Le dilemme américain : cannabis versus gun
On sait à quel point les américains chérissent le deuxième amendement de leur Constitution : le droit au port d’arme. Or, la légalisation totale ou partielle du cannabis dans de nombreux Etats pourraie bien compromettre ce droit fondamental. Les patients et consommateurs récréatifs de cannabis font face à un choix d’envergure : porter une arme ou consommer du cannabis.
En effet, peu importe le statut du cannabis dans les Etats particuliers, au niveau fédéral c’est une drogue de type 1 au même titre que l’héroïne ou la cocaïne et donc, une substance illicite. Or, conformément à l’avis du Bureau de l’Alcool, du Tabac, des Armes à Feu et des Explosifs publié en 2011 : « quiconque fait un usage illégal ou toxicomane d’une quelconque substance contrôlée est interdit d’envoyer, transporter, recevoir ou posséder une arme à feu ou des munitions ». L’avis précise même que peu importe le statut et la législation en vigueur concernant le cannabis dans les Etats particuliers, la loi fédérale prime.
Des patients contraints à l’illégalité
La NRA (National Rifle Association) ne s’est pas exprimée publiquement sur le sujet mais ce conflit législatif n’est pas vraiment dans son intérêt. L’ex-président de l’association a cependant déclaré au Washington Times : « le refus du gouvernement fédéral de prendre en compte le jugement des Etats sur ce sujet a créé des problèmes pour des dizaines voire des centaines de milliers de propriétaire d’armes qui sont forcés soit à sacrifier leur droit au port d’arme tel qu’il est garanti par le second amendement pour l’opportunité de vivre sans douleur soit à risquer des poursuites judiciaires et l’emprisonnement ».
Quand une personne achète une arme aux Etats-Unis, elle doit remplir un formulaire. Parmi les questions posées, celle de l’usage illicite d’une substance contrôlée va désormais poser problème. Le formulaire précise bien que la classification en question est la classification fédérale. Le consommateur médical ou récréatif est donc contraint de mentir, ce qui l’expose à d’autres poursuites, ou de renoncer à son droit de porter une arme.
Kate Bell, directrice générale de Marijuana Policy Project, organisation nationale qui tente d’impulser des réformes de la loi sur le cannabis, déplore les effets de la loi et affirme que son organisation s’efforce d’adresser ces questions au niveau national. D’un point de vue européen, toutefois, ce n’est pas une si mauvaise nouvelle : les effets pacificateurs du cannabis pourraient être encore plus efficaces que l’on ne pensait.
-
Cannabis en Franceil y a 4 semaines
La filière du chanvre CBD finalement sauvée par le 49.3
-
Etudes sur le cannabisil y a 2 semaines
Après 40 ans, une consommation modérée de cannabis booste le cerveau
-
Cannabis en Espagneil y a 4 semaines
L’Espagne ouvre l’accès au cannabis médical pour quatre pathologies spécifiques
-
Cannabis en Suisseil y a 3 semaines
Cannabis : l’OFDT décrypte la méthode suisse pour légaliser sans dérives
-
Addictionil y a 4 semaines
Peut-on définir une dose à partir de laquelle l’usage de cannabis devient un abus ?
-
Cannabis aux Caraïbesil y a 3 semaines
La Grenade légalise l’usage personnel du cannabis
-
Cannabis en Europeil y a 2 semaines
La Cour de justice de l’UE sanctionne la Hongrie pour son vote à l’ONU sur le cannabis
-
Cannabis au Brésilil y a 3 semaines
Le Brésil autorise la culture de cannabis médical par les associations de patients



Vous devez être connectés pour poster un commentaire Connexion