Qu’est-ce que l’ice-o-lator ?

Ice-o-lator

L’ice-o-lator, qu’on appelle aussi iceolator ou ice hash, est un type très puissant de hash. Son procédé de fabrication implique une extraction réalisée à l’aide de glace et d’eau. Elle peut bien sûr être utilisée avec n’importe quelle plante aromatique, type menthe ou lavande.

Dans le cas du cannabis, le procédé consiste à extraire la résine à l’aide d’eau glacée, afin d’isoler les trichomes, les glandes du cannabis qui produisent les cannabinoïdes et les terpènes et présentes sur les fleurs et sur les feuilles des plants de cannabis.

L’eau glacée, dont la température doit être comprise entre 2 et 5°C, va venir casser les trichomes, qui vont tomber ainsi au fond du récipient, alors que les matériaux organiques vont flotter à la surface. Ainsi, les trichomes sont détachés dans l’eau froide, puis sont récupérés dans un sac prévu à cet effet.

La société néerlandaise Pollinator commercialise depuis 1992 des sacs à ice-o-lator. Le fond des sacs est fait d’un tamis et propose différents maillages. Les sacs peuvent ainsi être superposés pour filtrer et récupérer les éléments nécessaires

 

De la plante à la résine de cannabis

Le procédé d’extraction commence donc par des sacs remplis d’eau et de glace, dans lesquels des matériaux herbeux sont plongés pour détacher les trichomes, en faisant attention à bien respecter la température de l’eau.

Les trichomes se séparent ainsi de la plante et se déposent dans le sac suivant. Le premier sac qui contient les résidus herbeux peut alors être enlevé. L’opération peut se répéter 4 ou 5 fois, en diminuant au fur et à mesure la taille des tamis.

Une fine couche de résine se déposera finalement au fond du dernier sac. Plus le tamis utilisé est fin, meilleure sera la qualité.

L’étape suivante consiste à laisser sécher la résine obtenue, de préférence à l’air libre. Cette étape ne doit pas être sous-estimée. Un séchage incomplet peut faire apparaître des moisissures.

Par ailleurs, cette étape permettra au tétrahydrocannbaninol (THC) d’entrer dans un processus de décarboxylation.

L’ice-o-lator peut arborer différentes couleurs, qui dépendent à la fois de la composition en cannabinoïdes et en terpènes de la variété utilisée pour sa confection. La couleur peut varier d’un vert kaki à des marron foncé. La qualité la plus pure varie normalement autour de l’ambre.

Comme pour chaque procédé d’extraction, le résultat donne un produit puissant.

On trouve facilement de l’ice-o-lator dans les coffeeshops d’Amsterdam ou dans les Cannabis Clubs espagnols.

Mehdi Bautier

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