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Augur Associates, cabinet de conseil pour les entreprises du cannabis et du chanvre

Augur Associates

Augur Associates est un cabinet de conseil français pour les entreprises du cannabis et du chanvre. Positionnée pour répondre à l’ensemble des demandes des acteurs du marché du chanvre et du cannabis, Augur* est la première initiative de ce genre en France.

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Newsweed : Quelle a été la genèse du projet Augur ?

Benjamin-Alexandre Jeanroy : J’ai travaillé au sein de l’UNODC en Amérique Centrale et en Asie du Sud-Est. A mon retour en France, j’ai mis en place plusieurs initiatives de la société civile travaillant sur la réforme de la politique des drogues avec une dimension participative, notamment ECHO Citoyen qui utilisait les outils d’un lobby mais de manière transparente. Nous avons par exemple lancé le sondage avec Terra Nova et IFOP qui montrait que 82% des Français étaient en faveur du cannabis thérapeutique, qui a sans doute permis le début des réflexions du Ministre de la Santé sur le cannabis médical en France.

J’ai ensuite accompagné, avec d’autres, la création du Syndicat Professionnel du chanvre et travaillé à la stratégie de remontée du sujet dans la sphère politique. Les besoins opérationnels autour du Syndicat sont venus naturellement. Notre 1è mission est née de la volonté de construire collectivement et de manière vertueuse la filière du CBD en France, qui émergeait alors.

Nous avons également permis au SPC d’évoluer et d’intégrer une nouvelle dimension avec le cannabis thérapeutique, alors qu’il n’était à l’origine que sur le bien-être. Le Syndicat est ainsi devenu le 1er acteur de représentation et de communication pour les filières médicales et bien-être, avec l’objectif d’une création d’une filière française.

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Nous avons alors identifié un besoin de services professionnels dédiés à ces industries complexes et spécifiques. De ces points importants et qui manquaient, Emmanuel nous a rejoint pour travailler sur la sphère pharmaceutique, notamment pour développer les études cliniques sur le cannabis médical, puis Arnaud qui nous permet de débloquer un point fondamental, le financement qui sert à amplifier les projets existants et à en faire émerger de nouveaux.

NWD : Emmanuel, Arnaud, comment avez-vous approché le secteur du cannabis ?

Emmanuel Simonot : Mon attention a été attirée par l’usage thérapeutique du cannabis ou des psychédéliques en neurologie, avec des produits comme le Sativex ou l’Epidyolex. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde sur les possibilités de soulagement que le cannabis amène pour une cinquantaine d’indications différentes. En Allemagne, qui est un peu en avance par rapport à la France, 150 000 prescriptions de cannabis ont été émises. J’aimerais pouvoir donner sa chance au produit, au même titre que n’importe quelle substance active pharmaceutique et en prenant soin de développer à la fois des études cliniques aux standards de l’industrie pharmaceutique et la formation des médecins pour apporter sécurité et efficacité aux patients.

Arnaud Lefebvre : Quand je travaillais en fonds d’investissement en immobilier, j’ai été surpris de constater qu’ils existaient des fonds similaires en Amérique du Nord, dédiés à l’immobilier autour du cannabis. Après avoir fait le parallèle avec l’Europe, je me suis dit que 2020 était la bonne année pour me lancer compte tenu des réformes à venir en Europe.

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NWD : Que propose Augur ?

B : Augur se place au centre de l’écosystème du chanvre et du cannabis en France. Nous offrons une gamme complète de services pour aider les entreprises à rayonner globalement : conseil en stratégie opérationnelle, conseil financier (acquisitions, levée de fonds, audits et revue de business plan), partenariats stratégiques aux niveaux français européen et global, accompagnement juridique (conformité réglementaire) et politique (campagnes et événements), services pharmaceutiques (recherche clinique et chaîne de production pharmaceutique, accompagnement de certification EU-GMP et élaboration de plans de développement)…

Nous avons aussi lancé le Club Confluence, avec Newsweed d’ailleurs, un club B2B dédié aux actuels et futurs professionnels de l’industrie du cannabis et du chanvre en France, qui va revenir en septembre à Paris.

NWD : Côté levée de fonds, est-ce que ça existe beaucoup en France pour l’instant ?

A : Il y a très peu d’exemple en France. Les acteurs prêts à investir dans le cannabis sont soit des business angels ayant une connaissance du secteur soit des VC étrangers qui transposent des business model vu ailleurs.

NWD : Comment on peut expliquer ça, que les investisseurs FR traînent des pieds ?

A : Je l’explique essentiellement par 3 facteurs :

  • Une méconnaissance du sujet. Les VC ont beaucoup investi ces dernières années, et ne se sont pas encore donnés les moyens de bien s’informer sur le sujet (sans oublier que l’écosystème français est encore relativement réduit)
  • L’avancée des réformes en France est très lent, beaucoup plus qu’ailleurs, ce qui ne rassure jamais les investisseurs
  • Et une frilosité due à un certain conservatisme français sur le sujet

NWD : Quels sont les leviers d’action en France ?

B : A notre niveau, nous avons rédigé 2 livre blancs en collaboration avec le Syndicat du chanvre sur le cannabis thérapeutique puis le chanvre bien-être. Ce sont des outils précieux de pédagogie, de collecte des données et de recommandations pour les décideurs.

A : A mon sens, ça doit passer par une avancée réglementaire, puis le business suivra. Les exemples étrangers et les succès passés peuvent servir d’inspiration. En Allemagne, la dernière grosse levée de fonds va par exemple inciter les investisseurs à regarder de plus près ce qu’est ce marché et où sont les opportunités.

B : Il y a différentes leviers qui se nourrissent les uns les autres. Le défi majeur aujourd’hui est de parler à des personnes qui ne connaissent pas le sujet. Il faut peut-être aller chercher des compétences et des parcours de personnes qui ont travaillé dans d’autres filières et qui croient au sujet.

Les politiques et les médias généralistes abordent plus favorablement le sujet qui faisait systématiquement sourire jusqu’à il y a peu. C’est devenu quelque chose d’un peu sérieux, à la fois par le potentiel de développement pour le monde agricole, la nécessité pour les patients d’accéder au cannabis thérapeutique ou simplement pour des personnes qui cherchent juste à améliorer leur quotidien. Je pense aussi au développement de l’industrie du chanvre et de ses applications qui restent encore à créer ou à répandre.

E : L’Etat doit reprendre sa souveraineté. Nous avons des éléments rassurants à rapporter, sur la prise en charge thérapeutique, sur la nécessité de produits de qualité, que nous pouvons aider à sourcer. En retour, l’Etat doit aider à la recherche sur le cannabis et mettre en place des études cliniques, qui manquent aujourd’hui de financement. L’Etat doit accompagner ce développement.

NWD : Est-ce un sujet qui repousse le secteur français de la pharmacie ?

E : Pour que l’Etat régule, il a besoin d’études, qui ont elles-mêmes besoin d’une réglementation. Pour l’instant, on n’en a pas. Et lorsque le cannabis thérapeutique sera distribué aux patients, tant que son accès et son prix seront plus compliqué et plus élevé que le marché noir, il y aura des difficultés à prescrire.

B : Le cannabis médical ne s’évalue pas de la même façon que les galéniques traditionnelles. Il existe une réelle nécessité de prendre en compte l’existant, sous peine de créer un système qui marchera à vide.

NWD : Vous semblez décrire un manque de régulation aujourd’hui en France, mais souhaitez vous adresser aux entreprises qui veulent rejoindre le marché français. N’êtes-vous pas trop en avance ?

B : Le sujet est transnational et nous offre déjà des possibilités de travail. L’Europe a besoin d’initiative et de compétences, qui recherchent aujourd’hui à être soutenues pour se développer. Nous pensons avoir une responsabilité à faire émerger cette expertise.

Mais ce qui nous importe aujourd’hui, c’est de poser des bases saines et de proposer des services de qualité aux professionnels qui essaient tant bien que mal de naviguer dans le labyrinthe réglementaire actuel. Ils ont besoin d’une équipe qui connaît parfaitement le sujet. C’est ce que nous sommes.

*Le rédacteur de cet article est également co-fondateur de Augur. Par soucis de transparence, il n’a pas pris part à cette interview.

Aurélien a créé Newsweed en 2015. Particulièrement intéressé par les régulations internationales et les différents marchés du cannabis, il a également une connaissance extensive de la plante et de ses utilisations.

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