Sébastien Barles, adjoint au maire de Marseille, souhaite expérimenter la légalisation du cannabis
Face aux règlements de compte à répétitions et aux victimes collatérales de la guerre à la drogue, Sébastien Barles, adjoint au maire de Marseille, souhaite expérimenter la légalisation du cannabis.
Invité ce jeudi de BFM Marseille Provence, il est allé défendre une politique pragmatique, « qui va permettre de réduire drastiquement les trafics, donc la violence, donc le climat de terreur dans les quartiers populaires, de récréer un climat qui puisse permettre de mettre en place des politiques publiques […] le retour d’une égalité réelle, de remettre au travail ou dans des formations cette jeunesse qui est happée par les trafics aujourd’hui. »
« Tout le monde le dit aujourd’hui, c’est une mesure pragmatique. Les coups de menton sécuritaires, ça ne marche pas, tout le monde le dit ».
https://twitter.com/BFMMarseille/status/1702344363353821300
Corrigeant la présentatrice Sophie Hebrard qui l’interpellait sur le manque d’impact de la prévention, Sébastien Barles a précisé que « Ce n’est pas la prévention » mais la répression qui n’a pas d’effet. D’où le souhait de légaliser le cannabis, en plus de la situation particulière des trafics à Marseille.
« Justement parce que la situation à Marseille est particulière, car il y a cette logique de cartel qui se met en place, il faut dès maintenant expérimenter la légalisation, voir comment ça marche, réguler, contrôler les trafics, faire des politiques de prévention justement pour la jeunesse pour ne pas qu’elle fume des produits dangereux. Et on le voit au Canada, ça marche, il y a moins de consommation, notamment dans la jeunesse. »
« La légalisation peut permettre un meilleur contrôle [des produits]. »
Sophie Hebrard lui demande alors si, comme le dit Gérald Darmanin, une autre drogue va prendre la place du cannabis en cas de légalisation ?
« Je pense qu’il n’a pas de conseillers qui peuvent lui faire des retours d’expérience de tous les Etats, de l’Uruguay qui a 10 ans d’expérience, du Canada, des Etats américains où on voit que ça rapporte y compris de l’argent qu’on peut réinvestir dans les quartiers populaires […] C’est la seule réponse. Aujourd’hui on met 2 milliards dans la répression sur le cannabis, rien que sur les moyens policiers. Ca ne mène à rien, ça ne résout rien » lui répond Sébastien Barles.
« Même les rapports de la majorité dont fait partie Mr Darmanin, les rapports parlementaires, ceux qui ont étudié la question, le disent ».
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