Jefferson Beauregard Sessions III est né le 24 décembre 1946 à Selma, en Alabama. Avocat et homme politique républicain, il est procureur général des États-Unis de février 2017 à novembre 2018 sous la
présidence de Donald Trump. Son nom reste associé dans la culture cannabis à une hostilité viscérale et assumée envers le cannabis sous toutes ses formes.
Jeff Sessions fait ses armes comme procureur fédéral en Alabama dans les années 1980, avant d’être élu sénateur républicain de cet État en 1996 — un poste qu’il occupe pendant vingt ans. Au Sénat, il se
distingue par ses positions ultraconservatrices sur l’immigration, la criminalité et les drogues, s’opposant systématiquement à toute réforme de la politique cannabis américaine.
Nommé Attorney General par Donald Trump en janvier 2017, Jeff Sessions met immédiatement fin à la politique de tolérance mise en place par l’administration Obama vis-à-vis des États ayant légalisé le cannabis. En janvier 2018, il révoque le mémorandum Cole — une directive fédérale qui garantissait aux États légalisés une non-intervention du gouvernement fédéral — ouvrant théoriquement la voie à des poursuites fédérales dans les États où le cannabis est légal.
Cette décision provoque une onde de choc dans l’industrie cannabis légale et un tollé politique bipartisan — y compris chez des élus républicains d’États ayant légalisé le cannabis. En pratique, la révocation du mémorandum Cole n’entraîne pas de vague de poursuites fédérales, mais elle crée une incertitude juridique durable qui freine l’investissement dans le secteur.
Sessions est réputé pour ses déclarations caricaturales sur le cannabis. Il aurait déclaré que la Ku Klux Klan lui semblait acceptable jusqu’à ce qu’il apprenne que certains membres fumaient de la marijuana — une citation dont l’authenticité est débattue mais qui résume l’image publique du personnage dans la communauté cannabis.
Jeff Sessions incarne pour la communauté cannabis mondiale la figure de l’opposant idéologique pur — quelqu’un dont l’hostilité au cannabis n’est pas fondée sur des arguments scientifiques ou de santé publique mais sur une vision morale et conservatrice du monde. Son passage à la tête du Département de Justice américain a paradoxalement galvanisé le mouvement pro-légalisation en lui donnant un ennemi concret et médiatique.
Il démissionne en novembre 2018 à la demande de Donald Trump, pour des raisons sans rapport avec le cannabis — sa décision de se récuser dans l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection de 2016 ayant profondément irrité le président.
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