Génération H, tome 3

Génération H, tome 3

Génération X, Y, Z… Et si au-delà de ces carcans chronologiques existait une Génération H, qui engloberait les stoners avides de liberté ? C’est la proposition d’Alexandre Grondeau, auteur des 3 tomes de Génération H. Le dernier est sorti le 26 mai. Interview de son auteur.

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DR / Andrea Dautelle

Génération H dresse le portrait d’une bande de potes en décalage avec la société, voire en opposition, dont les projets sont uniquement court-termistes, qui ne s’intéresse qu’aux contre-cultures, ne boit des grands vins que si elle les vole, ne fait de l’argent qu’à base de système D, loue des apparts en coloc’, rêve d’ailleurs mais reste chez elle, etc… Est-ce qu’en créant cette Génération H, tu ne la caricatures pas par la même occasion ?

Génération H est un roman sans filtre qui décrit une réalité effective, la nôtre, celle d’une jeunesse hédoniste, jusqu’au-boutiste, prête à tout pour vivre ses rêves. Les héros dont je parle ont existé, les situations que je décris également. Effectivement nous brûlions tout sur notre passage, mais nous étions ainsi. Ce que tu penses être de la caricature correspond probablement à notre côté hardcore et sans concession qui est extrême d’un certain côté mais je ne voulais pas mentir pour adoucir notre mode de vie et de pensée. J’assume totalement cet aspect de nos vies et les autres héros du roman également. Le système D était notre pratique et notre principal projet de vie était de vivre vite, fort et bien. c’est ce dont parle « Bons à Rien sauf à vivre », le tome 3 de Génération H.

Le tryptique est construit autour du titre Génération H, que tu agrémentes d’un « Tête chercheuse d’existence » sur le deuxième tome, et d’un « Bons à rien sauf à vivre » sur le troisième tome. C’est un sujet qui te préoccupe, la place de l’individu dans la vie ?

Oui, l’individu est au centre de mes romans et de mes aspirations artistiques. J’ai eu la chance très jeune, ou la malchance selon les points de vue, de ne plus avoir trop d’espoir sur la nature humaine et je me suis construit avec une certitude : si le genre humain était capable du pire, les individus eux pouvaient aspirer au meilleur. J’ai essayé de me construire une vie la plus intense possible et c’est ce dont je parle dans Génération H. Le bonheur passe avant toute chose par les individus…

Comment conçois-tu le cannabis pour cette Génération ? Comme un point de départ, un point d’accord, un exutoire ?

Le cannabis pour la Génération H est une passion, un art de vivre, un prétexte à rencontres, à folie, à délires. Les héros du roman se construisent avec cette variable hédoniste de laquelle ils retirent beaucoup de satisfaction et parfois de belles galères aussi.

Penses-tu que la Génération H verra un jour la légalisation en France ? Le veut-elle d’ailleurs ?

Oui, je suis persuadé que la Génération H verra bientôt la légalisation. Après, très honnêtement, je ne suis pas sûr que beaucoup de membres de la Génération H y aspire si c’est pour se faire taxer toujours plus et ne pas pouvoir cultiver chez soi sa propre herbe.

Quitte-t-on un jour la Génération H ?

Non, je ne crois pas qu’on perde l’état d’esprit qui était le nôtre. En tout cas tous mes héros sont encore bien vivants, bien fêtards, bien heureux de continuer à se taper des barres de rire et à faire moult conneries. Je ne sais plus qui a dit qu’on devenait adulte quand on arrêtait de vouloir devenir punk ou poète. La Génération H est encore bien punk et toujours poète… et elle le restera jusqu’à la fin.

Où étais-tu le 11 septembre 2001 ?

Ah ah, et bien dans la mesure où mes amis m’appellent Sacha, et qu’il y a un chapitre entier où je raconte comment nous avons vécu cet évènement, je laisse les lecteurs le découvrir très vite dans le tome 3 du libre Bons à Rien sauf à vivre.

Génération H, bons à rien sauf à vivre est disponible en librairies depuis le 26 mai. Plus d’infos sur http://www.generation-h.fr/

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