La Colombian Gold est une sativa landrace originaire des montagnes de Santa Marta en Colombie. Ses têtes sont duveteuses et couvertes de cristaux, répandant des effluves de skunk et de douces notes citronnées.
Cette sativa indigène a donné naissance à la Skunk #1, une hybride devenue une base pour la création de nouvelles variétés de cannabis.
Les effets tout en clarté et en concentration de la Colombian Gold viennent sans paranoïa ou anxiété, ce qui en fait un bon choix pour les novices ou les personnes ayant besoin de rester productif tout en prenant leur traitement.
La Colombian Gold peut aider les patients à relâcher les tensions musculaires, la douleur et d’autres symptômes physiques, mais ses qualités stimulantes peuvent aussi être utilisées pour la dépression et pour les troubles du déficit de l’attention.
Quelle était la puissance de la Colombian Gold historique ?
La réputation de la Colombian Gold dans les années 1970 ne doit pas être confondue avec les taux de THC auxquels nous ont habitués les variétés modernes. Dans The Marijuana Grower’s Guide, Mel Frank et Ed Rosenthal rapportent les analyses de cinq échantillons de « Colombian Golds » achetés à New York et San Francisco en 1976. Leur teneur moyenne n’était que de 2,59 % de THC, accompagnée de 1,27 % de CBN.
Ces chiffres ne signifient toutefois pas nécessairement que les plantes cultivées en Colombie ne produisaient que 2 ou 3 % de THC. Frank et Rosenthal expliquent que les herbes colombiennes destinées à l’exportation étaient rarement récoltées à leur pic de puissance et subissaient ensuite de longues périodes de séchage, de stockage et de transport. Une partie du THC se dégradait alors en CBN avant même que le cannabis n’arrive entre les mains des consommateurs américains. Selon leur estimation, le CBN mesuré dans les cinq Colombian Gold représentait environ un tiers du THC initialement présent dans la plante fraîche.
Les auteurs avaient d’ailleurs rencontré des échantillons colombiens atteignant 9,7 % de THC, ce qui montre l’importante variabilité qui existait déjà. Ils préviennent également que les résultats de l’époque dépendaient fortement des techniques d’échantillonnage et d’analyse utilisées.
Autre nuance historique : « Colombian Gold » ne désignait pas nécessairement une génétique parfaitement homogène. Frank et Rosenthal parlent explicitement de plusieurs « Colombian Golds » présentant des caractéristiques proches mais différentes : certaines plantes ne dépassaient pas environ 1,80 mètre, tandis que les formes les plus communes pouvaient atteindre 3,60 à 4,50 mètres dans les mêmes conditions.
La Colombian Gold des années 1970 doit donc davantage être comprise comme une famille de populations colombiennes réputées et commercialisées sous une même appellation que comme une variété standardisée au sens où l’entend aujourd’hui l’industrie du cannabis.