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Santé

10000 études sur le cannabis passées à la loupe

CHercheurs compilent les études sur le cannabis

Ce jeudi 12 janvier, 17 chercheurs américains publient un bilan des études réalisées sur le cannabis aux Etats Unis depuis 1999. Les 17 scientifiques compilent les vérités, les pistes non élucidées, et expliquent pourquoi les informations scientifiques sur le cannabis sont si rares.

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On ne sait pas tout

Les chercheurs pointent la méconnaissance du cannabis, à part le THC et le CBD, on ne connait que partiellement les rôles des autres cannabinoïdes. Actuellement,  les chercheurs de tous les pays cherchent à comprendre le système endocannabinoïde. En comprenant ce système présent chez tous les mammifères, les humains pourraient développer des médicaments qui altéreraient son fonctionnement et n’auraient, peut-être, plus besoin des cannabinoïdes issus de la plante.

Les études cliniques sur la médication au cannabis sont extrêmement rares, du coup, nous nous basons, chercheurs comme journalistes, sur des preuves subjectives comme des témoignages, des améliorations de cas ou des modifications comportementales. Steven Kinsey décrit un manque de tests cliniques et des panels insuffisants de patients sur les tests cliniques qui ont lieu.

Les auteurs prônent de futures recherches sur la combinaison de médicaments.  Cette combinaison entre du cannabis (en faible quantité) et des médicaments traditionnels  pourraient combattre les douleurs chroniques plus efficacement que chaque substance isolée. Les chercheurs soulignent qu’aucune étude n’a été menée dans ce sens pour le moment.  Pour finir, les auteurs demandent indirectement une reclassification du cannabis. A l’heure actuelle, les équipes de scientifiques doivent composer avec les pressions administratives de leurs Etats et de l’Etat fédéral, ce qui en décourage plus d’un.

Les utilisations médicales validées

Cette compilation d’études a permis de valider ou d’invalider l’efficacité du cannabis sur certaines pathologies.  Le cannabis médical ou ses composés seraient efficaces contre les nausées et les vomissements post chimiothérapie, les traitements de la douleur chronique chez l’adulte et dans certains cas de sclérose en plaque.

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Les applications du cannabis à vérifier

Voici les grands points que les chercheurs devront élucider dans les années à venir : les liens entre le cannabis et la santé pulmonaire. Les liens entre le cannabis et la schizophrénie, la bipolarité, l’exclusion sociale, la dépression et le suicide. Les liens entre le cannabis et la réussite sociale.  Si des études existent déjà, la démocratisation de la beuh permettrait de chercher sur des panels important de fumeurs. Avec tous ce que les consommateurs américains s’envoient dans le buffet, nous saurons sans doute rapidement si le cannabis est une source réelle de ces symptômes.

Les efficacités du cannabis ni vérifiées, ni réfutées

Voici quelques applications du cannabis avec des résultats en dents de scie : Incidence sur les cancers, incidence sur l’épilepsie, incidence sur l’asthme (en bien ou en mal), incidence sur les patients atteints de Parkinson et d’Alzheimer.

Nous ne sommes qu’au début de la recherche sur le cannabis, mais qui, il y a 10 ans entendait parler d’usage thérapeutique du cannabis en France. Cet usage a modifié la perception de la plante aux Etats Unis. Peut-être le fera t’il également chez nous.

Théo est diplômé en journalisme de l'IICP. Passionné par l'économie et l'industrie du cannabis, il s'est spécialisé sur ces sujets, avec un peu de thérapeutique à l'intérieur.

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Santé

Le cannabis pourrait changer les gènes liés à l’autisme dans le sperme

autisme et cannabis

Selon une petite étude, un gène spécifiquement associé à l’autisme semble subir des changements dans le sperme des hommes qui consomment du cannabis. La mutation génétique s’opère selon un processus appelé méthylation de l’ADN et pourrait éventuellement être transmis aux générations suivantes.

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Publiés dans la revue Epigenetics, les chercheurs précisent que les résultats de cette étude n’établissent pas de lien définitif entre consommation de cannabis et autisme, mais la possibilité de liens supplémentaires et la nécessité d’études urgentes pour les pays qui légalisent l’usage médical et/ou récréatif du cannabis.

Susan Murphy, l’auteure principale et étudiante au doctorat, et ses collègues ont mené des études sur des modèles animaux et humains et ont analysé les différences de sperme entre des hommes consommateurs (par combustion ou ingestion) et non-consommateurs.

Dans des travaux antérieurs, publiés en décembre, les chercheurs ont noté plusieurs changements dans le sperme des hommes qui fument du cannabis. L’étude actuelle s’intéresse à des gènes spécifiques, en particulier à celui appelé Discs-Large Associated Protein 2, ou DLGAP2. Ce gène est impliqué dans la transmission des signaux neuronaux dans le cerveau et est fortement impliqué dans l’autisme, la schizophrénie et les troubles de stress post-traumatique.

« Nous avons identifié une hypométhylation significative au niveau du gène DLGAP2 dans le sperme des hommes ayant consommé du cannabis par rapport au groupe témoin, ainsi que dans le sperme des rats exposés au THC par rapport au groupe témoin, « a déclaré Schrott. » Cet état hypométhylé a également été détecté dans la région du cerveau antérieur de rats nés de pères exposés au THC, soutenant le potentiel d’héritage intergénérationnel d’un modèle modifié de méthylation de l’ADN du sperme.  »

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L’équipe de l’niversité Duke a découvert une différence basée sur le sexe entre la méthylation de l’ADN et l’expression des gènes dans les tissus cérébraux humains. Dans les tissus cérébraux tant masculins que féminins, une méthylation accrue de l’ADN était associée à une diminution de l’activité des gènes. Cette relation était plus forte chez les femmes et semblait moins bien entretenue chez les hommes, bien que la raison en soit inconnue à ce jour. Cette anomalie était notable, le ratio garçons/filles autistes étant de 4:1. Il existe aussi des différences entre les sexes en ce qui concerne les symptômes neurocomportementaux.

« Il est possible que la relation entre la méthylation et l’expression soit modifiée si le changement de méthylation que nous voyons dans le sperme est hérité par la progéniture », a déclaré Murphy. « Quoi qu’il en soit, il est clair que la région de méthylation de l’ADN au sein du gène DLGAP2, modifié en association avec la consommation de cannabis, est fonctionnellement importante dans le cerveau. »

Murphy a expliqué que la taille de l’échantillon de l’étude était petite – elle comprenait 24 hommes, la moitié ayant consommé du cannabis et l’autre non – et ne prenait pas en compte les facteurs confusionnels tels que le régime alimentaire, le sommeil et la pratique du sport, mais que les résultats devraient inciter à poursuivre les recherches.

« Compte tenu de la prévalence croissante du cannabis aux États-Unis et du nombre croissant d’États qui en ont légalisé l’usage, nous avons besoin d’études supplémentaires pour comprendre en quoi cette drogue affecte non seulement les fumeurs, mais aussi leurs enfants à naître », a déclaré M. Murphy. « Il y a une perception que le cannabis est bénin. D’autres études sont nécessaires pour déterminer si c’est vrai. »

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