Suivez-nous

Etudes

Etude : les propriétés antibactériennes des feuilles de cannabis

Etude : les propriétés antibactériennes des feuilles de cannabis pourrait freiner le MRSA

Une étude indienne s’est intéressée aux propriétés antibactériennes des feuilles de cannabis. La recherche s’intitule « Activité antimicrobienne d’extraits de feuilles de Cannabis sativa, Thuja orientalis et Psidium guajava contre Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline » et a été publiée dans le Journal of Integrative Medicine. Les chercheurs ont démontré comment les teintures à base d’éthanol, contenant des feuilles broyées de Cannabis Sativa, étaient capables d’inhiber le staphylocoque aureus résistant à la méthicilline (MRSA).

PUBLICITE

L’intérêt de cette nouvelle recherche repose sur la capacité de freiner la croissance du MRSA, un agent pathogène majeur dans les hôpitaux. Les infections MRSA sont causées par un type de bactérie staphylocoque devenue résistante aux antibiotiques utilisés pour traiter les infections à staphylocoques ordinaires. La bactérie MRSA avait déjà démontré une résistance aux antibiotiques méthicilline, pénicilline, oxacilline et céfoxitine.

L’étude

Les chercheurs ont utilisé la technologie de chromatographie en couche mince pour identifier et étudier les molécules bioactives contenues dans chacun des extraits de feuilles. Pour le cannabis, les propriétés anti-germes concernent cinq cannabinoïdes distincts, ainsi que certains composants non cannabinoïdes de la plante, tels que les terpénoïdes. Les résultats ont démontré que des extraits de feuilles inhibaient la croissance du MRSA. D’autres études avaient par le passé montré que lorsque les extraits de feuilles de cannabis étaient combinés à ceux d’un conifère à feuilles persistantes, le Thuja orientalis, les effets étaient bien plus importants. Cela a conduit les chercheurs à conclure que: « L’extrait éthanolique de C. sativa seul et en association avec T. orientalis fournissait deux agents thérapeutiques potentiels à utiliser contre les infections à MRSA. »

À ce stade, les recherches reposent uniquement sur des études en laboratoire, et leurs effets n’ont pas encore été testés sur des humains. Des recherches plus poussées seront nécessaires avant que tout nouveau médicament puisse être mis au point.

Cliquez pour commenter

Vous devez être connectés pour poster un commentaire Connexion

Laisser un commentaire

Etudes

Le cannabis pourrait changer les gènes liés à l’autisme dans le sperme

autisme et cannabis

Selon une petite étude, un gène spécifiquement associé à l’autisme semble subir des changements dans le sperme des hommes qui consomment du cannabis. La mutation génétique s’opère selon un processus appelé méthylation de l’ADN et pourrait éventuellement être transmis aux générations suivantes.

PUBLICITE

Publiés dans la revue Epigenetics, les chercheurs précisent que les résultats de cette étude n’établissent pas de lien définitif entre consommation de cannabis et autisme, mais la possibilité de liens supplémentaires et la nécessité d’études urgentes pour les pays qui légalisent l’usage médical et/ou récréatif du cannabis.

Susan Murphy, l’auteure principale et étudiante au doctorat, et ses collègues ont mené des études sur des modèles animaux et humains et ont analysé les différences de sperme entre des hommes consommateurs (par combustion ou ingestion) et non-consommateurs.

Dans des travaux antérieurs, publiés en décembre, les chercheurs ont noté plusieurs changements dans le sperme des hommes qui fument du cannabis. L’étude actuelle s’intéresse à des gènes spécifiques, en particulier à celui appelé Discs-Large Associated Protein 2, ou DLGAP2. Ce gène est impliqué dans la transmission des signaux neuronaux dans le cerveau et est fortement impliqué dans l’autisme, la schizophrénie et les troubles de stress post-traumatique.

« Nous avons identifié une hypométhylation significative au niveau du gène DLGAP2 dans le sperme des hommes ayant consommé du cannabis par rapport au groupe témoin, ainsi que dans le sperme des rats exposés au THC par rapport au groupe témoin, « a déclaré Schrott. » Cet état hypométhylé a également été détecté dans la région du cerveau antérieur de rats nés de pères exposés au THC, soutenant le potentiel d’héritage intergénérationnel d’un modèle modifié de méthylation de l’ADN du sperme.  »

PUBLICITE

L’équipe de l’niversité Duke a découvert une différence basée sur le sexe entre la méthylation de l’ADN et l’expression des gènes dans les tissus cérébraux humains. Dans les tissus cérébraux tant masculins que féminins, une méthylation accrue de l’ADN était associée à une diminution de l’activité des gènes. Cette relation était plus forte chez les femmes et semblait moins bien entretenue chez les hommes, bien que la raison en soit inconnue à ce jour. Cette anomalie était notable, le ratio garçons/filles autistes étant de 4:1. Il existe aussi des différences entre les sexes en ce qui concerne les symptômes neurocomportementaux.

« Il est possible que la relation entre la méthylation et l’expression soit modifiée si le changement de méthylation que nous voyons dans le sperme est hérité par la progéniture », a déclaré Murphy. « Quoi qu’il en soit, il est clair que la région de méthylation de l’ADN au sein du gène DLGAP2, modifié en association avec la consommation de cannabis, est fonctionnellement importante dans le cerveau. »

Murphy a expliqué que la taille de l’échantillon de l’étude était petite – elle comprenait 24 hommes, la moitié ayant consommé du cannabis et l’autre non – et ne prenait pas en compte les facteurs confusionnels tels que le régime alimentaire, le sommeil et la pratique du sport, mais que les résultats devraient inciter à poursuivre les recherches.

« Compte tenu de la prévalence croissante du cannabis aux États-Unis et du nombre croissant d’États qui en ont légalisé l’usage, nous avons besoin d’études supplémentaires pour comprendre en quoi cette drogue affecte non seulement les fumeurs, mais aussi leurs enfants à naître », a déclaré M. Murphy. « Il y a une perception que le cannabis est bénin. D’autres études sont nécessaires pour déterminer si c’est vrai. »

PUBLICITE
Continuer la lecture

Trending

Ne manquez aucune news, abonnez-vous à notre newsletter !

1 newsletter par semaine, pas de pub !

0