Cannabinoïdes

Comment le CBD prévient l’inflammation induite par le THC ?

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Le cannabis est connu pour ses effets anti-inflammatoires et son action sur des migraines spécifiques ou certaines maladies neurologiques. L’action du système endocannabinoïde étant complexe, certaines pathologies comme les migraines requièrent différents dosages et compositions de phytocannabinoïdes pour agir avec efficacité.

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Le système endocannabinoïde est composé de deux récepteurs principaux : les récepteurs CB1 et CB2. Le CB1, le plus connu, agit davantage sur l’expression des fonctions neurologiques. Le CB2 est, lui, associé à la régulation du système immunitaire. Un troisième récepteur joue toutefois un rôle important dans l’équilibre global, le GPR55, et agit davantage comme un décélérateur de l’action des deux premiers récepteurs.

Réduire l’activité des récepteurs

Il peut être utile d’affecter l’activité des récepteurs endocannabinoïdes. L’équilibre de l’activité des récepteurs CB1 est ainsi nécessaire. Le CB1 est activé par les homologues du cannabinol, tels que le THC, ou les cannabinoïdes endogènes, comme le 2-AG et l’anandamide.

Les substances qui abaissent l’activité de ce récepteur, appelées agonistes inverses, ne sont pas connues dans la nature et les cannabinoïdes synthétiques sont connus pour entraîner des problèmes, par exemple de la dépression. Abaisser en toute sécurité l’activité du CB1 est plus compliqué que de l’activer. Le THC et l’anandamide peuvent toutefois indirectement contrer leurs propres effets sur les récepteurs CB1 grâce au GPR55.

Au lieu de produire des effets dépressifs comme il le fait via les récepteurs CB1, le THC augmente les fonctions excitatrices, et donc son inflammation, en activant le troisième récepteur cannabinoïde.

Le CBD, les récepteurs CB2 et la relation avec le GPR55

En tant qu’antagoniste du GPR55, le CBD peut contrer l’inflammation induite par le THC en toute sécurité et bloquer les effets secondaires du THC tels que l’anxiété ou la paranoïa.

Le CBD inhibera les émetteurs qui transmettent les signaux nerveux via l’antagonisme du GPR55, ce qui favorisera également de nombreuses réponses thérapeutiques. Cet effet est presque identique à l’effet de l’anandamide sur les récepteurs CB1, CBD et anandamide facilitant les effets du cannabis sur l’inflammation et la douleur.

Le CBD peut néanmoins provoquer une pression oculaire qui peut être attribuée, en partie, au GPR55. Le THC pourrait empêcher cela en inhibant différentes variations d’agents inflammatoires via une autre cible du système endocannabinoïde.

Les effets du CBD semblent être davantage équilibrés par les agonistes du CB2, qui va de pair avec l’antagonisme du CBD sur le GPR55. Des terpènes comme le caryophyllène ou l’endocannabinoïde 2-AG aident aussi à l’équilibre du système immunitaire en inhibant les facteurs de déséquilibre sans affecter les autres fonctions du récepteur CB1.

Lorsqu’il s’agit d’utiliser du CBD pour les migraines ou même le glaucome, une petite dose de THC permettra d’ajouter une couche d’inflammation constrictive et de modérer la régénération des tissus en adoucissant la réponse du système immunitaire. De nouveaux tissus peuvent ainsi repousser sans risque de prolifération de mutations ou de nouvelle inflammation oculaire. Le caryophyllène peut par exemple aider à promouvoir cette fonction en éteignant les récepteurs CB2.

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