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Santé

Quels sont les signes d’une surconsommation de cannabis ?

Comment savoir si on fume trop de cannabis

Le cannabis a beau être une drogue qui a une limite très haute d’overdose, sa surconsommation peut avoir certains effets. Certains sont bénins (une sieste improvisée par exemple), mais la limite de savoir si on a trop fumé ou pas est souvent floue. La consommation de cannabis, et donc sa surconsommation, affectent le système endocannabinoïde, un système interne au corps humain qui régule plusieurs fonctions comme le sommeil, l’appétit, la mémoire, etc… La « foncedalle » est un bon exemple, mais l’abus de cannabis peut également avoir des effets plus néfastes à long terme.

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Comment savoir si je fume trop de cannabis ?

Voici quelques symptômes d’une consommation excessive d’herbe ou de hash :

  • Modification des relations avec les personnes à cause de la consommation

« T’as fumé ? Non ? Pourtant t’as les yeux éclatés ». Ce petit mensonge change tout. Non seulement le fumeur n’assume pas mais entraîne également la méfiance de la personne en face. Dans une France où le consommateur est diabolisé, pas facile de parler de sa consommation à des personnes qui en ont souvent un avis tout fait. Cacher sa consommation est souvent le plus simple, mais mentir, c’est mal. Pouvoir et savoir parler de sa consommation est sans doute plus facile à dire qu’à faire, mais cacher une partie de sa vie aux personnes proches de soi n’est pas une solution et insère sa consommation dans un rituel secret. Le risque est surtout de se voiler la face par rapport à son lien avec le cannabis, et de nier totalement les effets négatifs qu’il peut avoir.

  • Productivité moins importante

Même si le cannabis peut ne nuit pas forcément à la productivité, son abus ne transformera jamais une 4L en Formule 3000. Certaines personnes l’utilisent pour s’aider à passer une épreuve, se « booster » physiquement ou mentalement. Pourtant, la flemme qui s’empare du fumeur de cannabis prend souvent le dessus. Maîtriser sa consommation, c’est aussi gérer les impératifs avant de s’exploser la tête.

  • Avoir besoin de fumer pour s’amuser dans une situation qui ne le nécessite pas

L’allumage d’un joint à tout moment et sans raison peut être un signe de surconsommation. La situation sera peut-être plus amusante sur le coup mais cette consommation altérera le point de vue lors d’un moment important. Les films sont plus drôles, la perception des goûts et des sons est différente. Mais en a t’on toujours besoin ?

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  • Perte de mémoire courte importante au point de devenir un handicap

« Où sont mes clefs, où est mon phone ? T’as pas vu mon pochetard ? » Si ces questions reviennent sans cesse, il est sans doute temps de diminuer un peu la dose. Une consommation pendant le temps scolaire ou le temps de travail pourra vous faire rater l’information importante.

  • Une fatigue continue et plus forte qu’à la normale

Une fatigue constante s’abat sur vous après chaque consommation, il faut diminuer la dose des joints. Changer de fournisseur pour tester un autre produit si cela ne marche pas. Ou plus direct encore, réduire voire arrêter la consommation.

  • Un budget au-dessus des moyens

Si le cannabis commence à représenter une part importante du budget personnel, la drogue a pris le pouvoir sur le conscient. Tout comme l’alcool, les cigarettes ou le jeu, mettre en péril son budget mensuel pour une addiction n’est pas bon signe.

  • Malgré une dose importante, impossible d’être bien et tout sourire

Un joint chargé, trois lattes de cowboy et pourtant rien, si ce n’est une lourdeur sur les yeux. Si l’effet voulu ne se présente pas, il faut patienter. Votre corps s’est beaucoup trop habitué au THC et les doses habituelles ne font plus rien. Inutile d’augmenter les charges des joints, la seule solution est de faire une pause pour retrouver votre tolérance normale.

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  • Conservation du plaisir de consommer

Le plaisir d’en rouler un puis d’en déclarer un doit rester intact. Si ce plaisir se perd, l’addiction devient réelle.

  • Enchaînement des joints sans raisons

Tous les fumeurs connaissent au moins un type capable de fumer et de re-rouler juste après. Si la défonce n’apparait pas après une vague de joint, c’est sans doute que la personne est devenue trop tolérante au cannabis et ne ressent plus rien. Fumer sans plaisir et sans effet, est-ce vraiment bien utile ?

  • Anxiété

Si le fumeur est bougon, grognon et impulsif, c’est qu’il n’a pas encore eu sa dose. Si une incapacité à sourire sans joint se manifeste, il faut réduire l’accoutumance. En s’imposant des horaires ou des situations adéquates pour fumer.

Tous ces symptômes proviennent de l’accoutumance du système cannabinoïde à une haute dose de cannabis. Chaque personne possède différents symptômes d’une surconsommation et des niveaux de tolérance différents. Certaines personnes pourront fumer toute leur vie sans avoir un seul de ces signes. Si vous n’êtes pas vraiment sûr de savoir où vous en êtes et que vous désirez en parler, le plus simple est de contacter les associations locales. Ces personnes seront à même de vous écouter sans vous stigmatiser et en vous proposant des solutions adéquates si telle est votre demande.

Théo est diplômé en journalisme de l'IICP. Passionné par l'économie et l'industrie du cannabis, il s'est spécialisé sur ces sujets, avec un peu de thérapeutique à l'intérieur.

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Santé

Malaisie : Lukman pourra faire appel de sa condamnation à mort le 27 novembre prochain

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Cette semaine, la Cour d’appel de Malaisie a accordé à Lukman un appel de sa condamnation à mort, qui se tiendra le 27 novembre prochain. Le procureur adjoint chargé de l’affaire ne s’est ainsi pas opposé à l’appel.

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Lukman s’est fait condamner à mort en août 2018 pour avoir distribué gratuitement de l’huile de cannabis à des malades qui en avaient besoin. En 2015, les autorités avaient découvert chez lui 3 litres d’huile de cannabis et 279 grammes de cannabis.

Environ 900 Malaisiens sont sous le coup d’une condamnation à mort pour infractions liées à la drogue. Un autre activiste du cannabis médical, Mohammed Zaireen bin Zainal, fondateur du Mouvement de l’éducation sur la marijuana en Malaisie, attend également son dernier appel, et un ancien capitaine militaire connu sous le nom de « Dr. Ganja » est en attente de son procès pour avoir distribué de l’huile de cannabis à des fins médicales.

Plusieurs éléments ont évolué depuis le début de ces procès. Les membres du gouvernement ont en effet ouvert la possibilité de légaliser le cannabis médical en Malaisie et la peine de mort a depuis été abolie pour les crimes liés, entre autres, au cannabis. Si Lukman parvient à échapper à la peine de mort, il risque toutefois la prion, possiblement à perpétuité.

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En cas de légalisation du cannabis médical, la Malaisie deviendrait le deuxième pays du Sud-Est asiatique après la Thaïlande à légaliser le cannabis à des fins médicales.

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