis votre enfance. A partir de quand avez-vous commencé à vendre de l’herbe et de la parapharnelie [ndlr : des bangs et de la verrerie] ? Et comment se fait-il que l’on puisse faire de la prison pour avoir vendu des bongs sur Internet au début des années 2000 ? Est-ce que cela a changé quelque chose pour vous concernant la défense du cannabis ?

Je n’étais pas du tout un militant, j’étais juste un acteur et ils m’ont mis en prison. Ce n’était même pas mon entreprise mais celle de mon fils. Mais c’était politique. Parce que je n’étais pas un criminel, loin de là. Je ne vendais même pas [ndlr: d’herbe], même quand je cultivais. Je la donnais à mes amis. Je gagnais mon argent avec les films. Mais les politiciens avaient peur de moi.

C’est la même chose partout. Parce que le cannabis libère votre esprit, vous savez. Comme certaines religions, elles capturent l’esprit. Les trucs politiques, ils capturent l’esprit. Ils vous mettent des mensonges dans la tête jusqu’à ce que vous croyiez ce qu’ils disent. Mais avec le cannabis, tu ne peux pas te souvenir des choses, tu sais (rires).

Donc tu dois être honnête parce que tu n’as pas d’autre choix. Quand tu vois quelque chose de mal, tu le vois, c’est mal. Peu importe qui tu es, ce que tu es, l’argent. La plupart des religions, comme les politiciens, se base sur l’argent qu’ils reçoivent pour faire ce qu’ils font. Mais quand vous êtes un consommateur de cannabis, vous ne pouvez pas vous souvenir des mensonges, vous ne pouvez vous souvenir que de la vérité.

Quand j’étais en prison, c’était comme si j’allais à une retraite religieuse, comme un moine dans un monastère. Parce que tout ce que j’avais à faire, c’était d’étudier, de lire. Et quand vous allez en prison, quand vous êtes célèbre, vous êtes bien traités. Tout le monde vous traite bien, même les gardes, tout le monde.

Certains prisonniers essayaient quand même de me piéger, de me faire fumer, contre des remises de peine. Des balances. Et j’avais ces mouchards tout le temps autour de moi. J’avais un ami, qui prenait soin de moi, mon dawg je l’appellais. Il ne laissait personne s’approcher de moi avec de l’herbe. Mais ils me faisaient passer des tests de dépistage. Ils essayaient de me salir, de faire de moi un criminel pour qu’ils puissent justifier ma mise en prison.

Quand je suis sorti, tout le monde voulait me parler, parce que « vous avez été emprisonné à tort, vous avez été emprisonné pour votre fils » et j’étais aux actualités. Alors je suis devenu un porte-parole et un défenseur de la marijuana. Aux infos, c’était drôle. Les journalistes m’appelaient, me faisaient passer dans leur émission, et ils étaient très sérieux.

Une fois, j’étais sur CNN et la journaliste voulait savoir quand le cannabis serait légal. J’ai répondu : « Je ne connais pas le cannabis mais le chanvre devrait être légal ». Et elle a dit « Le chanvre ? Quelle est la différence ? » Ils ne connaissaient pas la différence, elle était tellement stupide. Mais il n’y a pas de différence, c’est la même plante. L’une a du THC et l’autre non, vous savez. Ou tout le monde en a mais l’une est plus forte et se fume. La femelle est toujours la meilleure. Les mâles sont seulement bons pour faire de la corde…

Je sais qu’il est important pour vous de vous sentir à l’aise lorsque vous mettez votre nom sur un produit. Vous avez vos bongs, votre marque de cannabis, vos dispensaires et aussi une ligne de produits CBD, que vous lancez en collaboration avec Alpinols, une marque basée en Suisse. Quelles sont les valeurs fondamentales de votre développement professionnel dans l’industrie du cannabis ?

Et bien, notre CBD est fabriqué en Suisse, car tu sais les Suisses sont tellement méticuleux. Si vous dites fabriqué en Suisse, tout le monde dit aïe, le chocolat suisse, le fromage suisse. Maintenant, le CBD suisse, c’est le meilleur. Tu vois, en Europe, c’est le meilleur. Je ne connais pas de marques françaises, mais vous aurez mieux encore. Quand ils verront combien c’est bon pour vous. Pour l’instant, c’est une question de politique.

Mais vous savez quoi, cette pandémie a tué plus de gens que toutes les guerres réunies. Donc la pandémie est de notre côté, car en Amérique, ils ferment tous les bars, les restaurants. Vous connaissez un truc qui est toujours ouvert ? Les dispensaires de marijuana.

Mais plus que tout, nous voulons répandre l’amour et la joie du cannabis dans le monde entier. Et spécialement en Europe et en France. Parce que la France a toujours été le leader dans la démocratie, la révolution, l’assimilation, la culture… Donc c’est un honneur et un plaisir de ma part de pouvoir faire partie du mouvement en faveur du cannabis, depuis le début, surtout en Europe mais aussi en France.

Que va nous apprendre la pandémie actuelle ?

Il faut revenir aux Orientaux. Ils ne serrent jamais la main. Ils s’inclinent. A distance. Ils étaient les premiers à porter des masques, même avant la pandémie. Ils portaient des masques, parce qu’ils savaient que c’était plus sain d’avoir le masque. Donc la solution est vraiment ce que nous avons appris pendant la pandémie. Prenez de la distance socialement. N’embrassez personne, sauf si vous les connaissez. Et mangez sainement. De petites quantités. C’est ce que nous apprend la pandémie. Vous devez faire attention à votre santé personnelle. Et vous devez faire attention à ne pas transmettre les germes aux autres personnes et rester en dehors des bars et avoir une vie saine, c’est tout.

Quelle sera votre prochaine aventure ? Vous avez eu un Grammy en 1974 pour l’album « Los Cochinos ». Attendez-vous un Oscar prochainement ?

Je ne suis pas sûr (rires) Tout a changé avec la pandémie. Je pense que maintenant, je vais me contenter d’être un ambassadeur. Tu sais, les gens me demandent toujours « quelle est votre variété préférée », « ce que vous préférez fumez ». Je leur dis la vérité, que je ne l’ai pas encore trouvée. Je vais donc me lancer dans une recherche mondiale, partout, en France, en Serbie, dans tous les pays du monde et je veux me connecter avec les cultures du cannabis locales. Je veux pouvoir essayer celles de tout le monde, je veux être comme Anthony Bourdain pour la marijuana, tu sais. C’est ma prochaine aventure.

On veut mettre les dispensaires de Cheech et Chong partout dans le monde. Et je ne veux pas que ce soit juste un endroit où on vend de l’herbe. Oh BTW vous savez, quand j’ai tourné le film en France, on vivait à Paris, mais j’allais tout le temps à Amsterdam, tu devines pourquoi, pour récupérer ma stash. Quand j’étais là-bas, j’étais dans un bar avec les premiers activistes du cannabis, et à l’époque, ils gonflaient des ballons, et y attachaient des graines de cannabis pour les envoyer en Allemagne de l’Est grâce aux flux d’air. Le ballon finissait par retomber sur le sol.

J’y ai d’ailleurs appris une chose très importante. Je pense que tout le monde devrait le savoir. Vous savez quand ils disent « drugstore ». Les Européens appellent ça pharmacie, mais en Amérique, on appelle ça drugstore. Le mot « drugstore » vient du mot néerlandais « droog » qui signifie « sécher ». Et donc ils avaient l’habitude d’aller chercher leur herbe au « droogstore », puis c’est devenu drugstore et nous y voilà.

Le cannabis, l’herbe, était légale, aux États-Unis, en vente libre, et maintenant nous y revenons. Nous ne changeons pas de politique. Nous remontons dans le temps. Et c’est comme ça, je suis sûr que c’est la même chose en France. Parce qu’à une époque, tout était légal, vous savez.

Le fait est qu’en France, tout est légal pour le cannabis, sauf le cannabis.

Mais vous savez pourquoi. C’est très important. Pendant la guerre contre la drogue avec Nixon, les États-Unis ont payé des millions de dollars tous les pays du monde pour rendre le cannabis illégal. Et certains pays reçoivent encore cet argent. Pour le rendre illégal. C’est pourquoi c’est toujours illégal. C’est de l’argent.

Quel a été votre plus beau moment avec le cannabis ?

(éclate de rire). Je suppose que c’est quand j’ai fait l’amour à ma petite amie, maintenant ma femme. Et oui (éclate de nouveau de rire), c’était mon meilleur moment. Les gens avaient l’habitude de demander « Quelle était votre variété préférée » et je répondais « Tout ce qui est donné par une femme nue ».

Dans le domaine des affaires, y a-t-il une marque, une entreprise que vous admirez dans l’industrie du cannabis aux Etats-Unis ?

J’ai travaillé avec de très bonnes entreprises mais je n’ai pas les noms devant moi, tu sais le problème avec le cannabis c’est la mémoire (rires). Parce que, quand j’ai commencé à faire des films, je ne pouvais pas mémoriser le scénario, je n’ai jamais pu. Tous les films qu’on a fait, on les a inventés au fur et à mesure. Avec de l’improvisation.

Mais Paradise Seeds, nous sommes connectés avec eux, ils ont les meilleures graines du monde entier. Et un autre, les gens qui me font de belles pipes en verre, elles sont trop loin pour que je te les montre et les grinders en Allemagne [ndlr: Bowantri]. Est-ce que je les ai ? (cherche partout). Ils sont faits de vieux bois recyclé et ce sont les meilleurs grinders.

(sort une pipe à eau). Ca c’est un bong mais il y a un ventilateur dedans qui exerce un effet de succion. Quand vous le mettez en route, il suffit de tenir le briquet au-dessus et il s’allume tout seul, puis il souffle de la fumée. Je l’ai utilisé hier, la pièce était pleine de fumée, mon chien est rentré… et ensuite il a demandé de la nourriture toute la journée, il avait les crocs (rires).

Est-ce que vous ferez un autre film avec Cheech un jour ?

Ho oui. En fait, tu as un scoop, parce que personne ne le sait. Mon fils est mon producteur / manager. Il m’a parlé d’un projet d’animation. Et ça va être un film d’animation de Cheech et Chong, avec une nouvelle technologie de pointe. Et pour ce qui est d’un film, oui. Nous n’abandonnerons jamais ce projet.

Cheech voulait faire un film d’horreur. Nous n’avons jamais fait de film d’horreur Cheech et Chong. Et en fait.. c’était ma suggestion, il l’a volée (rires). Parce que je lui ai dit que la seule chose que nous n’avions pas fait est un film d’horreur et puis quelques mois plus tard, nous parlions de faire un film et Cheech est venu à moi avec l’idée « Hey, nous devrions faire un film d’horreur ».

Donc oui, il y aura un film de Cheech et Chong, tant que nous serons là. Et peut-être qu’on le fera en France. Vous avez les meilleures équipes de tournage. Les meilleures du monde. Quand j’ai fait Les Frères Corses, j’avais mon équipe et toutes les autres personnes étaient françaises. J’adore les Français. Et la restauration des films français. On avait des bouteilles de vin frais tous les midis, pour le déjeuner (rires). A côté d’un château de 600 ans au bord de l’eau. Et puis les heures de travail françaises. Nous n’avons jamais fait d’heures supplémentaires. Aucune raison de se presser Il y a toujours un autre jour. Il n’y a pas d’urgence. J’aime la façon de vivre des Français.

Je vois beaucoup de guitares derrière vous. Vous jouez aussi et toujours de la musique ?

Oh oui. Tu sais, la musique, nous avons dû sortir de l’ère Trump. Le président Trump était tellement lourd, très déprimant. Maintenant on peut voir la lumière au bout du tunnel, on peut être heureux à nouveau. Et donc, j’écris tout le temps. Je suis un lyriciste, j’écris des mots. Et puis je les donne ensuite à de bons musiciens.

Si vos chansons sont bonnes, vous ne vous arrêtez jamais. Il n’y a pas de temps mort. Parce que vous entendez un mot, vous entendez une phrase, vous l’écrivez. Puis vous travaillez sur la mélodie. Je ne suis pas sûr du style parce qu’il y en a beaucoup que j’aime. J’ai commencé à faire du yoga et j’aime la façon dont le Om adoucit. Donc je pense que je vais aller dans cette direction. Comme les Beatles quand ils sont allés en Inde. Alors, oui. Rien ne s’arrêtera tant que je respire.

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Aurélien a créé Newsweed en 2015. Particulièrement intéressé par les régulations internationales et les différents marchés du cannabis, il a également une connaissance extensive de la plante et de ses utilisations.

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