Louis Sarkozy publie une tribune en faveur de la légalisation de toutes les drogues

Louis Sarkozy et légalisation des drogues

Dans une tribune au site Washington Examiner, Louis Sarkozy, le plus jeune fils de Nicolas Sarkozy, prône la légalisation de toutes les drogues, estimant que la criminalisation des drogues nuit à la société.

Louis Sarkozy rappelle tout d’abord que les tentatives du gouvernement américain de résoudre le problème des drogues remonte à plus de 100 ans. La première politique publique à avoir tenté d’agir sur la consommation d’alcool a été sa prohibition en 1920. Elle n’a duré que 13 ans en raison de la montée du crime et des violences liées à l’alcool.

« Aujourd’hui personne de sensé ne penserait que le gouvernement doive gaspiller du temps, de l’argent et des ressources à essayer de réinstaurer une prohibition de l’alcool. Pourquoi les drogues ne sont pas logées à la même enseigne ? » écrit-il.

Louis Sarkozy dresse alors un parallèle évident avec les résultats vains de la guerre à la drogue. Il estime que le gouvernement américain a dépensé plus de 50 milliards de dollars en 2016 pour cette guerre, a arrêté plus d’1,5 millions de ses citoyens pour des faits liés à la drogue, dont 84% uniquement pour possession. 200000 étudiants ont perdu leur bourse fédérale, et le nombre d’overdoses a atteint le triste record de 64070 dans l’année.

Le fils de l’ancien Président français prend en exemple le Portugal, qui a dépénalisé la possession de toutes les drogues en 2001 et qui a vu de nettes diminution de la transmission du VIH, des overdoses ou de la consommation d’héroïne.

Après avoir rappelé que les circuits criminels se nourrissent de la prohibition des drogues, mais aussi les Etats avec le système carcéral, Louis Sarkozy conclut sa tribune par la nécessité d’adopter une pensée de notre temps pour traiter le sujet des drogues, et de sortir des vieilles politiques menées par un « gouvernement qui a de nouveau échoué à fournir une solution appropriée ».

La tribune de Louis Sarkozy a notamment été saluée par Laurence Parisot, ex-présidente du MEDEF.

Et puisqu’il y a héritage, rappelons que son père avait proposé en 2003 une contraventionnalisation du cannabis, avec les mêmes éléments de langage que La République en Marche aujourd’hui :  « Je suis contre durcir les sanctions, je suis pour les rendre plus efficientes » expliquait-il. « Nous sommes devant un phénomène de banalisation ».



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