La DGCCRF lance des contrôles sur les produits CBD
Depuis une paire de semaines, la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) contrôle des fournisseurs de produits CBD.
Pourtant, aucune réglementation n’encadre plus le CBD aujourd’hui qu’hier. Sur quelle base sont donc faits ces contrôles ? Sur celle d’une note interne de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) qui tolèrerait désormais uniquement les produits CBD contenant moins de 50 mg/jour comme dose journalière de CBD recommandée ou 20% en concentration de CBD.
Si ces nouvelles directives ne vous disent rien, c’est normal : aucun règlement ni aucune loi ne les appuient. En revanche, leur origine est connue. Ces « limites » officieuses ont été défendues par l’Union des Industriels pour la valorisation des extraits de chanvre (UIVEC) auprès des autorités alimentaires, comme l’UIVEC l’a expliqué lors du récent colloque à l’Assemblée Nationale ou auprès du Moniteur des pharmacies.
« C’est un ensemble de critères et d’interprétations juridiques partagées par certaines administrations », y explique Ludovic Rachou, président de l’UIVEC.
Ce seuil aurait été déterminé pour éviter la confusion des usages – et notamment avec les médicaments de l’expérimentation du cannabis médical – et pour éviter, par principe de précaution, les risques d’interactions médicamenteuses avec le CBD. Car « c’est dans les produits les plus concentrés qu’on à le plus de problèmes. Il y a aussi plus de risque de traces de THC. D’où la limite à 20% » complète-t-il auprès du Moniteur.
De notre compréhension, les contrôles s’attardent sur la traçabilité des stocks (numéros de lots…), l’absence d’allégations thérapeutiques ou les indications de dosage journalier qui ne doivent donc pas dépasser 50 mg/jour.
Le terme de Novel Food est aussi largement utilisé pendant les contrôles. Or cette classification, que la France n’applique pas, ne concerne que les isolats de CBD, pas les extraits de plante entière type spectre large ou spectre complet. Certains contrôles se sont pourtant attardés sur des huiles full-spectrum 10 et 20%, en-dessous donc des seuils de référence de la DGAL, d’autres sur l’alimentaire au global, type huiles CBD 30%, tisanes ou bonbons CBD.
Selon les déclarations de l’administration à une des entreprises contrôlées, les analyses devraient nécessiter un mois (pour un fabriquant) et couvrir in fine l’ensemble des produits mis sur le marché en France.
Interrogée, la DGCCRF ne nous a pas encore répondu.
Vous devez être connectés pour poster un commentaire Connexion
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.
-
Etudes sur le cannabisil y a 3 semainesAprès 40 ans, une consommation modérée de cannabis booste le cerveau
-
Cannabis en Suisseil y a 4 semainesCannabis : l’OFDT décrypte la méthode suisse pour légaliser sans dérives
-
Cannabis aux Caraïbesil y a 4 semainesLa Grenade légalise l’usage personnel du cannabis
-
Cannabis en Europeil y a 3 semainesLa Cour de justice de l’UE sanctionne la Hongrie pour son vote à l’ONU sur le cannabis
-
Cannabis au Brésilil y a 4 semainesLe Brésil autorise la culture de cannabis médical par les associations de patients
-
Cannabis aux Etats-Unisil y a 4 semainesL’Ampersand : quand les concentrés de cannabis deviennent comestibles
-
CBDil y a 3 semainesLes edibles CBD de Barong : une porte d’entrée délicieuse vers les cannabinoïdes légaux
-
Cannabis en Allemagneil y a 1 semaineAllemagne : Die Linke réclame une légalisation complète du cannabis



Philippe
19 janvier 2024 à 1 h 00 min
Vu certains vendeur qui m’a vendu du pneu cbdpascher