L’Acapulco Gold est une vieille variété très appréciée. Elle a été comparée à un dîner dans un restaurant 3 étoiles. Cette variété vient de la région d’Acapulco au Mexique. Ses longs cheveux oranges la font ressembler à une pépite d’or, avec des reflets dorés, verts et marrons dans sa résine. Une odeur de caramel chauffé émane dans ses têtes lorsqu’on les casse.
L’Acapulco Gold a la réputation d’être une des meilleurs variétés de cannabis jamais conçue, et est de moins en moins cultivée. Elle contient généralement 23% de THC, ce qui en fait un bon choix pour soulager les douleurs modérées.
Le high de cette sativa est connu pour être cérébral et énergétique et vous mettra de bonne humeur. Certains pourraient trouver l’Acapulco Gold un peu trop puissante, en partie à cause de ses effets corporels qui peuvent s’avérer très relaxants.
Les patients médicaux apprécient eux les taux de THC de cette variété, idéaux pour lutter contre la dépression et stimuler l’humeur.
L’Acapulco Gold des années 1960-1970 avait-elle vraiment 20 % de THC ?
Les taux de THC aujourd’hui associés à l’Acapulco Gold doivent être considérés avec prudence lorsqu’on parle de la variété historique. Les versions modernes commercialisées sous ce nom peuvent dépasser les 20% de THC, mais cela ne signifie pas que l’herbe qui circulait sous l’appellation Acapulco Gold dans les années 1960 et 1970 présentait les mêmes concentrations.
The Marijuana Grower’s Guide de Mel Frank et Ed Rosenthal offre à ce titre un intéressant témoignage des analyses disponibles à l’époque. Les auteurs rapportent que la majorité du cannabis vendu aux États-Unis contenait moins de 1% de THC et mentionnent, parmi les valeurs maximales qu’ils avaient rencontrées, 9,7% pour du cannabis colombien et 13,2% pour du cannabis mexicain. Ils précisent toutefois que les résultats variaient fortement selon les méthodes d’échantillonnage et d’analyse employées.
Cinq échantillons de « Colombian Golds », qui représentent davantage une origine qu’une variété propre, achetés à New York et San Francisco en 1976 affichaient en moyenne seulement 2,59% de THC, auxquels s’ajoutaient 1,27% de CBN. Frank et Rosenthal estimaient qu’une partie importante du THC initial s’était transformée en CBN entre la récolte et l’arrivée du produit sur le marché américain.
Cette donnée permet aussi de comprendre pourquoi les variétés « Gold » de l’époque pouvaient jouir d’une excellente réputation malgré des chiffres qui paraissent aujourd’hui extrêmement faibles. Le cannabis colombien était souvent récolté, séché, stocké et transporté dans des conditions qui entraînaient une dégradation substantielle de ses cannabinoïdes. Les auteurs expliquent qu’un même matériel génétique cultivé localement, récolté à maturité et correctement conservé pouvait ainsi donner un produit sensiblement plus puissant que l’herbe importée.
Il faut donc distinguer l’Acapulco Gold historique, population mexicaine sélectionnée et commercialisée à une époque où les concentrations mesurées étaient généralement bien plus faibles, des Acapulco Gold modernes proposées par les banques de graines. Ces dernières sont le résultat de décennies de sélection, de stabilisation et, selon les lignées commercialisées, de recomposition génétique. Elles ne constituent pas nécessairement une conservation à l’identique de la population mexicaine des années 1960.
Cette différence est particulièrement visible chez Barney’s Farm : sa version féminisée actuelle est annoncée à 26% de THC, tandis que sa version régulière est donnée à 22%. Le breeder présente lui-même son Acapulco Gold moderne comme une « nouvelle génération », une reconstitution issue d’un travail de sélection visant à s’approcher au plus près de cette génétique historique tout en l’adaptant aux standards contemporains.